Face à la reine de France, Brunhilde sent son cœur battre à tout rompre. La souveraine lui a accordé le droit de choisir son époux, et attend à présent sa réponse. Brunhilde sait que tout le monde souhaite qu’elle désigne, sur l’ordre de son frère, l’arrogant seigneur de Valcoudray, dont l’alliance renforcerait sa famille. Ce noble normand est même prêt à passer outre le baiser qu’il a surpris la veille entre elle et Conan de Ker Glenn, leur ennemi breton. Conan, l’homme à qui Brunhilde a caché son identité et qui lui lance aujourd’hui des regards noirs. Si c’est lui qu’elle choisit, il la méprisera, elle le sait, et la traitera comme une étrangère dans sa propre demeure. Mais la paix entre Bretons et Normands serait désormais actée. Consciente des regards qui pèsent sur elle, Brunhilde lève enfin les yeux, déterminée. Elle sait ce qui lui reste à faire.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de romance historique notamment médiévale. c’est avec grand plaisir que j’ai donc plongé dans ce roman de Penny Watson Webb qui nous entraîne à la fin du Moyen Âge en Bretagne, au moment où cette province pas tout à fait française sort d’une guerre avec la France et tout particulièrement leurs voisins normands. L’un des atouts de ce roman est l’évocation intelligente de cette période. Sans cours d’histoire, ni détail superflu, on plonge immédiatement dans cette période lointaine.
Cette romance est riche et complexe, met en place un monde dense, très vivant et une intrigue à plusieurs niveaux qui fonctionne vraiment très bien. J’ajouterai que la personnalité de l’héroïne, Brunhilde, surnommée Brune compte pour beaucoup car c’est un personnage d’exception, une femme forte et intelligente qui marque tout particulièrement. Elle appartient à une famille normande qui a eu maille à partir avec les Bretons. Elle a particulièrement à cœur le retour de la paix en Bretagne et l’apaisement des violences. Le héros, Conan de Ker Glenn, comme son nom l’indique appartient au camp opposé. Il a payé très cher sa participation à la guerre par des années de torture et d’emprisonnement. Il a perdu aussi des êtres chers et il est amer et revanchard. Quand Conan croise Brune, la première fois, il ignore qui elle est et elle aussi. Ils se plaisent mais quand ils découvrent qui ils sont, tout se complique. Mais Brune y voit une opportunité de jouer un rôle, elle, « simple » femme qui n’a pas voix au chapitre dans les conflits armés. Elle doit se marier alors pourquoi pas allier Normands et Bretons en épousant Conan ? Elle le prend littéralement au piège.
Une très bonne romance historique, avec un style fluide, beaucoup d'émotion, une héroïne très forte et déterminée (et il lui en fallait de la détermination) pour qui j'ai eu beaucoup de peine mais que j'ai beaucoup aimée. Le héros aurait mérité de ramper un peu plus même si je comprends pourquoi l'héroïne choisit de ne pas le faire. Et puis, le fait qu'ils soient tombés sous le charme l'un de l'autre au tout début m'a convaincue. Pourquoi pas 5 étoiles? Comme Rinou, la mort d'un personnage, mais aussi trop de zone d'ombre (qui seront sans doute dévoilées dans les prochains tomes) et le teasing à la fin (que Tess mentionne d'ailleurs). Ce n'est pas un cliffhanger mais ça n'en est pas loin et en général je n'aime pas beaucoup ce procédé.
Un auteur francophone qui fait autre chose que du contemporain à épisodes, c’est déjà un gros plus pour moi ! J’ai beaucoup aimé le contexte historique de la Bretagne médiévale, on sent qu’il y a pas mal de recherches derrière ce qui fait que l’ambiance sonne juste. Les personnages sont attachants, j’ai particulièrement admiré la patience d’ange dont fait preuve l’héroïne à de nombreuses reprises. Un bémol pour une mort vers la fin qui m’a fait m’écrier « c’est trop injuste !! »
Posté sur Les Romantiques - Le forum du site Chronique par Rinou Copie fournie par la maison d'édition
Un auteur francophone qui fait autre chose que du contemporain à épisodes, ça partait déjà très bien ! L’épouse ennemie est annoncé comme le premier tome de la série Héritiers des larmes, j’ignore pour le moment combien d’autres tomes il y aura (ou tout au moins je m’en doute vu les personnages mais je pourrais me tromper).
J’ai beaucoup aimé le contexte historique de la Bretagne médiévale, on sent qu’il y a pas mal de recherches derrière ce qui fait que l’atmosphère sonne juste. L’ambiance est bien rendue et le contexte historique est intéressant, même si l’auteur nous fait passer le remariage d’Anne de Bretagne plutôt pour un mariage d’amour que pour un nouveau mariage obligatoire alors que le contrat de son précédent mariage l’obligeait à épouser le successeur de son époux s’ils n’avaient pas de descendant mâle. Mais bon on va dire qu’ils étaient amoureux quand même ;-) Le style est fluide et agréable et le vocabulaire des dialogues semble d’époque, à part une utilisation de « j’en ai marre » qui m’a sauté aux yeux et qui après vérification n’a pas été utilisé comme ça avant quelques centaines d’années (mais franchement c’est un détail pas important).
Brunehilde, alias Brune, est une héroïne forte, un peu entêtée, idéaliste et déterminée, et qui s’avère loyale à son mari malgré l’hostilité de celui-ci (en particulier elle ne détrompe pas les gens qui l’accusent injustement de se refuser à lui). J’ai admiré la patience d’ange dont elle fait preuve à de nombreuses reprises. Les épisodes où elle finit par craquer sont compréhensibles, d’autres auraient craqué bien plus tôt (ou fait leurs valises !), et je me suis surprise à avoir moi-même les larmes aux yeux à un moment.
