Trois histoires d’amour autour de la Palestine d'aujourd'hui, de ses légendes et de son futur. De Shanghaï à Jérusalem, de Gaza à Bombay, chacun des personnages de ces nouvelles tente, loin de la terre natale ou de la langue maternelle interdite, de forger ses propres récits. Karim Kattan écrit ici, dans une modernité affirmée, des textes denses et intimes. Sa voix talentueuse annonce une nouvelle génération d’auteurs palestiniens.
Palestinian writer and academic. Holding a PhD in comparative literature from Paris-Sorbonne University (Paris IV), he has published short stories, essays, and novels in French and English. His work explores identity, memory, and the relationship between myth and territory within the contemporary Palestinian context.
His first novel, Le palais des deux collines (The Palace of the Two Hills, 2021), was critically acclaimed.
With L’Éden à l’aube (Eden at Dawn, 2024), Kattan confirms his unique and poetic voice within Arabic literature written in French. He currently splits his time between Bethlehem, Paris, and Amman. He is also the co-founder of the literary platform El-Atlal, dedicated to artistic creation in Palestine.
« et l’obscurité me dit : regarde, et les fantômes me disent : regarde, et l’énigme me dit : regarde, vois comme ils t’ont fini. »
Trois histoires d’amour ancrées dans l’âme de la Palestine. Ce recueil joue avec une question fondamentale… comment préserver une identité lorsque la terre, la langue et la mémoire sont menacées de disparition ? À Shanghai à Jérusalem, Gaza et Bombay, les protagonistes vivent dans un monde globalisé où l’exil géographique se double souvent d’un exil culturel.
Comme avec Flaubert… les aspirations intimes des personnages se déploient sur fond de transformations collectives… ici l’enjeu dépasse la désillusion individuelle, il concerne aussi la survie même d’un héritage culturel.
« Évaporé l’esprit de la maison. J’ai longtemps pleuré. Sans lui, j’étais seule au monde. »
Aïtmatov, dans Une journée plus longue qu’un siècle, dénonçait déjà l’effacement progressif des traditions face aux forces uniformisatrices de la modernité… Les personnages luttent contre l’oubli. Les identités mondialement fragmentées. Karim Kattan interroge la disparition des cultures minorées sous l’effet des migrations, des conflits et de l’uniformisation culturelle. Ces trois histoires d’amour sont trois récits de transmission, merveilleusement bien écrits, avec beaucoup de beauté, de résistance et d’espoir ; qui animent un souffle jamais figé de mémoire et de vie.
« Un jour on ma rendu la langue. C’est vrai, maman, quelqu’un me l’a rendue, sans faire exprès, c’était inattendu. »
J’ai absolument besoin de relire ce livre (avec plaisir) plus lentement pour mieux retenir tout ce qu’il offre. J’ai notamment adoré le premier texte (Quand minuit vient), tous les commentaires sur la langue (Iode) et l’histoire que raconte Asma (Préliminaires pour un verger futur). La personnification du ciel qui fait témoigne et de la mémoire qui hurle m’a particulièrement frappé.
I was really excited about getting into this Palestinian author’s books but honestly this type of writing is not for me 😕 I just didn’t understand 3/4 of this book, it’s all flowery language and I’m left wondering what was the point of it all.
"Sakakini fi albi Des couteaux dans le cœur" (expression poétique arabe ). L'écriture de Karim Kattan exprime la douleur et l'amour tout à la fois. Elle est tourmentée et laisse dans le cœur beaucoup de tristesse et d'anxiété. J'ai particulièrement aimé la nouvelle "Iode" qui évoque avec subtilité et originalité la question de la langue de celui/celle qui vit loin de son pays natal. Effacer la langue pour se faire oublier, parler la langue du pays d'exil, la langue de la vie vs la langue du pays agonisant.
Trois magnifiques contes qui vous font voyager dans l’intimité palestinienne de façon si belle et si poignante que ça peut vous arracher le cœur. L’écriture de Karim Kattan est bouleversante