Le jour des funérailles de Suzanne Bosco, un long cortège sillonne la route qui mène au village de Chester. Criblé de dettes, son mari Jacques ne peut lui offrir des obsèques décentes et décide de ne pas se rendre au cimetière afin d’éviter qu’on lui réclame les frais funéraires. La Bosco raconte les heures qui suivent sa fuite et son odyssée dans l’arrière-pays québécois.
Or le nouveau veuf n’échappera pas si facilement à ses derniers devoirs. La Bosco – véritable potentat domestique – entend bien demeurer au centre de sa propre histoire. De même que le spectacle de la chute physique provoque le rire, ce court roman dénué de tout caractère pathétique présente la chute morale de ses personnages dans ce qu’elle a de risible.
Il y a des images très fortes dans ce livre d'une très belle langue. Ce roman, qui est un peu comme un conte, dérange puisqu'il y a une grande détresse mais le regard de l'auteure est bienveillant, en tout cas il ne pose pas de jugement sur ses personnages et leurs vies. J'hésitais entre 3 ou 4 étoiles mais le contraste entre la beauté de l'écriture et le sentiment d'impuissance qu'on éprouve face aux personnages et à leur destin fait de cette lecture une expérience assez unique.