" Pute borgnesse ! " Victor Renard n'eut jamais de chance avec les femmes. À commencer par sa mère, l'épouvantable Pâqueline, qui lui reprochait d'être venu au monde en étranglant son frère jumeau de son cordon ombilical. Puis ce fut Angélique, la prostituée, qui se moquait des déclarations enflammées de Victor et de sa difformité, comme de sa " demi-molle ". Victor échappe pourtant à sa condition misérable : il devient embaumeur. Avec les cadavres, au moins, le voilà reconnu. Et en ces temps troublés, quelle meilleure situation ? Les morts, après la Révolution, ne manquent pas dans Paris... Mais le sort le rattrape et l'épingle, comme le papillon sur l'étaloir. Face à ses juges et à la menace de la guillotine, Victor révèle tout : ses penchants amoureux, les pratiques millénaires de la médecine des morts, le commerce des organes et les secrets de sa fortune. Où l'on découvrira que certains tableaux de nos musées sont peints avec le sang des rois de France... Auteur d'ouvrages historiques, Isabelle Duquesnoy a consacré dix ans de sa vie à ce roman, sans se soucier de savoir s'il serait publié. Elle a fait de cette obsession son chef-d'oeuvre.
Superbe lecture! Un personnage principal très attachants, une intrigue bien ficelée, un contexte historique développé sans être pesant, une ambiance qui n'est pas sans rappeler le Parfum de Suskind, et une fin qui vous retournerait le cerveau et les tripes!! Un vrai coup de maître.
Attention : pour public averti ! Pas du tout chochotte-friendly ! L'autrice nous embarque dans le Paris de 1793 à travers le récit de la vie de Victor Renard, jeune homme mal aimé par sa famille, avec sa tête tordue, qui devient embaumeur. Le récit est son audition suite à son arrestation, dont on apprend la raison qu'à la toute fin du livre. On apprend que l'embaumement était courant à cette époque pour la conservation des corps avant l'inhumation, que les embaumeurs momifiaient les cœurs pour les vendre à des artistes et que ces artistes utilisaient les coeurs momifiés (et notamment ceux des rois de France) pour réaliser des peintures (toujours visibles au Louvre ou dans d'autres musées !). L'histoire est très crue, rude, lugubre, parfois malsaine. On est plongé dans la société de 1793 et tous ses travers, les relations sociétales, les relations au corps et à la mort. Historiquement très riche et très intéressant mais il faut être prête pour les descriptions des embaumements.
Вот книжка, пользующаяся большим успехом у читателей, в нашей бибилиотеке за ней очередь. Почему и как это работает, мне непонятно. Смотрите сами: абсолютно все, прочитав название, вспоминают "Парфюмера" Зюскинда (или фильм, в данном случае это несущественно). Причём большинство, думаю, не помнят сюжет "Парфюмера", а вспоминают про обилие физиологических подробностей. Ну а тут в заголовке название тяготеющей к физиологическим подробностям профессии "Бальзамировщик" (у Зюскинда, правда, не профессия в названии, не "Парфюмер", а "Запах", но это почти детали), а из подзаголовка мы узнаём имя героя, Виктор Ренар, животными ассоциациями опять-таки напоминающего Жан-Батиста Гренуя, так что на этом уровне понятно, что вспоминают. На следующем уровне непонятно и необъяснимо следующее - физиологических подробностей в книге много, даже очень, причём очень даже неприятных. Несмотря на это книга читается легко и быстро (я, правда, особо в эти подробности не вчитывалась, а под конец мне надоело, я ещё быстрее скользила взглядом, но факт остаётся фактом - вместо того, чтобы отшвырнуть вернуть в библиотеку книжку с омерзительными пассажами, продолжаешь читать этот page-turner). Я уже сказала, насколько информативно название - мы узнаем и имя героя, и профессию, и правильно догадываемся, чего от этого ждать. А если мы обратили внимание на слово "исповедь", то нам становится известна и структура книги. Потому что вся книга - это монолог Виктора Ренара на судебном процессе, где он подсудимый. Кто его судит, мы так толком и не поймём (я не уверена, что поняла), за какое преступление - станет известно только в конце книги, но могу сразу сказать, что ничего общего у этого героя с героем Зюскинда нет. Он вызывает симпатию, ему сочувствуешь (хотя иногда себя за