« Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches. »
La tour Magister : trente-huit étages au cœur du quartier de la Défense. Au sommet, l’état-major, gouverné par la logique du profit. Dans les sous-sols et les parkings, une population de misérables rendus fous par l’exclusion. Deux mondes qui s’ignorent, jusqu’au jour où les damnés décident de transgresser l’ordre social en gravissant les marches du paradis.
Avec la verve batailleuse qui a fait le succès de La Brigade du rire, Gérard Mordillat, l’auteur de Vive la sociale ! et de Les Vivants et les morts, livre une fable prodigieuse sur la société capitaliste et la révolte de ceux qu’elle exclut.
Troisième livre que je lis de Mordillat après La Brigade du rire que j'avais adoré et Xenia qui m'avait un peu agacé avec la romance entre un riche banquier et une jeune femme de banlieue (trop de clichés à mon goût). Bref, la tour abolie, ça partait super bien... Un large panel de personnages visant à représenter les différents travers de notre société. Mais leurs traits étaient poussés à l'excès et le malaise est quasi constant avec certains. C'est probablement voulu mais je n'ai pas du tout apprécié. Trop de scènes trash, violente, de sexe, d'inceste. Ça m'a lassé...