À l’heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu’à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité. Et si le travail de soin, les modes de vie égalitaires et durables souffraient du même mépris qui a longtemps occulté le savoir et l’action des femmes? Ce livre postule l’urgence de l’écoféminisme. Comprendre les similitudes dans le fonctionnement du patriarcat et de l’exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance.
Les auteures de ce recueil réfléchissent à la décentralisation du pouvoir, à la décolonisation, aux droits des animaux, à la crise de la reproduction, aux grands projets d’exploitation des ressources, au retour à la terre, à la financiarisation du vivant, à la justice entre générations. Toutes sont engagées sur plusieurs fronts pour freiner la destruction du monde. Et pensent que nous n’y arriverons pas sans rompre radicalement avec l’idéologie de domination.
On nous présente une impressionnante brochette de militantes, dont les horizons et luttes différent et s'entrecroisent. Ces réflexions m'ont amenées à découvrir une branche des luttes qui me parle et qui me rejoint à quelque part de profond. Un ouvrage qui ouvre la porte vers d'autres lectures (les références ne manquent pas). Un coup de coeur à relire et à explorer mille fois.
C’est ce genre de livre que tu pourrais lire 28 fois avant de tout comprendre et encore… C’était pour moi une initiation à l’écoféministe. J’ai bien aimé le début où on explique ce qu’est l’écofeministe et d’où ça vient. Je pense qu’il me manquait beaucoup de notions pour tout comprendre, mais c’est un début. C’est intéressant que ce soit un collectif puisqu’il y a plusieurs textes de différentes auteures donc on peut y lire différents sujets écrits de façons distinctes. Coup de cœur pour le dernier texte, qui donne de l’espoir. Également, le livre déborde de références vers d’autres livres/textes/ressources pour en apprendre davantage sur les différents sujets. Finalement, j’aime beaucoup la couverture du livre hihi :) .
L’introduction qui propose une typologie des écoféminismes est intéressante, mais ce sont surtout les deux derniers textes qui sont de petits bijoux d’inspiration et d’espoir. Les autres sections m’ont moins accrochée.
L'écoféminisme, lutte conjointe du féminisme et de l'écologie. Le parallèle entre l'exploitation de la reproduction des femmes et l'exploitation des animaux et des terres par le patriarcat capitaliste. À quoi ressemble une lutte écoféministe ? Comment mettre le féminisme au service de l'écologie et vice-versa ? Comment faire pour que ces luttes parallèles se rejoignent sans tomber dans l'essentialisme ?
Je reste totalement sur ma faim après ces courts essais certes globalement intéressants mais qui ne me semblent apporter aucune réponse concrète à ces questions. C'est le deuxième recueil que je lis aux éditions Remue-Ménage, deuxième recueil qui me laisse peu convaincue, en dépit des autrices de haut niveau. La longueur des textes, qui ne font qu'effleurer la surface, y sûrement pour beaucoup.
J'ajoute que malgré le préambule incitant à se défaire de ce vilain défaut qu'est la tendance à vouloir mettre de la science dans l'écologie, la mention du féminin sacré et du spirituel ne m'a pas exactement mise dans de bonnes dispositions envers ce recueil.
Cet essai m’a profondément déçu, car il n’a apporté aucune réponse aux questionnements pourtant intéressants qu’il soulevait. Le contenu était inégal et ne faisait qu’effleurer les sujets, avec beaucoup de mots pour, au final, ne rien dire. Si, dans un roman, le non-dit peut parfois être une richesse, dans un essai, c’est une faiblesse. Le format très court semble contraindre les auteures à dire ce qu’elles vont aborder, en parler à peine, puis résumer rapidement ce qu’elles ont à peine exploré. Un résultat frustrant et malheureusement sans profondeur.
Parce que ce livre m’a fait découvrir 1) une communauté d’appartenance ; 2) qu’il est permis de nommer la gangrène de notre temps, soit le capitalisme et le patriarcat ; 3) de nouvelles auteures ; 4) des mots qui expriment ce qui s’est passé à l’intérieur de moi lorsque j’ai porté la vie ; 5) un exemple concret de militantisme libertaire ; 6) que je ne suis pas seule à porter l’urgence ; 7) qu’en fait, je suis moi aussi une écofémiste qui s’ignorait. Merci !
Parce qu'il réunit au sein d'un même ouvrage des auteures aux sensibilités diverses, Faire partie du monde offre une très bonne introduction aux enjeux écoféministes. Il m'a réellement donné le goût d'approfondir le sujet. Je recommande.
Bonne lecture pour identifier des termes, des pistes de réflexions et des angles morts. Il serait très chouette une mise à jour de ces textes en date d’aujourd’hui. Cet ouvrage fut lu dans mon Cercle de Lecture, tant dans la quatrevingtaine que dans trentaine ses autrices furent appréciées !
Bonne introduction aux différents mouvements écoféministes, pour les personnes qui souhaitent s'initier. À elle seule, la dernière nouvelle vaut 1000 étoiles!