Le futur... L'humanité a colonisé le système solaire au bénéfice de consortiums privés omnipotents régnant sur les transports spatiaux. Et ce jusqu'à la plus infernale des planètes, Vénus, dans l'atmosphère létale de laquelle flottent en chapelets de stupéfiantes cités volantes, véritables miracles de technologie high tech. Plus de la moitié d'entre elles, un millier environ, sont sous la coupe d'un seul et même homme, Carlos Fernando Nordwald-Gruenbaum, le sultan des nuages. Un homme... ou plutôt un enfant de douze ans qui ne pourra entrer dans la pleine possession de son héritage qu'une fois marié, et dont le pouvoir attire toutes les convoitises... Pour David Tinkerman et le Dr Leah Hamakawa, membres d'une délégation martienne récemment arrivée, les forces souterraines à l'oeuvre dans l'entourage du jeune satrape vont vite s'avérer plus mortelles que Vénus elle-même... Hommage appuyé à Robert Heinlein et à Arthur C. Clarke, Le Sultan des nuages réussit l'impossible : réconcilier l'esprit de l'Âge d'or avec la hard SF la plus vertigineuse...
Le Sultan des nuages est une novella et je l’ai donc lue rapidement. D’autant plus que l’intrigue ne connaît pas de temps mort et que l’auteur, Geoffrey A. Landis, nous dépeint fort bien la Vénus colonisée qu’il a imaginée. Le fait qu’il travaille à la NASA, notamment sur les programmes d’exploration de Mars et Vénus, n’est sans doute pas étranger à la solidité de son worldbuilding. C’est simple : on s’y croirait ! Et ses descriptions sont suffisamment éloquentes pour parler à n’importe quel lecteur (nous ne sommes pas dans de la hard SF, malgré tout le soin apporté par l’auteur à la cohérence de ses extrapolations scientifiques).
C’est d’ailleurs le gros point fort de cette novella : Vénus, le futur. Un futur qui a vu l’humanité essaimer et coloniser le système solaire. Un futur dominé par de grandes corporations et les familles les plus riches. C’est d’ailleurs l’héritier d’une des plus fortunées de ces grandes familles qui invite nos personnages principaux sur Vénus.
L’histoire est contée du point de vue de David Tinkerman. On sait d’emblée qu’il en pince un brin pour sa collègue, le Dr Léa Hamakawa, et qu’il soupçonne l’invitation de Carlos (je vous épargne son nom de famille interminable, si vous voulez en prendre connaissance, il est indiqué sur la 4e de couverture ! ^^ ») de cacher quelque chose de pas très honnête.
Malheureusement, si les villes flottantes de Vénus ont été pour moi un point d’émerveillement, si les évolutions sociétales imaginées par l’auteur – même celles provoquant un rejet dégoûté par David, et on le partage – sont intéressantes et plausibles, Le Sultan des nuages pèche par ses personnages principaux. David est insipide – il est plus souvent ballotté par les événements qu’autre chose – et Léa n’est jamais vue qu’extérieurement. Vu sa façon de répondre aux autres – plus froide, on ne fait pas – je suis restée sur ma faim quant à ce qu’elle pouvait bien éprouver. Cela aurait pourtant été intéressant de le savoir… Quant au fameux sultan du titre, j’ai trouvé que l’auteur faisait un grand écart en le dépeignant tantôt comme un redoutable stratège, tantôt comme un gamin capricieux. Certes, c’en est un, de gamin, mais ces écarts de comportements m’ont plus sortie du texte qu’autre chose.
Malgré tout, cela reste une bonne lecture, dépaysante, qui interroge sur la colonisation possible (ou non) du système solaire, qui nous emmène de façon scientifiquement plausible sur une de nos planètes voisines et qui extrapole sur les évolutions de notre société actuelle. Rien que pour cela, Le Sultan des nuages vaut que l’on y jette un oeil. Une bonne lecture estivale, en somme !
Je dis souvent que j’aime pas la SF, la moitié du temps c’est pour troller, l’autre moitié c’est parce que je suis un peu ignorant. Dernièrement, certaines publications m’ont réconcilié avec le genre, que ce soit dans cette collection Une heure lumière, ou encore avec ce cher David Weber. Et puis Le sultan des nuages est sorti chez le bélial’ et je me suis rappelé pourquoi je suis hermétique à « une certaine forme » de science-fiction.
Le sultan des nuages se passe dans un avenir où le système solaire a été colonisé, les gouvernements terriens ont un peu lâché l’affaire et ce sont des grandes firmes qui contrôlent toutes les planètes, les transports, l’exploitation de ressources, etc… Vénus, la plus hostile des planètes de notre petit coin d’univers, n’a pas pu être colonisée à proprement parler puisque la vie sur sa surface et sa terraformation sont impossibles. Mais des petits malins ont contourné le problème en construisant dans centaines de cités qui planent à des kilomètres en altitude. Dans ce contexte, le Dr Léa Hamakawa est invitée par Carlos Fernando Delacroix Ortega de la Jolla y Nordwald-Gruenbaum (à vos souhaits), le fameux sultan des nuages qui possède plus de la moitié de ces coquilles volantes, pour une bonne vieille session de consulting.
