Der Traum des grenzenlosen Kapitalismus, der Traum von Reichtum und Fortschritt, ist im September 2008 endgültig geplatzt. Das gilt für Eugène, den gescheiterten Manager genau wie für die Stadt, in die man ihn geschickt hat: Detroit - einst das Herz der aufstrebenden Industrienation USA - jetzt nur noch Rost und Ruinen. Hier kreuzt Eugènes Weg den von Charlie, einem Zwölfjährigen, der sich auf die falschen Freunde eingelassen hat. Er trifft Gloria, Charlies Großmutter, die Himmel und Hölle in Bewegung setzt, um den mittlerweile verschwundenen Jungen wiederzufinden. Außerdem Lieutenant Brown, dessen Job es ist, solche Kinder zu suchen. Und dann noch Candice, die Kellnerin mit dem »strahlenden, roten Lächeln«. Raffiniert spielt Thomas Reverdy mit Versatzstücken des Noir-Genres, um das Ende einer lange gültigen Vorstellung der Moderne in Moll zu besingen.
„Im Moment ihres Untergangs ähneln alle Zivilisationen kopflosen Hühnern.“ In aller Kürze Wenn Sie die Folgen wirtschaftlicher Verelendung interessieren, prägnant und ironisch auf den Punkt gebracht, liegen Sie mit diesem Roman richtig.
Zuerst kamen die Gräser, dann die Sträucher und schließlich sprengten Baumwurzeln Straßen und Hausfassaden. Die Natur holte sich weite Teile der Stadt Detroit zurück, seit durch die Wirtschaftskrise die Arbeitsplätze verloren gingen, die öffentliche Ordnung nur an einem dünnen Faden hängt und immer mehr Menschen die Stadt verlassen. Von einer ehemals blühenden Industriestadt bleibt eine gewaltige Industriebrache zurück, auf einer Fläche so groß wie San Francisco, Manhattan und Boston zusammen. Ganze Straßenzüge werden verlassen, ausgeplündert und verfallen in flottem Tempo. Ausgesetzte Kampfhunde streunen herum. Der Stadt steht ein harter Winter bevor, sie befindet sich in jeder Hinsicht am Vorabend einer Katastrophe.
Am Rande dieser riesigen Industriebrache soll der französische Ingenieur Eugène für einen Automobilkonzern die Plattformproduktion eines neuen Modells „Integral“ einführen. Da Eugène bereits als Werkleiter in China gescheitert ist, könnte man auf die ketzerische Idee kommen, dass es auch mit seiner Firma inzwischen bergab geht und er in Detroit einfach vergessen wurde. Seine Abteilung und sein Arbeitsplatz wären bei seiner Rückkehr nach Frankreich vermutlich sowieso nicht mehr da gewesen.
Als bei Wintereinbruch die Leiche eines Kindes gefunden wird, kommt Lieutenant Brown an den Fundort, ein unauffälliger Polizist kurz vor der Pensionierung. Während die Stadt im Chaos versinkt, sind es Leute wie Brown, die das soziale Leben noch notgedrungen zusammenhalten. In der Stadt verschwinden auffällig viele Kinder, auch Kinder, die noch zu jung sind, um aus eigenem Antrieb von zuhause auszureißen. Die Polizei ist zu schlecht ausgerüstet, um in der Sache zu ermitteln; oft haben die betroffenen Familien auch schlicht kein Interesse, durch eine Anzeige die Aufmerksamkeit der Polizei auf sich zu ziehen. Browns Instinkte als Cop funktionieren jedoch noch perfekt und er ist überzeugt davon, dass wirtschaftlicher Niedergang, Korruption und die verschwundenen Kinder zusammenhängen müssen. Irgendwo in der Stadt muss es einen Rattenfänger geben …
Thomas B. Reverdys postapokalyptischer Roman spielt in diesem Jahrtausend. Ein Kunstgriff (Charlies Großmutter Georgia erzählt die Familiengeschichte aus der Zeit kurz nach 1967) verknüpft Stadtgeschichte und Fiktion. Der Autor tupft sein Szenario mit Sinn für Ironie kurz und knapp auf; der größte Teil des Romans findet im Kopf des Lesers statt. Die Abwesenheit von Frauen in der Handlung erinnert daran, dass wirtschaftlicher und sozialer Niedergang häufig daran zu erkennen ist, dass junge, leistungsbereite Frauen eine Gegend verlassen. Eugène, Browne und der 12-jährige Charlie spielen anfangs die zentralen Rollen – alle drei Figuren sind Reverdy absolut gelungen. Verblüffend authentisch und dabei voller Ironie trifft Reverdy z. B. Persönlichkeit und berufliche Situation des Anzugträgers Eugène. Wie sich das Verhältnis zwischen Konzernen und ihren jungen Managern doch in diversen Ländern gleicht! Nicht gefallen hat mir das sprachlich umständliche Lavieren um eine Rattenfänger-Figur, das so gar nicht zum prägnanten Stil des Autors passt. Im Deutschen und im Französischen gibt es dafür einen konkreten, populären Begriff.
Mit seinem kurzen und prägnanten Roman zum wirtschaftlichen Niedergang einer ehemals blühenden Industrieregion hat Thomas B. Reverdy mich überrascht und begeistert. Unbedingt empfohlen!
ça se lit comme un roman d'anticipation sur l'état d'une ville (Détroit) post-apocalyptique. Bien écrit et baigné d'une douce mélancolie et d'un désenchantement qui résonne encore actuellement.
