Dans la famille de Kiet, on est dresseur d’éléphants de père en fils. Le jour de ses dix ans, Kiet part avec son père et des chasseurs pour capturer son premier éléphanteau. Pendant plusieurs jours, l’enfant participe au « Phajaan », une méthode de dressage traditionnelle particulièrement cruelle qui marquera à jamais le jeune garçon…
Didier Jeunesse soutient EVI (Eco Volontaire International), une association dont le but est d'intervenir pour la protection des animaux sauvages et de l'environnement dans le monde, ainsi que de consolider un lien respectueux entre les humains et la nature. Plus d'informations : http://eco-volontaire-international.c...
Jean-François Chabas est un écrivain français né le 17 juin 1967 à Neuilly-sur-Seine qui vit aujourd’hui en Provence. Il a exercé plusieurs métiers avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Il a écrit plus de 60 livres en commençant en 1995 avec Une moitié de wasicun (prix Amerigo-Vespucci Jeunesse au Festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges en 19961). Il a publié de nombreux livres dans la collection Romans chez Casterman, dont Les Secrets de Faith Green, qui a été très remarqué et a obtenu de nombreux prix : Le Tam-Tam, le Grand Prix de la PEEP, le Prix Versele (Belgique), le Prix Chronos (Suisse), etc. Pour Le Livre de Poche Jeunesse, Jean-François Chabas a signé 4 romans: La guerre des plaines bleues, Txontxongilo, Camille la Louve et Aurélien Malte. Il a publié 32 livres à l'Ecole des loisirs où il a entre autres remporté le Prix de la Télévision Suisse pour La Charme, le Prix de la Nouvelle Revue Pédagogique pour Prières, le Prix jeunesse Rhône-Alpes pour Les lionnes et le Prix du Mouvement des Villages d'Enfants pour Asami le nageur. Il a obtenu le Prix Sorcière pour Le Père tire-bras chez T. Magnier Il a également écrit 7 albums pour Casterman, en collaboration avec H. Blondon, D. Sala et J. Concejo. Plusieurs d'entre eux ont été primés. En littérature adulte, Jean-François Chabas a publié Les Violettes et Les Ivresses chez Calmann-Lévy. Une dizaine des livres de J-F Chabas sont sur la liste de l'Education Nationale. Considéré comme l'un des auteurs majeurs de la littérature jeunesse contemporaine, il est traduit en plus de 10 langues.
Jean-François Chabas, auteur majeur de la littérature jeunesse contemporaine engagé en faveur de la protection des animaux, livre un récit puissant et émouvant qui défend avec subtilité et vigueur la cause des éléphants. La loi du Phajaan, son nouveau roman coup de poing à paraître le 6 septembre aux éditions Didier Jeunesse, dénonce et condamne les mauvais traitements infligés aux éléphants d’Asie au nom d’une méthode ancestrale de dressage particulièrement cruelle. Parce qu’il y est question de torture animale dans ce qu’elle a de pire, c’est une lecture à conseiller à un public averti, à partir de 10 ou 11 ans. « J’ai accompli la basse besogne qui demeure aujourd’hui, alors que j’ai soixante-quatre ans, la plus grande honte et le plus immense chagrin de toute mon existence. Comment décrire le phajaan sans provoquer, chez ceux qui en entendent parler pour la première fois, incrédulité et répulsion ? » L’intrigue en flux tendu, concentrée sur un unique flash-back, fait toute la lumière sur cette pratique de dressage méconnue et toujours en vigueur aujourd’hui. L’histoire de Kiet et de Sura, son éléphant, ne laissera personne indifférent ! Elle fera passer les lecteurs, qu’ils soient petits ou grands, par toutes sortes d’émotions : honte, colère, dégoût, ou incompréhension. La loi du Phajaan est une lecture nécessaire, qui agit comme un véritable électrochoc et marque profondément la conscience de celui qui le lit ! « On n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal. On a du cœur ou on n’en a pas » Alphonse de Lamartine. Pour information, Didier Jeunesse soutient l’action de EVI (Eco Volontaire International), une association dont le but est d’intervenir pour la protection des animaux sauvages et de l’environnement dans le monde, ainsi que de consolider un lien respectueux entre les humains et la nature.
Kiet est le narrateur de ce roman. Il explique au lecteur comment, alors qu’il était âgé de 10 ans, sous la direction de son père, il a participé à la capture de son premier éléphanteau. Mais le capturer ne suffit pas. Il faut le rendre obéissant. Et pour cela, on procède au Phajaan, un rituel particulièrement violent. Après avoir été séparé de sa mère, l’animal est attaché et subit durant plusieurs jours la faim, la soif, ainsi que de nombreuses violences physiques. Le lecteur se rend compte que ces agissements traumatisent l’éléphant, mais aussi l’enfant qu’était Kiet à ce moment-là. Ce dernier est contre tout cela, mais son éducation, sa culture, font qu’il obéit malgré tout à son père. C’est un récit très dur, où, malgré l’âge avancé du narrateur, on sent cette blessure d’enfant, bien présente, cette culpabilité d’avoir dû nuire à un animal qui l’a rongée toute sa vie durant. Mais c’est aussi une très belle histoire d’amitié entre un humain et un éléphant.
En dénonçant cette brutalité, cette monstruosité envers les éléphants, Jean-François Chabas montre aussi grâce à Kiet que les mentalités peuvent changer, évoluer dans le bon sens. Fort et émouvant, beau et dur à la fois, ce texte remue les consciences, avec pour but de faire cesser ces pratiques honteuses et inhumaines, pointant aussi du doigt les touristes, qui bien souvent, ignorent ce qui se cache derrière l’asservissement de ces pachydermes sur lesquels ils montent pour des promenades.
Voilà un très beau plaidoyer pour la cause animale et la vie sauvage.
Merci à Netgalley d'avoir mis à disposition ce livre
Avis mitigé sur ce bouquin : 2.5/5 Pour le thème de La loi du Phajaan, j'aurais donné 5 étoiles sans hésitation. Je n'ai découvert que très récemment le phajaan et clairement il faudrait que cette méthode barbare soit plus connue du grand public, de tous les touristes. Le thème est poignant mais je n'ai pas adhéré au style d'écriture. Il s'agit d'une espèce de gros flashback avec certains retours au présent et je trouvais donc que le rythme du récit en patissait quelques fois. Je pense aussi que c'est un livre à donner à un public averti, étant donné la violence qui est au coeur du récit. Il n'y a pas de description très choquante mais je pense que beaucoup de jeunes lecteurs autour de 10 ans seront assez impressionnés par les événements décrits.