Pour parfaire l'éducation de son fils Mikédi, le chef de guerre Nakamura Ito le confie à un rônin du nom de Miyamoto Musashi. Un samouraï de légende, le plus grand maître de sabre qu'ait connu l'Empire des quatre Poissons-Chats. Ensemble, pendant six longues années, le maître et l'apprenti vont arpenter la route qui mène jusqu'à la capitale Edo, où l'Impératrice-Dragon attend Mikédi pour en faire son époux. Mais la Voie du Sabre est loin de trancher l'archipel en ligne droite : de la forteresse Nakamura aux cités flottantes de Kido, du Palais des Saveurs à la Pagode des Plaisirs, Mikédi apprendra les délices de la jouissance, les souffrances du combat, et la douceur perverse de la trahison. Avec La Voie du Sabre, Thomas Day plonge ses lecteurs dans un Japon de fantasy, un Japon du XVIIe siècle qui ne fut jamais, où la magie et les dragons existent, où le métal météoritique des sabres est trempé dans le sang.
Thomas Day, né en 1971 à Paris, est un écrivain de SF et de fantasy de langue française. Il a publié une quinzaine de romans depuis 2002, parmi lesquels L’Instinct de l'équarrisseur ou Le Trône d’ébène. Son roman La Voie du Sabre (adaptée en bande dessinée aux éditions Glénat) a reçu le Prix Julia Verlanger en 2003. Il mêle fréquemment des éléments fantastiques à ses récits, et se caractérise par un imaginaire très documenté et une écriture percutante. Infatigable voyageur, il aime tout particulièrement l’Asie du sud-est, les Rocheuses et l’Ecosse. Quand il n’écrit pas, il travaille comme directeur de collection dans une grande maison d’édition. Il réside en région parisienne.
Ce roman, comme bien d'autres, se trouve gâché par une vision archaïque et sexiste des genres. Certes, la langue est fluide et la trame intriguante, mais ce qui m'a fait tomber le livre des mains après seulement quelques dizaines de pages, c'est une hypersexualisation morbide et permanente des personnages féminins qui, en plus de ternir la qualité globale de l'ouvrage, décrédibilise chaque interaction entre les protagonistes. Il existe pléthore de romans de fantasy japonisante qui véhiculent des valeurs bien plus positives (et moins problématiques), donc si vous tombez sur ce roman, un conseil : passez votre chemin.
Court, mais remplis de détails sur les pratiques des samouraïs. Cru dans ses propos, Thomas Day vous embarque dans un superbe récit qui vous montre les aventures d’un maître et de son jeune disciple qui parcourent une partie du Japon, livrent bataille et apprennent l’un comme l’autre et l’un de l’autre. Très facile à lire et mêlant à la foi histoire et fantasy. Un gros oui ! 🙌
Pas mal, intéressante version de l'histoire de Musashi.... Mais l'auteur a vraiment un problème avec le cul. Il en parle touuuuut le temps y a que ça qui l'intéresse apparemment. Bien plus que le sabre en tout cas
Paru chez Gallimard dans la collection Folio SF, La voie du sabre est un roman inédit où Thomas Day narre l’histoire du jeune Nakamura Mikédi, qui deviendra l’élève du meilleur samouraï de tous les temps, le redouté Miyamoto Musashi. Le roman est surtout un portrait de Musahi vu par les yeux de Mikédi. Et ce Musahi, quel personnage ! Guerrier de légende, amant expert et artiste doué, il n’est pas un domaine où il n’excelle. Mais cette excellence a un prix, que Mikédi découvrira peu à peu. En soi, le Japon est déjà pour nous un univers onirique assez exotique. Mais quand il est décrit avec la maîtrise dont fait preuve l’auteur dans ce roman, il devient tout bonnement fascinant. Qu’il s’agisse de la maison des plaisirs ou de la pagode du bonheur, Day nous décrit les lieux comme autant d’estampes japonaises : les détails sont souvent éludés au profit d’une description stylisée plus poétique. Et si le décor semble parfois se perdre dans le brouillard, c’est seulement pour qu’on puisse mieux en percevoir les détails les plus significatifs. Ce décor poétique n’est d’ailleurs pas le moindre des intérêts de cette histoire. Le parcours des deux principaux personnages, Musahi et Mikédi, est lui aussi tout à fait captivant : Musahi incarne la sagesse ancienne, et pourtant pleine de vie, d’un sabreur au sommet de son art. Mais son arme est à jamais vouée à défendre l’opprimé. Mikédi, quant à lui, se découvre peu à peu un destin difficile, exigeant et pourtant très triste. On ne peut qu’être ému devant la richesse de ce récit, qui choisit d’éluder de nombreuses scènes de batailles pour mieux se concentrer sur les réflexions de Mikédi et sur ses multiples interrogations. Il se dégage de ce roman une poésie un peu amère comparable à ce qu’on peut ressentir face à des oeuvres qui évoquent une certaine forme d’inéluctable, comme par exemple Kirinyaga, ou Les chroniques martiennes. On retrouve également ici le fatalisme propre aux civilisations orientales, noyé sous un déluge de pétales de cerisiers, une pluie de politesses, avec parfois des explosions, aussi brèves que brutales, de sexualité ou de violence. D’ailleurs, ces brusques flambées ne sont que des atours du récit, pareils à ces longues traînées laissées à dessein par un calligraphe, ou dans un morceau musical la note stridente qui nous fait mieux savourer la douceur feutrée du reste de la partition. Je n’ai pas parlé des aspects fantastiques, car ils revêtent peu d’importance en comparaison de l’humanité qui s’exprime ici. Ils sont d’ailleurs assez communs : l’Empereur qui n’a plus rien d’humain, mais ressemble plutôt au dragon japonais, le sabre issu d’une météorite, n’ont rien de fabuleux, ni même d’inattendu. Ces éléments traditionnels viennent assez naturellement dans le récit, et sont étayés par de courtes légendes, placées au sein de l’histoire comme des incrustations de nacre dans un travail d’ébénisterie. La Voie du sabre est donc de ces romans qui s’imposent naturellement, par les seules qualités de leur écriture. Remercions également Thomas Day pour sa bibliographie/filmographie abondante et bien sélectionnée, qui fait de ce roman une porte ouverte sur certains domaines propres à la culture japonaise, comme l’érotisme, le suicide ou les arts martiaux.
Lu en allant en Normandie à vélo. Le livre est vraiment sympa et prenant, avec un univers vraiment cool, des scènes et des idées belles ou intéressantes. Vraiment bien. Le personnage de Musashi est intéressant sur sa vision du monde... (il voyage en s'arrêtant dès qu'il veut, regardant les fleurs et insectes...) Les notions de voies, bonheur, destin, amour... sont présentes et font partie de l'évolution des personnages même si elles ne sont pas traitées en détails (c'est une histoire pas une leçon), la manière dont elles sont vues ou utilisées par les persos peut être intéressantes.
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Un récit japonisant qui, à partir de la figure du mythique maître d'arme Musashi, retrace l' initiation d' un jeune fils de seigneur japonais au métier des armes. L' ambiance résolument "fantasy" permet à l' auteur quelques audaces et aussi un soupçon de moralisation (ça existe comme mot ça ?) Sinon, un conseil pour Hans : ne jamais, ô grand jamais lire une préface avant de lire le livre ! Généralement, le type qui l' a rédigée veut faire étalage de sa science et dévoile tout... Rageant.