En pleine grève étudiante, Dave et J-P parcourent pendant quelques jours les routes de la Nouvelle-Angleterre. Entre un feu de camp et une promenade dans le centre historique de Boston, les deux amis réalisent comme ils ont changé depuis leurs années de cégep.
La blonde de J-P, Caro, est restée à Montréal pour enseigner le français dans une classe de troisième secondaire. Tiraillée entre le confort de sa vie de couple et sa peur « d’être devenue plate », elle profite de ses dix jours de solitude pour réfléchir.
Les cigales met en scène les angoisses de la génération Y où chacun peine à assumer sa liberté et vit une remise en question presque constante de ses choix, de ses aspirations, de ses relations amoureuses…
Avec ce premier roman divertissant, Antonin Marquis brosse le portrait subtil de trois jeunes qui « se cherchent », avec en toile de fond les questions de société soulevées par le Printemps érable.
Tant de lieux connus: des rues, des villes, des idées, des sentiments. Un roman qui raconte doucement les paradoxes que vivent les 3 protagonistes devant l'âge adulte et les mouvements sociaux auxquels ils assistent et prennent part. En filigrane, la capacité fugace du littéraire à offrir un sens aux événements que la vie semble vouloir enrober d'un sens commun. J'y reviendrai.
J'ai bien aimé ce court roman. En particulier la première partie qui m'a fait rire à plusieurs reprises, chose rare! Belle écriture aussi. Un jeune auteur à suivre.
2.5/5 étoiles ⭐️ Ce que j'ai aimé : on se reconnaît facilement à travers les personnages et leurs quotidiens de jeunes adultes dans le début de la vingtaine. À plusieurs reprises, je me suis dit avoir déjà eu les mêmes réflexions, les mêmes doutes, les mêmes façons de penser. Ce que j'ai moins aimé : quête floue ? L'histoire est assez slow paced, si vous chercher de l'action, vous serez sans doute déçu (de toute façon, je ne pense pas que le livre se vend comme du genre littéraire action, loin de là). Bref, une lecture simple d'une époque marquante québécoise. Si vous croisez le livre, tant mieux, mais je ne sais pas si ça vaut le détour.
Un petit livre relax qui touche à l'histoire récente du Québec et de Montréal. Les défis, les victoires, et les tranches de vie des jeunes adultes de quelques générations d'avant sont décrits avec émotions, mais surtout de façon à pouvoir empatir avec eux. Même avec les multiples différences générationnelles, je m'identifie à eux et à leur struggles.
"Tenaillé depuis trois ans par la désagréable sensation de n'être pas assez weird pour son domaine, il s'était donc retranché dans sa normalité, la portait fièrement comme gage de sa différence et de son authenticité."
3,5 J'ai bien aimé. Il est aisé de s'identifier aux personnages de ce roman. Contrairement à d'autres "reviews" que j'ai lues, je ne trouve pas que l'oeuvre vieillira mal parce que le Printemps érable y est évoqué.