это упрекаешь), его жаль. Действие книги происходит в период Великой французской революции, а её сюжет - это история жизни Виктора Ренара, рассказанная им самим. И рассказать ему есть что. Другое дело, что рассказывает он её странно - в начале мне всегда понимаешь, всерьёз надо воспринимать, что он говорит, или это second degré, плакать нужно или смеяться. Опять-таки в начале физиологических подробностей больше, чем сюжетных поворотов - очевидно, чтобы читатель попривык, а под конец физиологических подробностей по-прежнему много, но сюжет вдруг начинает разворачиваться просто стремительно, и уж до того быстро - быстрее, чем в некоторых BD. Разумеется, претензии эти не к Виктору Ренару, а к автору, Изабель Дюкенуа. Мне это имя было неизвестно, я посмотрела - она автор исторических романов. И вот на основании того, что я прочитала, плюс благодарственно-библиографическое послесловие, у меня сложилась теория, как Изабель Дюкенуа написала этот роман. Я думаю, что она придумала сюжет - интересный, с кучей поворотов и твистов. Потом, чтобы не писать ерунды, стала читать источники, связанные с профессией её героя, и так увлеклась, что информация из этих источников и стала основым содержанием романа, а сюжет скомкался. Ну и со стилем она недоработала, потому что правда непонятно, где кончается premier и начинается second degré, если он там вообще есть. И в общем у меня есть ощущение ненужности этого чтения, но думаю, я опять буду в меньшинстве.
Lecture commune choisie par @stephanie.barbet.1907 avec @picorette14 @dededado782 et moi-même.
Petite nouveauté ici, soumise par Steffie: il s’agit d’une double LC. Deux d’entre nous ont lu La Paqueline: la mère nous livre son histoire et les deux autres L’embaumeur: qui donne la parole au fils lors de son procès pour …❓❓
Ma première réaction fut: c’est la sœur de Jean Teulé. Un roman historique très bien documenté, avec beaucoup d’anecdotes interessantes 👩🏫 un ton cru et direct et plein de vacheries. Je découvre cette auteure alors que j’avais 3 livres d’elle dans ma PAL. C’est dire si ses pitch me plaisent mais je n’avais pas eu l’occasion de les en sortir. Merci Steffie.
Bon j’avoue je suis un peu jalouse des 2 qui ont lu La Pâqueline, c’est à dire le récit de la mère, parce que dans le récit du fils le plus kiffant c’est sa mère La Paqueline, elle m’éclate 🤣 Elle est odieuse, laide, sale mais je n’arrive pas à la détester. Donc quand on ne parle pas d’elle, elle me manque et la lecture en est plus longue. La bonne nouvelle c’est que je peux lire ce second livre qui est la suite.
Victornade Victordu victordboyau Victorticolis Victorgnole ou bien encore assassin, fratricide, coucou, vermine, pet foireux…. Voilà les doux surnoms que la maman de Victor lui susurre à l’oreille ❤️🥰❤️. On n’est pas obligé d’aimer ses enfants 😇
Côté historique on decouvre la vie parisienne à l’époque de la révolution, le travail détaillé de l’embaumeur et le commerce des cœurs pour en faire de la mumie 🎨(peinture au glacis incomparable à ce qu’il paraît). Très instructif.
Victor Renard nous livre sa confession sur son crime.
Il débute son récit devant le Tribunal Révolutionnaire en commençant par sa naissance fratricide. Songé-e-s, braves citoyen-ne-s : son cordon ombilicale s’est enroulé autour du cou de son jumeau, tuant Ange par inadvertance.
Depuis, sa mère n’a de cesse de le lui reprocher, en lançant devant elle des fèves quand elle s’adresse à lui. Victor, dont elle déforme le prénom : Victordu car il a le cou de travers (à cause du fameux cordon), ou Victorgnole quand elle le frappe à tout bout de champs.
Au fil des jours, nous lisons la confession de Victor devenu embaumeur par hasard. Amoureux d’Angelique la prostituée, mais épousant la soeur d’un compère.
J’ai aimé suivre Victor, que j’ai trouvé un peu long dans ses explications, mais c’est normal, il recule le moment de sa condamnation et de sa montée à l’échafaud. Victor fou amoureux d’Angélique, pour qui il mène une double vie, soupant deux fois : la première avec sa maîtresse, la seconde avec sa femme.
J’ai découvert le trafique des Mumies : ces coeurs de souverains et de leur descendants desséchés pendant 70 jours puis revendu à des peintres de renoms.