Conan, le héros, est buté, traumatisé par le passé (à juste titre), mais désireux de faire ce qui est le mieux pour son clan les siens (lapsus parce que ces histoires de guerres de voisinage m’ont fait penser aux romances écossaises que j’affectionne, les kilts en moins lol). Il est parfois limite méchant en paroles envers l’héroïne et la plupart du temps il s’en veut presque aussitôt, mais il juste trop déterminé à obtenir une annulation pour s’excuser ou mieux agir.
Entre eux l’attraction est immédiate, donnant beaucoup de tension sexuelle tout au long du livre, et de jolies scènes d’amour tardives.
Côté personnages secondaires, nous avons là encore un panel de personnages bien campés et réalistes, dont certains sont très attachants. Certains sont tout aussi butés et/ou traumatisés que Conan, et d’autres beaucoup plus ouverts d’esprit, permettant à Brune de supporter un peu plus facilement son isolement. Quant à l’espionne envoyée par l’ennemi de Conan, on ne la voit pas beaucoup tout au long du récit, et j’appréhendais ce qu’elle allait faire. Je dois dire que quand j’ai lu sa première action je m’en serais bien passé ! Et après avoir lu la scène où elle retrouve son employeur je dois dire qu’elle est sérieusement tordue (et lui aussi d’ailleurs ! beurk et re-beurk !). Quant à la fin et la remarque sur les rapports qu’elle envoyait ça m’a fait rechercher l’histoire de la poste et découvrir les relais postaux instaurés une vingtaine d’années avant l’époque du roman (je sais, je suis pénible, mais parfois certains détails s’incrustent et prennent de l’ampleur et il faut que je vérifie. A noter que ça n’a pas gêné ma lecture mais que cette question est venue me turlupiner après).
Un gros bémol pour une mort vers la fin qui m’a fait m’écrier NON. C’est tellement injuste ! J’avoue que j’en veux à l’auteur d’avoir tué ce personnage pour lequel j’espérais qu’il trouve son HEA. Je suis intriguée par contre par ce qu’on devine pour la suite, et j’ai hate d’en savoir plus.
Un petit chef-d’œuvre de romance historique, français, ce qui n’est pas habituel dans ce genre dominé par des auteurs anglophones ou américaines. Certes, j’ai eu le plaisir de découvrir Penny Watson Webb il y a de cela trois ans, lors du Festival du Roman Féminin, mais jusque-là je n’avais encore lu aucun de ses livres alors qu’ils m’intéressaient. L’Épouse Ennemie intègre admirablement les livres de romance historique qu’il faut lire.
Grâce au style d’écriture de l’auteur, on est rapidement submerger par l’histoire de Brunhilde de Montgomery et Conan de Ker Glenn. L’une est Normande et l’autre, Breton. Ennemi de toujours, lors de leur rencontre, Brune tait sa véritable identité. Et bien qu’ils ressentent un attrait l’un envers l’autre, elle le sait, elle ne peut l’aimer, lui un des Démons de Dol. Elle, représente la souffrance qu’à fait subir la famille Montgomery à la famille Ker Glenn. Et lorsque Conan apprend son identité, il ne ressent plus que du dégoût. Jamais il n’acceptera de fréquenter une Montgomery. Tout bascule alors que la Reine autorise Brune d’épouser l’homme qu’elle aura choisi. Dans cet ordre royal, elle y voit une solution pour instaurer la paix entre Normands et Bretons, en demandant la main de Conan. Cependant, est-elle prête à subir une relation établie dans la haine entre les deux familles ?
La plume de Penny Watson Webb joue un rôle primordial, nous happant, nous permettant de ressentir toutes les émotions qu’elle a voulu transmettre à Brune notamment. Les personnages comme Conan sont certes très présents, ainsi que d’autres tel que ses acolytes/amis, mais le personnage principal est indéniablement Brunhilde ! Ce qui n’enlève rien à l’intérêt porté à tous ces personnages, plus intéressants les uns que les autres. une chose qu’on apprécie tout particulièrement également : l’intrigue se déroule en France, montrant une réalité de l’époque. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de se dire que le comportement méprisable de Conan aurait fait fuir n’importe qui, ou bien de prendre les armes, or Brune ne se laisse pas marcher sur les pieds, à aucun moment, en supportant et affrontant son mari ainsi que sa famille et ses amis. Ceux-ci ayant subi des souffrances physique, ne sont pas tendre. Seul Guillaume la voit telle qu’elle est. Sa présence va de nombreuses fois rassurer Brune. Et peu à peu les autres aussi.
La fin du livre vient, à mon goût, trop rapidement. Ce qui dommage. En effet, Brune et Conan forment un couple uni précipitamment, après toutes ces péripéties mouvementés. L’Épouse Ennemie n’est pas qu’une romance, saupoudré d’aventures. Les dernières lignes nous laissent sur notre faim, avec une entrée douce et amère à la fois, présageant un plat épicé. On se demande comment sera le dessert.
Le prologue se déroule en 1485 et met en lumière une période de l’histoire de France assez méconnue (du moins pour moi), la guerre entre la Bretagne et la Normandie. Vaincus, non s’en s’être vaillamment battus au péril de leurs vies, les Bretons doivent admettre leur défaite. Après avoir perdu son père, mort au combat, Conan de Ker Glenn, devenu seigneur du Mont Dol nous révèle au fil des pages son caractère et son désir de vengeance.
Après trois ans passés dans les cachots, Conan et ses compagnons d’infortune retrouvent leur liberté avec un seul projet : se venger de tout ce qu’ils ont subi.