Évidemment, l’invitation mystérieuse du bonhomme cache quelques secrets que nous allons petit à petit découvrir. Le récit se fait à la première personne du point de vue de David, collègue de Léa qui va s’incruster dans la petite virée, et il va suivre l’histoire en étant un peu extérieur à la combine puisqu’il était pas prévu à la base. Ce qui est très réussi dans ce roman est tout ce qui concerne les descriptions de ce monde vénusien, on explore avec David un environnement étonnant avec ces cités qui flottent au-dessus des nuages, ces technologies crédibles et un sentiment d’évasion et d’exotisme. On découvre un système social dépaysant qui participe à cette sensation d’ailleurs. Ça doit être ça qu’on appelle le « sense of wonder ».
Pourtant ça n’a pas suffi à me faire rêver, parce qu’à côté de ça, l’intrigue en elle-même est très mince et les personnages pas intéressants du tout. Léa est un glaçon ambulant, Carlos un gamin capricieux et David un gros bêta qui se fait balader jusqu’à la fin de la novella. Tout ce petit monde joue un jeu de cache-cache pour dévoiler le vrai but de l’invitation de Léa, qui se révèlera sur un magnifique « ah oui, j’ai compris, en fait c’est ça » de la part de notre narrateur. Le twist est malin mais c’est un peu trop mince pour faire reposer un roman là-dessus (même s’il ne fait que 100 pages). L’intrigue est accessoire. Tout l’intérêt du bouquin vient de la découverte de ces cités flottantes, ses technologies, son organisation sociale et ses canoés volants. Beaucoup de lecteurs ont apprécié cette publication justement pour ce voyage au cœur des villes planantes. L’auteur en détaille beaucoup d’aspects, de fonctionnements, de détails techniques ou simplement avec des descriptions d’atmosphères, de panoramas nuageux à couper le souffle.
C’est solide et crédible mais ça ne me suffit pas, mes points d’entrée privilégiés dans une histoire sont souvent les personnages. On peux me décrire les trucs les plus époustouflants du monde, si les protagonistes et leur histoire ne me touchent pas, j’aurais l’impression de faire une visite d’usine high-tech. La technologie ne me fait pas rêver, la description d’un super processus de flottaison ne me prend pas aux tripes, les détails d’un dôme volant au-dessus des nuages m’ennuient. Je crois que je suis insensible au potentiel « rêve » de la technologie humaine, il a peut-être été anéanti par ma formation d’ingénieur, allez savoir…
Voilà, c’est ça le changement qui vient avec la sagesse et la calvitie, c’est pas que j’aime pas la SF, mais certaines de ses sous-catégories me laissent complètement froid. Quand un auteur passe plus de temps à décrire les détails technologiques et les structures sociales de son monde qu’à nous faire vivre une histoire, je comprends que ça fasse rêver mais moi je reste les deux pieds sur Terre, je regarde passer ça de loin et je retourne me balader dans la forêt.
In this short novel, humanity has colonized the solar system through private companies. David and Léa arrive on Venus from Mars and meet Carlos Fernando Delacroix Ortega de la Jolla y Nordwald-Gruenbaum, the famous Sultan of the Clouds—a kid of 20 Venusian years, which amounts to 12 Earth years, but who already owns Venus’s floating cities.
Reading the first part, I was convinced I had found a favorite, and I couldn’t understand the negative reviews. But the second half (after the kayaking scene) is underwhelming. I honestly would have liked to learn more about the floating Venusian cities and the Venusians themselves. Let me be clear: this will not be explored. And that’s a real shame. At first, the author gives us vivid descriptions of these bulbous cities. But then he loses his way. I think the author wanted to write something about Venus’s floating cities but didn’t know how to describe, for example, the lives of the inhabitants or the local technology.
Qu'est-ce que l'on s'ennuie malgré un livre très court ! J'ai rencontré cet ouvrage grâce aux nombreuses critiques dithyrambiques des blogs spécialisés en SF qui vantaient les connaissances de l'auteur (NASA) et sa capacité à créer un monde onirique sur Vénus. Ok MAIS je ne m'attendais pas à un point de vue d'un protagoniste niais au possible, servi dans une langue pâteuse, et avec une intrigue presque inutile. Le plus gênant restera quand même les descriptions de la femme que le narrateur désire et surtout sa façon de finalement la conquérir. Un Jules Verne rétrograde. A éviter.