Si j’ai eu un peu de mal avec la découverte largement expliquée du vagin du père de Victor, j’en ai compris toute l’utilité en fin de roman.
Pauvre Victor, pauvre embaumeur qui a recueilli un certain Toussaint, esclave affranchi, et qui lui a appris le métier.
L’image que je retiendrai :
Celle du Voyage des morts des anciens égyptiens que Victor apprend auprès de son maître et qu’il récite pour chaque corps.
Ceci est vraiment un livre fascinant : chaque fois pendant la lecture que je me disais, <Ça ne ce peux pas!> une petite vérification sur des sites web traitant l'histoire de la France suffisant de me convaincre que l'auteur à bien fait ses recherches.
Tout comme, "Plonger" de Christophe Ono-Dit-Biot, si on lit l'Embaumeur tout en faisant un recherche sur les peintres et toiles nommés dans le livre, en plus que d'être divertissant ça sert d'un mini cours d'histoire d'art.
NB: Compte tenu du sujet du livre; il n'est pas recommandé au personnes qui tourne l'oeil. Attendez-vous à des descriptions très exactes et souvent dérangeant du métier.
Un roman historique et très instructif qui vous révèle certaines pratiques de l’embaumement ainsi que l’usage des mumies des cœurs des personnages historiques. Le récit haletant d’un procès dans lequel on se prend à aimer Victor et à détester sa mère. Une écriture fluide qui vous promène dans une époque troublée. L’auteur vous tient en haleine jusqu’à la dernière page dans un style très particulier!
Tellement bien écrit, tellement instructif... Merci pour ce super retour en arrière! J'ai tellement aimé Victor, tellement detesté La Paqueline!* Et cette fin... Que dire? Si inattendue... Bref, un coup de coeur!
Quel suspens jusqu'aux deux dernières pages ! C'est une histoire qui a des aspects de parfum de Patrick Suskin. L'espace du temps de cette histoire, je suis restée rivée à la trajectoire fatale de la vie de Victor Renard.
Je découvrais dans cet ouvrage la plume d’Isabelle Duquesnoy, dont je n’avais entendu que des louanges. L’action se déroule ici dans le Paris puant et crasse de la fin des années 1700, après la Révolution. Victor Renard, embaumeur, entreprend de nous raconter ce qui l’aura conduit devant la justice. De sa vie misérable d’enfant mal-aimé par sa mère, la vilaine Pâqueline, en passant par ses débuts dans la profession, son mariage et son ascension sociale, pour se terminer par l’acte ignoble qui le verra sans aucun doute condamné à la guillotine.
L’autrice a peaufiné ce récit pendant près de dix ans et ça se sent. C’est un véritable roman historique qu’elle nous offre, riche à tous les niveaux et très crédible. Elle réussit véritablement à nous transporter dans ces lieux et cette époque révolue, en faisant appel à tous nos sens. L’ambiance n’est d’ailleurs pas sans rappeler “Le Parfum” de Patrick Süskind. On apprend aussi beaucoup sur le processus d’embaumement à l’époque, sur les techniques utilisées par certains peintres pour obtenir des rouges particuliers (je vous laisse le découvrir), et bien plus. Durant ma lecture, j’avais réellement l’impression de tenir entre mes mains un livre qui avait été poli comme un joyau, ce qui arrive rarement de nos jours.
J’ai cependant trouvé que la confession de M. Renard s’étirait terriblement en longueur, avec moults détails et digressions. Malgré une évolution très intéressante et très réussie des personnages, l’intrigue m’a semblé casi inexistante, ou du moins pas assez présente pour entretenir mon intérêt sur les 470 pages. Le tout couronné d’une révélation finale somme toute assez décevante face à tel “build up”...
En bref, une petite déception, mais sur fond de grand roman, qu’il vaut tout de même la peine de découvrir. J’ai d’ailleurs d’autres ouvrages de l’autrice dans ma pile à lire, dont “La Chambre des diablesses”.
📖 Victor Renard est condamné et livre, à travers ses auditions devant la Justice, son histoire. Depuis sa naissance dans une famille pauvre, les maltraitances qu’il a subi à répétition, son apprentissage d’embaumeur qui a été pour lui une révélation,…
🖤 Dans ce roman historique, Isabelle Duquesnoy, diplômée d’histoire, dépeint une époque (la fin du XVIIIe siècle) avec détails mais sans lourdeurs, nous faisant découvrir le métier d’embaumeur et la réalité du trafic d’organes qui s’opère alors en France et en Europe.
