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Des châteaux qui brûlent
"De la masse qu'on formait autour de lui, "avec lui" pour ainsi dire, une main aurait pu s'extraire sans que personne, ensuite, ne soit en mesure de dire qui était au bout, quel bras et quel visage, et elle l'aurait frappé, lui, et ç'aurait été le déclencheur d'autres coups de poing, la curée, le truc pour se vider sur une victime, le bouc émissaire - que nos blessures et nos misères elles changent de camp". Des châteaux qui brûlent raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Arno Bertina y fait résonner la parole singulière de toutes les forces en présence - comment elles s'affrontent et libèrent des puissances insoupçonnées. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle. Ce roman dit les heurts et bonheurs d'une insurrection aujourd'hui.
424 pages, Paperback
First published August 24, 2017
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Community Reviews
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
May 27, 2022
[Lu dans le cadre d'un projet de recherche]
Voilà un roman qui ne manque pas de souffle, un livre "social" comme les affectionnent les intellectuels français, un récit complexe et touffu qui dénonce beaucoup mais se garde aussi, paradoxalement, de dénoncer quoi que ce soit.
Un livre qui constate qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du néolibéralisme et du capitalisme (ah ouin?) mais qui sait tout de même le faire avec style. Mais... plus de 400 pages pour 6 jours de grève, c'est long, très long, surtout que le "message" et la beauté des procédés littéraires étaient compris au bout de 100. Plus d'économie aurait été plus efficace. surtout qu'on devine rapidement qu'il n'y aura pas vraiment de fin et qu'on devra bien s'en contenter. À moins que l'auteur voulait que le lecteur se sente lui aussi en otage et sans espoir?
Bref, c'est brillant mais un peu ennuyeux.
Voilà un roman qui ne manque pas de souffle, un livre "social" comme les affectionnent les intellectuels français, un récit complexe et touffu qui dénonce beaucoup mais se garde aussi, paradoxalement, de dénoncer quoi que ce soit.
Un livre qui constate qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du néolibéralisme et du capitalisme (ah ouin?) mais qui sait tout de même le faire avec style. Mais... plus de 400 pages pour 6 jours de grève, c'est long, très long, surtout que le "message" et la beauté des procédés littéraires étaient compris au bout de 100. Plus d'économie aurait été plus efficace. surtout qu'on devine rapidement qu'il n'y aura pas vraiment de fin et qu'on devra bien s'en contenter. À moins que l'auteur voulait que le lecteur se sente lui aussi en otage et sans espoir?
Bref, c'est brillant mais un peu ennuyeux.
February 23, 2018
Dans un abattoir de volailles, la puissance du collectif face à la violence des inégalités contemporaines.
Displaying 1 - 2 of 2 reviews



