« Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l'âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s'accrocher à leurs phalanges, les mordre – et puis les avaler .»
Près du port d'Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la « fouille ». Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l'obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière. Ce premier roman captive tant par son style lyrique et son ambition documentaire que par l'humour impitoyable qui interroge les zones troubles du regard occidental.
Histoire intéressante, mais une conclusion gratuite et assez incohérente. Si c'est juste pour illustrer l'horreur des conditions de vie à Accra, je pense qu'il y avait d'autres façons de le narrer...
Agbogbloshie. Situation aussi compliquée que la prononciation du nom de cette banlieue d'Accra au Ghana qui sert de déchetterie à ciel ouvert des produits électriques & électroniques des pays industrialisés. Le language est cru, c'est sale mais c'est la situation réelle que vivent des milliers d'adolescents victimes des abus de l'Occident. C'est une claque ! A lire.
Une fois la traversée des 65 premières pages où l’on vous dégueule le dictionnaire et tout ce qu’il comporte de synonymes, apparaît enfin un peu d’histoire. Une histoire qui aurait pu se résumer en 20 pages bien écrites mais qu’on étale comme si les minutes devaient nécessairement durer des heures. Finalement, rien de nouveau sous le soleil. On a couché ici un énième reportage télévisé sur le sujet en y ajoutant (enfin!) un peu de contexte mais oups, c’est terminé... J’y suis allé au bout par curiosité, la rage au coeur de devoir me frayer un chemin dans cet sur-utilisation du vocabulaire, et finalement frappé la déception d’être laissé là sur une situation anecdotique mais qui devenait enfin intéressante... mention passable pour l’utilisation du slang dans les dialogues...
Début un peu difficile en raison du vocabulaires des échanges entre les garçons.... Ensuite l histoire démarre et évident intéressante mais j avoue avoir été un peu déçue par la fin un peu rapide et amenée un peu gratuitement
Cependant ce livre a le mérite de faire découvrir les abus de l occident et de la surconsommation sur des populations pauvres et exploitées...