Pour l’heure, un rappel du passé refait surface en la personne de Jacques de Montgomery qui rêve lui aussi de vengeance envers celui qui a causé la mort de son père.
Quant à Conan, il n’aura de cesse de se battre qu’une fois tous les Montgomery six pieds sous terre.
Bretagne, 1498. Le campement de Conan et ses compagnons d’armes subit l’attaque surprise de l’armée de Montgomery.
A Pontorson, Jacques de Montgomery aimerait marier sa sœur Brunhilde (connue sous le surnom de Brune) qui évidemment ne l’entend pas de cette oreille. Conviés à la Cour par Louis d’Orléans et Anne de Bretagne à l’occasion de leur mariage, le frère de Brune espère profiter de l’occasion pour que sa sœur trouve chaussure à son pied.
Janvier 1499 – Nantes.
Tout est fête et joie pour le mariage royal. Brunhilde est ravie de revoir la Reine dont elle a été la demoiselle d’honneur et dont un lien très fort les unit.
Celle-ci lui offre une faveur, celle de choisir elle-même son futur mari.
A une table du banquet, Conan et son ami Guillaume de Gallays dressent la liste des femmes qui pourraient apporter leur dot pour subvenir aux besoins des habitants du Mont Dol.
Dans le cloître, il aperçoit Brunhilde, la jeune femme qui avait déjà attiré son attention au mariage. Un petit incident et les voilà en train de s’embrasser sous les étoiles.
Voyant que Conan ne s’est pas qui elle est, Brune va forcer le destin en partageant une partie de chasse avec lui. Mais quand on force le destin, celui-ci peut se révéler un véritable cauchemar et Brune va l’apprendre à ses dépens.
Brunhilde va faire un choix lourd de conséquences pour elle et sa famille mais si le mariage est la solution pour amener la paix entre les Bretons et les Normands, elle est prête à tous les sacrifices.
En territoire hostile, Brune va devoir trouver sa place et se faire accepter par un peuple hostile à l’arrivée d’une Normande.
Brune n’aura de cesse de provoquer Conan pour arriver à ses fins quant à celui-ci c’est l’effet inverse qu’il recherche, il fera tout pour que Brune annule leur mariage.
La paix, déjà fragile pourrait être menacée si notre jeune couple ne se méfie pas de la personne qui est à l’origine de la guerre que se voue les Bretons et les Normands.
Tous les deux sont prêts à tout mais le destin en décidera-t-il autrement ?
Conan saura-t-il se rendre compte que sa femme n’est qu’un pion innocent dans un vaste complot ?
Brunhilde arrivera-t-elle à prouver son innocence et à conquérir Conan ?
Bien plus qu’un "Historique", Penny Watson Webb nous fait découvrir les dessous d’une histoire oubliée à travers celle de Brune et Conan où les secrets, les vengeances et les complots vont poursuivre le lecteur jusqu’à la dernière page.
A la fin de ma lecture, je n’ai plus qu’une hâte lire le deuxième tome et me demande ce que Penny Watson Webb et sa plume magnifique nous réservent.
Je tiens à remercier les éditions Harlequin et NetGalley pour ce service presse, d'autant plus que ce roman fut une belle découverte puisqu'il s'agit de mon premier livre de Penny Waston-Webb et je dois dire que l'essai s'est révélé être très concluant ! A noter que ce livre m'a permis de remplir mon challenge de lecture pour le mois de septembre, qui était de lire une romance d'un(e) auteur(e) francophone dans le cadre de la rentrée littéraire.
J'apprécie toujours une bonne romance dans un univers médiéval, ce roman avait donc tout pour me plaire, de ses personnages à son contexte. Brunhilde est un personnage que j'ai beaucoup apprécié pour son courage et sa volonté d'instaurer la paix dans sa région. Elle a beaucoup plus de jugeote que les personnages masculins qui l'entourent, de ses frères au héros. Conan est peut-être un peu plus difficile à apprécier même si son comportement est en grande partie dû à son passé. La relation entre ces deux personnages, qui ne va pas sans heurts, s'instaure peu à peu et j'ai trouvé que cette évolution, plutôt lente comparée à d'autres romances, mettait en valeur l'histoire d'amour et lui donnait toute sa force. L'histoire se déroule en pleine Bretagne médiévale et l'on sent que l'auteure a fait des recherches fouillées. C'est un point très positif puisque cela permet notamment d'enrichir le récit.
Pour conclure, j'ai beaucoup aimé me plonger dans cette Bretagne médiévale en compagnie de ces deux personnages et j'ai hâte de lire la suite qui me semble prometteuse (on a le droit à un petit teasing à la fin du roman) ! Je suis contente d'avoir eu l'occasion de découvrir cette auteure francophone (il n'y en a pas assez qui sont publiées en romance historique à mon goût).
N'ayant encore jamais lu de roman de la collection Victoria, j'ai été agréablement surprise par la qualité de celui-ci. J'ai vraiment apprécié ma lecture, qui m'a captivée et m'a fait passer par toute une palette d'émotions.
Nous sommes au tout début du XVIe siècle, et Normands et Bretons se battent sans cesse pour gagner des villes, des villages et des terres. Parmi eux, Jacques de Montgomery et Conan de Ker Glenn se vouent une haine tenace pour des raisons personnelles, le père du premier ayant tué le père du second lors d'une bataille, et celui-ci ayant, pour venger la mort de son père, infligé une grave blessure au bras de son meurtrier, blessure qui a conduit à l'amputation de son bras et par la suite, à sa mort.
Le camp de Conan ayant perdu ce jour-là, il fut fait prisonnier avec ses frères d'armes et resta enfermé plusieurs années dans des conditions abominables, malgré son jeune âge. Lui et ses camarades subirent des sévices ignobles pendant leur détention de la part des geôliers normands, et de plus, pendant son absence, son château et ses terres furent saccagés et pillés par les vainqueurs, dont Jacques de Montgomery faisait partie.