Geoffrey A. Landis nous dépeint avec "Le Sultan des nuages" un univers où le système solaire est colonisé par une poignée de très riches familles. Concept intéressant, dans cette novelas nous sommes embarqués direction Vénus. Le décor se plante dans des multitudes de cités agglutinés dans les nuages de cet hostile planète. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement ça me vend du rêve (quel amateur de Star Wars n'a pas eu l'envie de passer par la cité des nuages ? Base minière commandée par Lando Calrissian, lieu culte pour les fans de la saga).
Le décor planté, passons à l'histoire, je n'en dirais presque rien car tout l'intérêt serait gâché au moindre spoil, mais sachez que c'est digne des classiques de la SF.
Que dire d'autre ? Les personnages ? Oui, puisqu'il le faut, c'est à mon avis le point faible de ce récit, premièrement nous avons des personnages secondaires froids, sans émotions, ils ne donnent malheureusement pas envie de les connaître, sans parler du narrateur qui lui est sympa mais sans aucun charisme.
Pour conclure je dirais que c'est une lecture sympa, qui vaut le coup d'être lue pour son univers très intéressant, malgré quelques défauts, le lecteur passe un agréable moment de lecture.
L'univers créé par l'auteur est plutôt crédible et intrigant, on se sent plongé dans l'atmosphère de Vénus. Cependant, les personnages sont assez fades et peu attachants, et certains propos (notamment sur le sexe) m'ont plus qu'étonnée puisqu'ils n'apportent absolument rien au récit.
Se siete appassionati di astronomia e vi interessa tutto ciò che concerne il progresso aerospaziale, se avete sempre seguito con occhio lesto le disavventure del rover Spirit e vi siete emozionati nel veder atterrare il rover Curiosity o magari siete dei fan incalliti della prima sonda spaziale Sputnik, insomma se siete tutto questo e desiderate andare oltre con l'immaginazione fino alla possibile colonizzazione del pianeta Venere, "Le città nelle nuvole" di Geoffrey A. Landis fa al caso vostro. Ritengo che le risorse umane e teorico-scientifiche per creare tecnologie astronomiche ambiziose ci siano, mancano però le risorse energetiche e le volontà politiche per metterle in atto. Ciò non può impedire, tuttavia, a scienziati della NASA come Geoffrey A. Landis di riportare su carta qualche teoria ben congegnata, seppur impraticabile almeno fino al secolo prossimo. La colonizzazione di un pianeta richiederebbe risorse energetiche ed economiche inimmaginabili. Forse la soluzione sarebbe la messa in pratica della fusione nucleare, vale a dire la riproduzione dell'energia solare sulla Terra, e pare che per questo secolo ancora non se ne parli, almeno stando al progetto più accreditato che vede la costruzione del reattore ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), costruzione che sarà completata chissà quando. Se invece appartenete a quel gruppo di lettori che cercano nei libri una trama emozionante e ben congegnata, insomma se date molto peso alla parte narrativa e non potete proprio farne a meno vi consiglio di lasciar perdere. La storia è a mio avviso una scusa per tracciare la meravigliosa panoramica di un futuro possibile e, cosa alquanto affascinante, per far sostare sul pianeta venere noi che, a parte la remota possibilità di essere ibernati, non ci andremo mai. Il furbacchione della NASA ha dunque ambientato il romanzo su Venere perché ne conosce dettagliatamente l'atmosfera e tutto il resto. Le descrizioni sono talmente precise da arrivare a spiegare le differenti temperature esistenti alle varie altezze dal rovente suolo venusiano. Le città galleggianti di Venere sono delle vere megalopoli utopiche, con immense cupole all'interno delle quali le persone vivono felici tra fontane, giardini e cascate a non finire. La trama è semplice eppure logicamente solida e verosimile, l'autore pesa ogni parola e non si perde in chiacchiere. Landis lancia anche un allarme per il futuro: i primi che conquisteranno lo spazio potrebbero essere degli ultra-miliardari che, grazie al loro monopolio sui viaggi interstellari, potrebbero instaurare una specie di aristocrazia galattica. Nella fantomatica storia qui presentata, infatti, la galassia abitata è nelle mani di un pugno di famiglie diventate, grazie al monopolio dei traffici commerciali interplanetari, più potenti degli Stati e le padrone assolute di centinaia di pianeti. Senza soffermarsi sulle pecche della storia quali ad esempio la scarsa originalità della trama, vale la pena di leggerla per le immagini mozzafiato che il romanzo riesce a evocare. Il mio voto è una media tra l'ambientazione (ottima) e la trama (scarsa).
I really enjoyed the world building in this one - not just how the floating cities work but also the culture of the people who live in them. The plot itself was okay, nothing overly memorable and the same goes for the characters. It's truly the setting that makes this novella interesting.