J’ai beaucoup aimé en apprendre davantage sur cette période de l’histoire, la forme de l’oeuvre (sous forme de confessions) est très bien choisie pour mettre en place un suspens de plus en plus insoutenable.
En revanche, ce roman contient beaucoup de descriptions très crues de l’anatomie, des morts, il faut parfois s’accrocher!
L’intrigue dans son ensemble est d’une grande noirceur, l’autrice ne nous épargne rien et il est difficile de prendre vraiment plaisir à cette lecture.
👉 En conclusion, je suis heureuse d’avoir découvert cette oeuvre pour toutes les connaissances qu’elle m’a apportées, j’ai été fascinée par la description du métier d’embaumeur.
Je le recommande aux passioné.e.s d’histoire (et/ou d’oeuvres morbides😅).
Quelle claque ! Ce livre est une merveille. On est complètement plongés dans le Paris de la révolution, on sent les odeurs on entend les bruits.
Victor témoigne devant la cour et son témoignage nous permet de découvrir sa vie. Né avec un jumeau qui ne survivra pas, il est accusé par sa mère, la Paqueline, de l'avoir tué au moment de leur naissance. Victor naît avec le cou tordu et sa mère l'appellera souvent Victordu. Dès le début de ce roman on plonge dans la misère de sa vie et la relation toxique avec ses parents qui ne l'aimaient pas. Il se cherchera des emplois pour mériter sa couche chez sa marâtre et finira au service d'un embaumeur qui lui transmettra son savoir. Isabelle duquesnoy a fait un travail de recherche incroyable pour expliquer le travail de l'embaumeur et nous apprenons avec Victor.
Victor arrivera-t-il à dépasser sa condition misérable ? Quelle sera sa vie ? Il nous la racontera et jusqu'à la dernière page nous lui tiendrons la main.
Je lirai le livre que l'auteure consacre à la Paqueline, sacré personnage !
Dans ce livre, on apprend beaucoup, on rit aussi on s'émeut beaucoup.
Excellent roman historique d’Isabelle Duquesnoy.18eme siècle, Paris , tout au long des 11 jours de son procès qu’il sait perdu d’avance, Victor Renard nous détaille par le menu ce que fut sa vie. Des années d’enfance tourmentées puis l’âge adulte où il semble enfin trouver la paix, grâce entre autre au métier d’embaumeur qu’il apprendra avec beaucoup de talent.Avec grand bonheur et enthousiasme, j’ai dévoré ce roman tant pour sa trame historique, que pour la qualité de l’écriture simple et efficace, pour son humour décapant associé à des personnages tellement attachants, sans parler de l’intrigue qui ne révèle son épilogue qu’en toute fin d’ouvrage. Un vrai bon roman historique, tout y est !
Une très belle surprise que ce livre! L'idée des confidences de Victor à la veille de son exécution dont on ignore les causes rend le récit entrainant sans en faire pour autant le propos unique du livre. Ce qui rend accro c'est le mélange d'un personnage assez improbable et d'un style exceptionnel tout à fait hors du commun. Il y a des livres dont on perd le souvenir rapidement, celui la n'en fera clairement pas partie.
J’ai beaucoup aimé ce roman mélangeant faits historiques peu connus et récit d’un personnage imaginaire dont la vie est plutôt hors du commun. Il y a dans l’écriture un bon rythme et pas mal d’humour (et aussi évidemment, des passages un peu dégueu!). On ne voit pas défiler les 500 pages, mais la conclusion peut paraître un peu rapide et brutale.
Un roman assez fascinant, dérangeant par moments, qui parvient à créer une atmosphère particulière et à nous plonger dans la vie du petit peuple après la Révolution. Je regrette juste un peu que la 2ème partie soit racontée beaucoup plus rapidement que la 1ère.
Une histoire originale et bien documentée, une immersion dans le Paris populaire du XVIII, Mais le parti-pris permanent et répétitif du glauque et du sordide finit par lasser et m'a découragée à la moitié du livre, achevé dans la douleur.
Personnages hauts en couleur, écriture riche, histoire dérangeante, déconcertante,puante et fabuleuse tout à la fois! Impossible de lâcher ce livre jusqu'à la fin.
On ne peut s’empêcher de penser au « Parfum » de Suskind même si ici c’est le remugle de la mort qui règne. On est impatient de connaître la fin et elle vient nous surprendre si nous avons eu la persévérance nécessaire pour une histoire un peu longue…