On comprend donc qu'il ne porte pas les Normands en général et les Montgomery en particulier dans son cœur (et le mot est faible).
Plusieurs années après après sa libération, il est invité à la cour de la Reine de France qui, veuve de son premier mari, va se remarier, et pendant la soirée, il rencontre une jeune femme pour laquelle il ressent une attirance immédiate. Cette attirance semblant être réciproque, les deux jeunes gens finissent par échanger un baiser passionné (le premier pour la jeune fille, qui en ressent un grand trouble).
Ce que Conan ne sait pas, c'est que cette jeune fille est Brunhilde de Montgomery, la soeur de Jacques, son pire ennemi, et qu'en plus, elle est plus ou moins promise à un ami de son frère, personnage extrêmement antipathique car arrogant, sournois et violent.
Brunhilde ayant été pendant longtemps une des suivantes de la Reine, celle-ci est très heureuse de la revoir, et lui accorde le droit de choisir elle-même son époux, chose rarissime à cette époque. A la surprise générale, et bien qu'elle sache qu'elle va en subir très durement les conséquences, elle choisit d'épouser Conan, dans le but de faire cesser la guerre entre son clan et celui de Conan. En tout cas, c'est la raison qu'elle invoque, ne voulant pas (et ne pouvant décemment pas) avouer (même à ses propres yeux), qu'elle est tombée éperdument amoureuse de Conan.
Le Roi et la Reine, quoi que très surpris par cette décision, et ayant un peu peur pour elle, en sont néanmoins ravis et donnent immédiatement leur accord, tout en précisant bien qu'ils enverront bientôt un témoin fiable et neutre vérifier si la jeune femme est bien traitée.
Car effectivement, quand on voit la haine qui s'affiche dans les yeux de Conan, on peut se poser des questions. Et on ne peut pas s'empêcher de plaindre la jeune femme, en même temps que d'admirer son courage.
Car du courage, il va lui en falloir ! Détestée de tous, accueillie comme une ennemie, rudoyée par son nouvel époux, on se demande comment tout cela va se terminer pour elle.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Brunhilde, qui, à force de détermination, de gentillesse et de force de caractère, alternant douceur et fermeté, va parvenir peu à peu à se faire accepter, et même aimer de tous. Même sa belle-mère, froide, autoritaire et haineuse au départ, va finir par l'apprécier et la considérer comme sa belle-fille.
Finalement, le plus difficile à convaincre sera Conan lui-même. Pour lui, il est impossible qu'une Montgomery soit honnête, généreuse et bien intentionnée. Il est persuadé d'un bout à l'autre qu'elle complote avec ses frères (alors qu'elle n'a aucune nouvelle d'eux, Jacques lui en voulant énormément de son choix, qu'il considère comme une trahison) et qu'elle cache forcément ses véritables intentions.
Son dégoût pour cette famille est tel qu'il ne veut absolument pas toucher sa femme (alors qu'avant de savoir qui elle était, il la trouvait magnifique, rappelons-le) et encore moins avoir des enfants avec elle. Son plan, c'est de ne pas consommer le mariage jusqu'à l'arrivée de l'envoyé royal, pour faire annuler ce mariage. Ce que j'ai trouvé particulièrement gonflé, d'ailleurs, vu que grâce à l'énorme dot de Brunhilde, il a déjà commencé les travaux de réhabilitation de son château et de son domaine.
D'ailleurs, l'attitude bornée, extrêmement hostile et rancunière de Conan m'a un tantinet agacée, à la longue. Car au bout d'un moment, il était le seul à avoir ce comportement. Tous les autres personnages s'étaient rendu compte depuis longtemps que Brunhilde était une âme généreuse et bienveillante, et son courage à demeurer parmi eux malgré la situation leur avait inspiré un grand respect à son égard, mais lui, il continuait à se méfier d'elle, à s'interdire de la trouver belle (alors qu'il en crevait d'envie) et à refuser de voir toutes ses qualités.
Bien sûr, comme on est dans une romance, tout va s'arranger à la fin, mais le chemin sera long et semé d'embûches pour elle et on peut dire que son bonheur, elle l'aura bien mérité !
J'ai trouvé ce roman passionnant, captivant, et je l'ai dévoré. Il se passe plein de choses, il y a des rebondissements, des complots, des secrets enfouis et beaucoup d'émotions. Je le conseille à toutes celles (et tous ceux) qui aiment les bonnes romances historiques.
Conclusion : Un roman très bien écrit, qui vous happe et vous garde captivé du début à la fin, avec un contexte historique très présent et des personnages forts. L'héroïne est très attachante de par son courage, sa volonté et son bon cœur, et les personnages secondaires ont une place importante, qu'ils soient sympathiques ou odieux. Une très bonne lecture.
