Délires dus à une consommation excessive d'absinthe, frénésie du Moulin Rouge et effervescence de la Ville des Lumières pendant l'Exposition Universelle de 1889 constituent la toile de fond de ce roman policier historique savoureux, qui plonge le lecteur dans l'histoire passionnante des premiers pas de la psychiatrie moderne et de la défense des malades mentaux. Le premier volet d'une série consacrée à Georges Villeneuve, médecin montréalais venu étudier à Paris, qui a déjà très largement séduit le public québécois.
Jacques Côté enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. En 2000 paraissait Nébulosité croissante en fin de journée, un premier roman policier mettant en scène Daniel Duval, un enquêteur de la Sûreté du Québec travaillant dans la région de la Capitale nationale. Le deuxième titre de la série, Le Rouge idéal, a paru en 2002 et remportait l’année suivante le prix Arthur- Ellis. Jacques Côté a aussi obtenu en 2003 le Grand Prix La Presse de la biographie avec Wilfrid Derome, expert en homicides, paru chez Boréal, le prix Saint-Pacôme du roman policier 2006 pour La Rive noire, le prix Arthur-Ellis 2009 et le prix de la Ville de Québec – SILQ pour Le Chemin des brumes, quatrième enquête de Daniel Duval, et, tout récemment, à nouveau le prix Arthur-Ellis 2011 pour Dans le quartier des agités, le premier des « Cahiers noirs de l’aliéniste ».
Un livre que j'ai dû apprivoiser. La première moitié est longue, il y a beaucoup de mise en place, et le personnage principal est certes savant, mais aussi fort ennuyant. J'imagine que c'est voulu puisque plus tard dans le livre, il est mis en contraste avec un criminel qui est, disons-le, son contraire absolu.
C'est à partir de la deuxième moitié du livre que j'ai vraiment embarqué dans le récit. La présence du "vilain" apporte la dose d'action et d'imprévu qui manquait au début.
Ce n'est pas impossible que j'achète le deuxième volume.
Un roman policier mais pas que... Un roman qui se vaut surtout un récit historique précis et documenté à la perfection. Un roman qui relate admirablement le parcours de Georges Villeneuve, médecin québécois qui décide de poursuivre ses études en médecine légale psychiatrique. Pionnier de ce domaine, Jacques Côté nous relate là un pan incontestable de la médecine légale au travers de ce personnage bel et bien réel et c'est forcément jubilatoire à découvrir. Un plongeon chez les fous et les criminels dans un Paris en pleine expo universelle, avec sa toute nouvelle Tour Eiffel. Un Paris où l'absinthe coule à flot, où le French Cancan résonne du fond du Moulin Rouge. Franchement pas très fan de roman historique, j'ai pourtant trouvé là quelque chose d'admirablement bien écrit avec un mélange de fiction et de réalité savamment distribué qui m'a permis de largement y trouver mon compte. Pour le coup, ça glisse tout seul 🙂 L'atmosphère est fabuleuse. Le récit est passionnant, haletant et percutant ! Bref, on apprend tout en se délectant...Quoi de mieux ? Publié il y a quelques années déjà au Québec, ce livre fait son apparition sous nos contrées grâce à Babel Noir. Ce n'est que le début puisque cette histoire comporte 3 volets en tout. Soyez donc prêt pour celui-là et les deux autres qui vont suivre !!!! A lire absolument !!!
Dans l'ensemble: un livre bien recherché, écrit maladroitement mais avec enthousiasme.
J'avais entendu de très bonnes choses au sujet des livres de Jacques Côté en terme de livres policiers. Honnêtement, je ne veux pas non plus en dire du mal. Il y a beaucoup de qualités dans Dans le quartier des agités . Le travail de recherche derrière est évident et présente un univers peu connu dans le monde de la médecine mentale au XIXe siècle. Le contexte choisi fait se côtoyer les débats moraux de la justice et de la médecine, évoque les entre-deux intéressants de la religion et de la folie... Mais c'est là sa principale force.
Les personnages, sans être entièrement plats, sont peu développés. L'intrigue est tirée par les cheveux à plusieurs endroits, certaines questions laissées sans réponses, certains points développés puis abandonnés, et le travail d'écriture aurait gagné à être davantage poli. Néanmoins, je voulais assez savoir ce qui allait se produire ensuite pour finir le livre.
Une histoire très originale qui mêle personnage historique, thriller ingénieux et représentation documentée sur la place de la maladie mentale à l'époque. Le récit étant situé durant 1889/1890, autant dire que le décor et les mentalités sont bien différentes, mais si bien dépeintes par la plume fluide et détaillée de Jacques Côté qu'on a l'impression d'y être. Je n'aurais jamais cru être enthousiasmée par un roman où Charcot, De La Tourette, Magnan et bon nombre d'autres grands noms de médecine/psychiatrie prennent vie, mais le constat est sans appel : c'est le cas.
J'avais bien du mal à décrocher chaque soir et si j'ai mis 1 semaine et non pas 2 jours à lire ce livre, ce n'est que parce que j'étais parfois trop occupée pour avoir le temps de lire.
