Au premier abord, on est face à une histoire très classique dans laquelle on suit Lerew, un jeune homme vivant dans un village de pêcheurs sympathiques aux abords duquel vit un enfant qui prépare des potions de soin et qui a la mauvaise réputation d’être un peu sorcière. A la suite d’une tempête, Lerew échoue quasiment mort, l’enfant le soigne mais le transforme au passage, lui laissant en lui une part de lui-même qui fait qu’ils doivent désormais rester ensemble.
On nous parle donc d’amitié, de compréhension, d’acceptation de soi-même et des autres, quelque chose d’assez bateau mais qui est porté par un duo somme toute plutôt sympathique même si Lerew, rebaptisé Fran par son créateur est un peu fatiguant par son aveuglement. Heureusement, Einstein relève bien le niveau, ce garçon sorcière étant très attachant et il y a quelques touches d’humour, notamment grâce aux animaux de compagnie, qui permettant d’alléger un peu le scénario assez pesant. L’intrigue surnaturelle fonctionne ben également, c’est assez sympathique de passer par quelque chose d’assez étrange pour nous présenter des thèmes classiques et l’introduction d’une antagoniste dans la dernière partie du récit est intéressante.
Mais le gros point fort de ce titre est son graphisme qui m’a complètement charmée. Les planches sont très chargées et pourraient sans doute fatiguer, mais, personnellement, je les ai adorées et je me suis régalée avec tous les détails présents. C’est une vraie splendeur à admirer, qui rend l’ensemble assez hypnotique.
Je suis très fan du style de dessin mais le tome 1 est fouilli. Il y a une quête qui se dessine en milieu de tome mais les péripéties sont un peu décousues et tous les obstacles surmontés en un claquement de doigts...