Tout d'abord attirée par la couverture, puis par le résumé qui annonce une romance historique, ce que j'aime beaucoup, et enfin un roman signé Penny Watson Webb, j'étais sûre en commençant ma lecture que j'allais me régaler. J'apprécie toujours autant la plume de cette auteure, fluide et légère, mais en même temps très précise dans les faits, bien placés dans leur époque, dans les décors et dans les personnages, tous très bien travaillés. L'histoire commence en 1485 où l'on fait la connaissance de Conan de Ker Glenn, jeune adolescent breton, qui voit son père se faire tuer par leurs ennemis de toujours, les Normands. On fait ensuite un bond en 1498 où Conan et ses amis Guillaume et Pierre sortent enfin de prison où ils ont été martyrisés, marqués à vie, ils tiennent à peine debout, mais c'est grâce à leur profonde amitié qu'ils ont réussi à tenir pendant ces années de geôle. Conan fait le vœu de se venger de la mort de son père et de ce qu'il a vécu en s'en prenant à celui qu'il pense être le seul responsable Jacques de Montgomery. Celui-ci a une jeune sœur, Brunhilde, elle fait partie de la cour de la nouvelle reine. Son frère lui choisit un prétendant, le seigneur de Valcoudray, que Brunhilde, dite Brune, ne supporte pas tellement il est arrogant et prétentieux. Tout ce beau monde est réuni pour le mariage du roi et de la reine, Brune et son frère y assistent, mais aussi Conan. Ils vont se rencontrer fortuitement, sans révéler leurs identités, ils se plaisent, le cœur de Brune bat la chamade. Lorsqu'elle apprend qui est ce bel homme, elle sait qu'elle va devant de gros problèmes. Elle ne peut pas aimer l'homme ennemi de son frère, mais elle ne veut pas épouser Valcoudray. La reine lui propose de choisir son époux, Brune va être partagée entre la loyauté envers son frère et les sentiments qu'elle ressent pour le Breton. Celui-ci a entre temps appris qui était cette jeune femme qu'il avait aimé embrasser, il voit rouge et incendie en public cette pauvre Brune. Elle va écouter son cœur et donner son choix lors d'une audience avec ses majestés, elle l'explique en disant qu'elle veut réunir les Bretons et les Normands, en demandant que sa dot serve à la reconstruction des villages bretons détruits par son frère, et en compensation que certaines terres soient rendues aux Normands. Conan ne peut aller contre la décision des souverains et le mariage entre ces deux personnes improbables a lieu. La tâche de Brune ne va pas pas être de tout repos à partir de ce jour. Son mari l'ignore totalement, son frère est fâché, elle va devoir se faire accepter et respecter dans le fief de Conan. Elle est la « Normande », elle a beaucoup de monde contre elle, sa belle-mère, les amis de Conan, les habitants. Elle va devoir faire preuve d'un immense courage pour montrer qu'elle n'est pas responsable des faits de son frère et des Bretons, elle va aider à la mise en place des travaux de rénovation. Même si peu à peu, elle arrive à se faire apprécier par quelques personnes, elle souffre énormément du rejet de Conan. Celui-ci, lorqu'il ne l'ignore pas, ne la ménage pas en la rabrouant, l'humiliant, et pourtant, il n'a pas oublié ce qu'il a ressenti lors du premier baiser... Brune et Conan vont donc se tourner autour tout le long du roman. Brune est une femme courageuse, amoureuse aussi, qui ne veut pas briser les vœux du mariage, même s'il n'est pas consommé, même si le rapprochement avec Conan est si difficile. C'est une battante, une artiste avec une sensibilité à fleur de peau. En face d'elle Conan, cet homme torturé très jeune, dont les marques sont gravés sur sa peau et dans son esprit. Il est dur et froid avec son épouse, mais reconnaît que celle-ci peut se révéler efficace pour gérer un domaine, sa fragilité le touche, il ne peut nier qu'il a une attirance envers elle. Il préfère alors l'éviter plutôt que se rapprocher d'elle. Il demande à son ami Guillaume de l'escorter pour la protéger. Ce personnage est très charmant et attachant, il voit tout de suite la nature de Brune et va l'épauler face à ceux qui sont contre elle. Et autour de cette histoire d'amour impossible, l'auteure retrace l'histoire avec un grand H du quinzième siècle, où les batailles ont lieu entre les régions, où les hommes ne vont pas par quatre chemins, ils brûlent les villages, tuent, torturent, violent... Sans rentrer trop dans les détails, l'auteure en parle et c'est important pour la compréhension des caractères des différents personnages. Elle a donné également beaucoup de caractère et de force dans chacun d'eux, les gentils comme les méchants. On déteste ces derniers et on apprécie les autres. J'ai aimé Brune mais aussi Conan, même si parfois il est vraiment détestable ! On sait que ces deux êtres s'aiment, on a envie qu'ils vivent enfin comme un couple. Penny Watson Webb a crée un roman à suspense, avec plein de questionnements tout le long, Brune et Conan vont-ils enfin s'aimer ? Cette question nous taraude et rend la lecture addictive, on veut tellement savoir qu'on ne voit pas les pages défiler. Et lorsque l'on pense que tout va aller mieux, une nouvelle catastrophe arrive. Elle nous laisse surtout très intrigués avec un épilogue qui annonce une suite encore bien mouvementée pour chacun de nos héros ! J'ai encore été trop bavarde, mais quand j'aime, je pourrais vous en parler encore plus, mais il faut découvrir ce roman, c'est une très belle histoire d'amour dans un moment de l'Histoire de France véridique et terrible. Je remercie Penny Watson Webb pour ce très bon moment de lecture avec Brune et Conan, j'ai hâte de découvrir ce qu'il va leur arriver dans le prochain tome.
Grace à Netgalley et Harlequin (je les remercie tous deux), j'ai pu lire ce premier tome d'une trilogie qui me tentait depuis un moment.
XIV siècle...
Brunhilde, souvent surnommée Brune, est retournée chez son frère après avoir passée quelques années à la cour. Lorsque cette dernière se marie, Brune est invitée, tout comme sa famille. C'est à ce moment précis que la reine décide de lui octroyer un cadeau : le choix de décider son futur époux. Sa précédente rencontre avec Conan de Ker Glenn, même si elle est houleuse va la conforter dans son choix. Ce sera lui et pas cet arrogant Valcoudray que son frère voudrait la voir marier. Malheureusement, normands et bretons sont voués à une haine farouche à cause de cette guerre qui semble ne pas voir de fin. Comment va se passer cette adaptation pour la jeune femme en terre hostile ?