J’ai découvert Jacques Côté avec sa saga mettant en scène Daniel Duval, et depuis, j’ai très envie de découvrir son autre saga Les Cahiers noirs de l’aliéniste. J’ai acheté le tome 3 au stand de l’auteur au Livre sur les quais, qui peut apparemment se lire sans avoir lu les deux autres, mais entre-temps, j’ai craqué et j’ai acheté le premier, donc je vais les lire dans l’ordre.
George Villeneuve, un aliéniste québécois en devenir, est le personnage principal de la saga. Dans le premier tome (Dans le quartier des agités), il se rend à Paris pour parfaire ses connaissances en la matière auprès des meilleurs aliénistes. Nous sommes alors en 1889, en pleine exposition universelle dans la Ville lumière, à une époque qui assiste aux balbutiements de la médecine légale. Aux côtés de George Villeneuve, nous allons suivre les cours de grands noms connus dans ce domaine, comme Brouardel, Charcot ou Magnan, qui, à l’instar de Villeneuve, sont des personnages qui ont existé. En parallèle, notre aliéniste en herbe va se retrouver au beau milieu d’une enquête criminelle qui le concerne pleinement, l’assassin semblant être un aliéné. Le lecteur est ainsi entraîné à remonter la piste d’un coupeur de nattes qui tue froidement ses victimes. Encore faut-il l’arrêter à temps.
Au début de l’œuvre, nous accompagnons Villeneuve dans ses premiers pas dans Paris et ses premières rencontres avec ses habitants. En tant que Suissesse qui a une certaine image de l’archétype du Parisien, j’avoue que j’ai bien ri de ses premières réactions et réflexions. J’ai eu l’impression de me revoir lors de mes premiers voyages en territoire français « Le déjeuner en France devenait maintenant le petit-déjeuner, le dîner le déjeuner et le souper le dîner. » (p.18) Apparemment, la Suisse partage plus avec le Québec que je ne le croyais de prime abord, et on rencontre aussi le même genre de blagues ou réflexions cinglantes sur notre façon de parler. Comme le dit si bien Villeneuve : « Je trouve les gens d’ici sympathiques, bien que je sois fatigué de me faire rappeler mon accent. Les Parisiens croient qu’ils n’en ont pas. » (p.135) Très bon point donc sur l’arrivée dans la Ville lumière, d’une part par le choc des cultures, mais aussi par la découverte de l’exposition universelle, que j’ai pu visiter à travers les pages de ce livre. Un pur plaisir.
Venons-en maintenant au point central de l’histoire : les premiers pas dans l’asile de Sainte-Anne et dans l’univers des aliénistes comme des aliénés. Dès les premiers chapitres, on ne peut qu’apprécier le travail de documentation de l’auteur, qui nous dépeint fidèlement les techniques et connaissances de l’époque, s’appuyant sur de nombreux personnages historiques et rendant le texte authentique et réaliste. J’ai énormément appris au fil des pages et j’ai adoré. C’est fou de se rendre compte qu’il y a à peine plus d’un siècle, la médecine telle que nous la connaissons n’en était qu’à ses prémices. Présentation publique d’aliénés, achat de cadavres pour s’entraîner, on plonge donc dans une époque très différente, et c’est bien agréable, parce que ça change diamétralement de ce que je lis en ce moment.
Passons maintenant à l’enquête, qui est très intéressante. J’aime ces livres qui se passent avant les grandes inventions modernes comme les portables, les GPS et autres analyses ADN qui facilitent grandement le travail des inspecteurs. J’aime quand ils doivent se déplacer et chercher des indices « à l’ancienne », d’une manière tellement plus proche de ce que peut imaginer et déduire le lecteur, qui ne se sent jamais à la traîne et qui remonte la piste, indice après indice, main dans la main avec les enquêteurs.
Je ne veux bien entendu rien dévoiler de l’identité du meurtrier ou des recherches, mais j’ai suivi les pérégrinations et mésaventures de Villeneuve avec grand intérêt. Et je dois avouer que le changement de rythme des derniers chapitres arrive au bon moment et amène le lecteur à une fin des plus mouvementées qu’il aurait difficilement pu imaginer !
Pour résumer, si vous ne connaissez pas, je vous recommande vivement ! Je me réjouis de lire le tome 2, Le Sang des prairies, qui se passe apparemment avant Dans le quartier des agités. Plus qu’à aller l’acheter au plus vite.
j'avais tellement hâte de lire ce lire, que je suis allée l'acheter à ma librairie de quartier avant même qu'il soit en rayon! Je voulais l'aimer, j'étais conquise d'avance, tout me plaisait - l'époque choisie, le milieu, etc. - bref, une "lectrice facile"... Et pourtant! Devant le style mal torché, l'accumulation de clichés, les maladresses du récit, l'absence de travail d'édition, j'ai capitulé avant la fin. Dommage!
J'adore les livres de Jacques Côté. Celui-ci ne fait pas exception mais je dois avouer que j'ai trouvé qu'il avait plus de défaut que les autres qu'il a écrit. Le principal défaut est la longueur. L'auteur aurait pu faire une introduction plus courte et surtout, j'ai trouvé les 100 dernières pages un peu inutile. J'ai eu très peu d'intérêt pour les histoires d'amour de Georges Villeneuve. Pour le reste, c'était très bien. J'ai apprécié le contexte historique de l'oeuvre.