Du départ, nous suivons Conan, jeune écuyer qui se retrouve emprisonné des suites d'un combat sans merci, avec ses amis. Ils sont jeunes et pourtant sont considérés comme de vrais combattants, de vrais guerriers. Lorsqu'ils sortent d'entre ses murs, la haine et la colère ne les quittent plus. Ils ont vécus l'horreur, les corps meurtris, persuadés qu'il s'agit de Jacques Montgomery, le fils de celui qui a tué son père sur les champs de batailles. Vint ensuite Brune dans sa famille. Le voyage à la cour et ce choix qu'elle va devoir faire. Elle a tout le temps pour se décider, mais va prendre les devants en choisissant l'improbable. En quelques chapitres nous comprenons que ces deux personnages, même s'ils se sont tournés autour, vont vivre des journées éprouvantes. Être normand et breton n'est pas une mince affaire en cette période de troubles. (J'avoue que cela est encore le cas dans le présent, mais nous ne prenons plus les épées pour décapiter l'ennemi !)
Un voyage complexe, une envie de rassembler deux peuples qui se détestent. La difficulté pour Brune sera de se faire accepter, tout du moins respecter. Comment réussir à l'être si le seigneur de cette terre ne le fait pas ? Elle va montrer des trésors de patience et des ruses pour tenter de pénétrer dans le cœur de ses hommes et femmes qui la voient comme l'étrangère, l'ennemie, celle à abattre sur le champ. Par chance, certains ne sont pas tous aussi butés et savent qu'elle n'est pas celle qui a tué femmes, enfants, hommes dans cette guerre. Elle est juste née du mauvais côté. Cela n'est pas toujours suffisant pour une Brune qui fait énormément de concessions.
Le XIVème siècle, une période de guerre sanglante.
Les descriptions ne sont pas trop poussées, mais largement suffisantes pour constater que rien n'est épargnés aux paysans. Décapitations, corps mutilés, éventrés, femmes violées, enfants brûlés, même si les faits sont évoqués par un passé sombre, nous avons quelques images en tête qui ne sont pas pour tout le monde. Âmes sensibles s'abstenir. Pour ma part, l'auteur aurait pu en écrire plus, cela ne m'aurait pas dérangés. La guerre n'est jamais joyeuse, ce n'est pas juste deux camps qui s'affrontent. L'auteur nous décrit qu'il y a tous ceux qui sont autour qui subissent. Les faits sont présents, réalistes. Ce livre a beau être une romance historique, il n'en ait pas moins réel (pour l'Histoire avec le grand H)
Haine, Rage, Colère, Orgueil, Trahisons, Assassinats, Tortures (physiques et mentales), Combat, Tristesse, Amitié, Amour... Le récit n'est pas de tout repos psychologiquement. Difficile de voir Brune tourmentée d'avoir fait ce choix et de ne pas trouver sa place dans cette famille qui en veut à la sienne. C'est une jeune femme qui sait ce qu'elle veut. Elle n'a d'idées de vengeance contrairement à son "époux" et ne pense même pas à le trahir. Le serment qu'elle a fait devant Dieu est important à ses yeux. Jamais elle ne le trahirait. Elle veut aider ceux qui en ont besoin. Cette rancœur entre les deux régions ne devrait pas exister, pourtant avec ce qu'ils ont tous vécus personnellement c'est difficile.
Conan a été torturé, a vu son père mourir sous ses yeux. Il a vu tant de choses en prison que sa haine envers ces ennemis est si forte qu'il est capable du pire. C'est un homme fort qui pense à son peuple. (et à repousser l'ennemi dans une tombe si profonde qu'elle sera oubliée très rapidement) Il a un côté malotru, cherchant à la provoquer sans cesse. Il la repousse pour qu'elle demande l'annulation de ce mariage qu'il trouve tout sauf intelligent. Il a beau avoir envie d'elle, il se retient. Je l'ai trouvé charmant au départ, lorsqu'il ne savait pas qui elle était, puis un goujat de la pire espèce. Plus le texte défile et plus son comportement s'explique. Il a crée une carapace si forte que pour y trouver une faille il faut se lever de bonne heure.
J'ai adoré le personnage de Guillaume Le Gallays, tout comme celui de Pierre de Flouville les amis de Conan. Le personnage de Jacques est tout à fait celui que j'imaginais comme frère, un protecteur qui est tout autant têtu que la plupart des autres personnages. J'ai hâte de retrouver Armelle également, car celle-ci du départ elle ne tourne pas rond !
En conclusion, il s'agit d'un historique tiré de faits réels (la guerre entre les normands et les bretons) avec des personnages qui vont tout faire pour nous emporter dans de multiples sensations. J'ai hâte de découvrir la suite, car l'épilogue propose déjà ce qui risque de se produire.
Penny a ce don de tenir en haleine le lecteur, tout en fluidité, avec des personnages atypiques, aux caractères bien trempés, et des descriptions très concises, qui nous plongent directement dans l'histoire, sans fioritures. Pour ici, nous sommes propulsés dans l'ancienne France, au temps où la Normandie était à peine rattachée à elle, et surtout en pleine guerre avec la Bretagne. Du coup, tout devient passionnant, réaliste, voire instructif ; on sent réellement toute la recherche effectuée en amont, notamment sur l'ambiance médiévale et les dialogues celtiques.
Brunehilde, aka Brune, la Normande, et Conan de Ker Glenn, le breton, se sont rencontrés, ont flirté un peu, entre baisers cachés et taquineries, à l'abri des regards, dans le jardin de la reine. Tout était parfait, jusqu'à ce que Conan découvre l'identité de la jeune femme : Brune, fiancée à un homme imbu de sa personne, et pire, elle est la petite soeur de son ennemi juré, celui qui a détruit son village et tué son père sur le champs de bataille. Choqué et écœuré par ce qu'il vient de découvrir, il préfère tout stopper avant qu'il ne soit trop tard, sauf que Brune, avec l'accord de la reine, décide de le prendre pour époux, afin d'apaiser les colères et faire régner la paix entre les deux clans. Mis au pied du mur, Conan n'a pas d'autre choix que d'accepter ce subterfuge et se promet de ne pas consommer le mariage afin qu'elle puisse l'annuler une fois dégoutté par son mépris. Mais c'est mal connaitre la jeune femme bien entêtée à la Normande qui n'a absolument pas l'intention de se laisser faire.
Tout au long de l'histoire, on va suivre ce couple au tempérament de feu qui ne lâchera pas le morceau. Brune est une personne adorable, en mission séduction pour convaincre son époux de la voir autrement que la soeur de son ennemi mais en tant qu'épouse digne de lui et de confiance. Quant à lui, il est dans un vrai cauchemars à ses côtés, complètement aveuglé par sa haine du clan ennemi et devient au fil des pages, parano, persuadé que son frère est derrière tout ça, pour mieux les anéantir, malgré une attirance bien réelle. Ses propos sont très durs, mesquins, envers la jeune femme, et ne lésine pas pour l'humilier à tout bout de champs, avec en prime une belle-mère "détestable" qui se rajoute à tout ça. Il est clair que l'on ne s'ennuie pas une seconde avec tous les personnages et comme nous sommes en pleine guerre de clans, on y trouve aussi des scènes barbares, frôlant presque la nausée, mais c'est un petit détail dans une sublime histoire. Par-contre, je dois avouer que la fin a été un chouia trop rapide à mon goût. Pas trop compris cette accélération au niveau des sentiments et de certains personnages.
En conclusion : Si vous aimez les héroïnes aux caractères bien trempés, avec des répliques bien pimentées, vous ne serez pas du tout déçus avec Brune. L'histoire est dure pour le personnage féminin, mais elle s'en sort très bien, au final. Maintenant, j'ai hâte de découvrir le tome 2.
J’ai été totalement charmée par L’épouse ennemie, ce 1er tome des Héritiers des larmes, écrit par l’auteure française Penny Watson Webb dont je connaissais déjà la plume grâce à une autre de ses œuvres - Pour porter ton nom (qui se déroule au temps du Far west et que j’avais également beaucoup aimé). Le point commun de ces deux livres c’est le caractère – ou plutôt le sale caractère du héros masculin qui semble déterminé à mener la vie dure à l’héroïne, dont il est pourtant très fortement attiré…Autant vous le dire tout de suite, je suis fan de ce style de romance où les deux héros sont au départ ennemis pour ensuite mieux s’aimer et se comprendre…Bien que dans le cas de Brune, notre héroïne de L’épouse ennemie, celle-ci n’a franchement rien à se reprocher sauf peut-être le fait de s’immiscer dans la politique, qui est une « affaire d’hommes » et que son vœu le plus cher est de restaurer la paix entre les Bretons et les Normands en cette année 1499 dans le royaume français. Belle, gentille, honnête courageuse et très intelligente, notre jolie Brunhilde a toutes les qualités pour nous faire fondre, nous lecteurs, et on se demande vraiment parfois pourquoi tant de haine de la part de ces bretons si têtus qui s’évertuent à considérer cette jeune noble Normande comme une sorcière et une ennemie….Heureusement, notre héroïne va pouvoir compter sur des alliés de poids, telle que la Reine de France (rien que ça !), mais aussi de certains bretons, comme Guillaume, le compagnon d’arme de Conan ou Erwan, le palefrenier timide, sans oublier Hélène sa fidèle servante qui défend sa maitresse bec et ongles. Dans ce livre, en plus de la très compliquée mais sublime romance entre Brune et Conan, j’y ai aussi trouvé de l’aventure, du drame (et oui, la vie était dure et cruelle à cette époque, notamment pour les enfants et les animaux…), de l’injustice, de la frustration (dans la manière dont sont considérées les femmes), mais j’y ai aussi trouvé des moments tendres, drôles et émouvants…..Les méchants qui complotent derrière nos héros ne sont pas piqués des hannetons (la fin du livre est très…surprenante notamment quand on apprend les liens qu’entretiennent certains de ces méchants entre eux…) et j’ai vraiment hâte de pouvoir lire le prochain tome quand il sortira ! Ce livre est tout naturellement un coup de cœur pour moi et je vous le recommande à 100 % !
J’ai commencé cette lecture un peu par hasard sans lire le résumé, j’ai aimé la couverture et quand j’ai vu passer une chronique, je me suis lancée. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquait mais une chose était sûr, le thème basé sur « épouse » et « ennemie » promettaient des moments intenses.
Le début installe un cadre qui change de ce que je lis habituellement : les Bretons contres les Normands/Francs, tout en ayant un air si familier avec les contrées écossaises et ses clans qui se disputent des terres. J’étais agréablement surprise, pleins de détails sur cette partie de l’histoire sans en faire trop et en l’arrangeant de sorte à en faire un décor pour accueillir cette jolie romance.
J’ai levé les yeux au ciel, j’ai grimacé devant de la niaisierie un peu dégoulinante, je me suis même demandé de quand datait le texte ! C’est une romance historique à l’ancienne. Je pensais qu’il s’agissait d’une traduction d’un vieux texte, un peu comme un Garwood. Oui rien que ça, il y a pire comme comparaison. Je me suis renseignée : l’auteure est française. Ce n’est pas vieux, c’est totalement récent et il y aura d’autres tomes. J’étais presque choquée de l’apprendre, je me suis faite bananer.
Ce que je trouve « à l’ancienne » et « niais » est qu’au deuxième chapitre, nous assistons à la rencontre et déjà baiser avec un parfait inconnu en pleine nuit. Ça a le don de me faire souffler un peu, c’est même rédhibitoire pour moi. Mais pourtant, je n’ai pas abandonné, j’ai même été très très attachée à ce texte. Une fois commencé, je n’ai pas voulu m’arrêter. Pourquoi, alors que l’héroïne n’est pas de ces personnages féminins que j’apprécie particulièrement ? Parce qu’au delà de son côté « princesse disney sur son nuage », elle a offert à de nombreux moments de belles émotions qui ont su mettre la larme à l’oeil au caillou que je suis. Il y avait aussi de l’humour, des répliques bien senties, de la complicité, un panel de personnages secondaires réussis et bien construits.
L’intrigue est tout ce qu’il y a de plus classique dans le genre mais Penny Watson Webb apporte un petit plus en osant se prendre pour George. (RR Martin). Elle met en place avec ce premier tome un potentiel de saga plutôt intéressant et alors que je me détachais de cette collection, je pense regarder de nouveau du côté du numérique. (Je boude le changement de tranches/finissions des couvertures, j’aimais le soft touch ! )
J'ai d'abord était séduite par la sublime couverture puis par l'auteure de ce livre dont je voulais découvrir la plume depuis un moment.
J'ai ensuite apprécié le sujet original. Une romance entre une normande et un breton qui apporterait la réconciliation entre ces deux peuples qui se déchirent . Et oui, il s'agit d'une romance historique dans un contexte original. J'avoue ne pas connaître plus que cela cette période. Pas plus que ce que mes cours d'histoire m'ont appris. Je connais évidemment Anne de Bretagne mais très peu le conflit concernant les bretons et les normands. Deux peuples aux caractères affirmés qui ont du mal à instaurer la paix malgré leur amour commun pour leur roi.
Dans une situation compliquée après un flirt avec un homme inconnu qui se révèle son pire ennemi et promise à un homme violent qu'elle abhorre Dame Brunhilde suit le conseil de la reine "si tu n'as pas la force utilise la ruse" et profite du choix que celle-ci lui a laissé de son futur mari pour épouser son séducteur mais néanmoins pire ennemi de part la naissance : le démon du mont Dol : Conan de Ker Glenn en espérant apporter la paix à tout le monde.
Celui-ci jure de ne pas consommer le mariage en espérant une annulation et essaye par tous les moyens de faire fuir sa nouvelle épouse.
Mais celle -ci à un caractère trés affirmé et par tous les moyens va esssayer de réunir ses deux peuples, contre leurs volontés.
J'ai aimé la plume de l'auteure ainsi que les personnages forts et ayant une histoire difficile. Toutes les interactions sont crédibles et Brune va en voir de toutes les couleurs. Le décor est excellent également et ce livre a réussi à me faire voyager et aimé ces paysages, difficiles aux premiers abords mais tellement beaux. Un peu comme les habitants.
Je trouve le revirement de la fin un peu trop rapide, j'aurais aimé que ce livre soit plus long et j'ai hâte de découvrir la suite.
Je ne lis pas beaucoup de romances historiques mais après avoir rencontré Penny Watson Webb au jeu du boudoir durant le festival du roman féminin, je me suis lancée dans l’aventure. Et pour tout vous dire, je ne suis absolument pas déçue, j’ai aimé L’épouse ennemie, je ne m’y connais pas très bien en histoire mais par contre la petite querelle entre les bretons et les normands ne m’est pas inconnue ayant un mari normand. Brunhilde est jeune femme au caractère bien trempé, elle sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas, elle était à la cour au côté d’Anne de Bretagne et celle-ci lui accorde le droit de choisir son futur époux sans que son frère n’intervienne. Brunhilde, qui est normande, va choisir l’ennemi juré de son frère comme époux. Conan de Ker Glenn a été enfermé dans les cachots du roi et subi la cruauté de ses geôliers, après sa sortie la seule chose qui l’interesse est sa vengeance envers Jacques Montgomery, le père de ce dernier est en effet responsable de la mort du père de Conan et de l’enfermement de ce dernier. Il ne s’attend absolument pas à devoir épouser une normande et sa vie va changer.
En bref, ce premier volet d’une série, Héritiers des larmes, est une réussite. L’ensemble de l’ouvrage est bien écrit, avec des protagonistes attachants, que ce soit Conan, Brunhilde ou que ce soit les personnages secondaires. J’ai hâte de découvrir la suite, ... http://www.sariahlit.com/2017/09/heri...
Une magnifique romance historique française à ne pas louper. Impossible de lâcher le livre. Presque un coup de coeur, si ce n'est une tristesse pour le destin d'un personnage attachant. Et une voie ouverte pour le prochain tome que j'ai hâte de découvrir. Magnifique lecture.
Une belle romance historique! L’héroïne a un sacré tempérament, la lecture est fluide. Certains passages m’ont un peu rappelé Outlander sans pour autant faire plagiat. J’ai hâte de lire la suite !
Je n'aurais jamais pensé passer un aussi bon moment avec ce livre! Moi qui adore les romances historiques j'ai été servie. Une belle histoire d'amour, une héroïne courageuse et touchante le tout dans une époque troublée entre les Normands et les Bretons. J'ai été étonné de voir certains sujets difficiles abordés et de manière juste et pas larmoyante. Bref un livre que j'ai lu d'une traite et une série dont j'attendrai la suite avec impatience!