Lorsque Eugène arrive à Detroit, le jeune ingénieur automobile pense qu’après une première expérience malheureuse d’expat en Chine, il va pouvoir rebondir. On lui a en effet confié la préparation d’un projet de voiture multi-plateforme, censé relancer les affaires de l’entreprise moribonde. Ce jeune «J3C», dans le jargon on appelle ainsi un Jeune Cadre à Carrière Courte, va en effet pouvoir s’investir à fond dans cette coopération entre les usines du groupe, car Detroit n’est pas vraiment très attirante. Entre l‘aéroport et la ville, des kilomètres carrés de parcelles identiques. On est bien loin des années 60 quand les Who venaient donner leur premier concert ici. Après avoir franchi Downtown, au bord de la rivière, il poursuit sa route en direction des lacs et du Canada, découvre «les énormes cylindres de verre du Renaissance Center, le cœur de l’Entreprise, le siège mondial géant du géant mondial de l’automobile» et comprend que sa mission sera loin d’être une sinécure. « On dirait que les choses s’emballent. Que toute la ville fout le camp et le maire avec. Les enquêtes et les démissions s’enchaînent, il paraît que même le FBI est sur le coup.» Lehman Bothers a fait faillite, le maire a été contraint à la démission face aux 38 charges d’accusation retenues contre lui. C’est le début de la fin, car « le pire est toujours au-delà de nos attentes.» Le pire pourrait être illustré par l’histoire de Charlie, que Thomas B. Reverdy a eu la bonne idée de retracer en parallèle à celle d’Eugène. Elevé par sa grand-mère, le garçon à peine adolescent, retrouve des amis qui passent leur temps à errer dans les rues délaissées, les habitations vandalisées, les quartiers fantômes où se développent toutes sortes de trafics. Un jour, il décide de prendre son baluchon et de les suivre dans une virée qui les mènera au cœur de la zone, dans une ancienne école devenue le refuge de tous les jeunes sans avenir. Sans doute que leurs noms figurent sur les dossiers retrouvés éparpillés dans les locaux du Precinct 13 qui avait fermé pendant l’été et qui s’occupait plus particulièrement de délinquance juvénile. A l’image de Brown, le policier qui essaie tout de même de faire son possible, Eugène essaie de survivre à la catastrophe qui, de jour en jour, prend plus d’ampleur. «Comme dans toutes les crises de système, il devenait impossible de prévoir jusqu’où pouvait s’effondrer Detroit. » Il va trouver un peu de réconfort au Dive Inn où il a pris l’habitude de prendre un verre le soir parce qu’il peu y retrouver la serveuse, Candice. «La fille au rire brillant et rouge était sa principale raison de revenir.» Entre le récit factuel et le reportage, sans ajouter du pathos quand les faits parlent d’eux-mêmes, l’auteur nous donne à vivre ce que des centaines d’articles économiques et d’analyses sur la désindustrialisation et les ravages de la mondialisation ne peuvent montrer. Derrière les chiffres, il y a de la chair, du sang et des larmes. Pour finir 2015, j’ai choisi de vous parler de ce roman, parce qu’il me semble être le plus emblématique de l’époque et plus particulièrement d’une année qui ne restera sans doute pas dans les mémoires comme la plus joyeuse du XXIe siècle. Mais aussi et surtout parce que l’histoire de Charlie et celle d’Eugène ne sont pas terminées. Parce qu’ils n’entendent pas être sacrifiés, malgré les oracles, parce qu’ils savent que demain est un autre jour. A tous ceux qui me suivent occasionnellement ou plus régulièrement sur ce blog, je souhaite une très belle année 2016 !
"Ceux qui restaient, ceux qui n'étaient pas armés pour quitter la ville, n'étaient pas les mieux armés pour rester non plus."
Au travers de la destinée de cinq personnages, on assiste à la lente déliquescence de Detroit : le paysage urbain qui tombe en ruine, le sentiment d'abandon de ceux qui restent, leur incrédulité et leur fatalisme face à la situation, la vie qui continue malgré tout dans une sorte d'engourdissement, parce que personne ne sait par où commencer pour redresser les choses. On touche du doigt la précarité de notre mode de vie, la rapidité à laquelle tout un système peut s'effondrer.
Je ne suis pas entrée tout de suite dedans, mais peu à peu ces trois destinées prennent un sens et se croisent dans ce monde détruit par les "subprimes".
L'auteur écrit à la manière d'une photographie de paysage fantôme. Son écriture du vide est abyssale sur Detroit. Et le chaos se poursuit au restaurant, style diner, « Dive in » où Candice, y travaillant, est prise d'effroi par un passé qui la rattrape, quand le policier Brown la questionne sur un suspect dans une affaire d'enfants disparus dans la ville … Ce soir-là, elle n'est pas seule, cet ingénieur français, régulier au comptoir, vient d'apparaitre devant elle ; Il lui parle franchement du revirement de situation dans laquelle son chef, après l'avoir envoyé ici, ne lui donne pas de nouvelles, maintenant que l'entreprise est en train de faire faillite, avec son éventuel retour en Europe. Cette frayeur passée, ils parlent, elle lui raconte sa vie. À partir de ce moment, le champ du roman est d'autant plus libre entre inconnus, qui ne le sont plus. Puis les protagonistes, le policier Brown et la grand-mère de Charlie disparu, sont attachants quand ils cherchent les enfants disparus, tout en se questionnant sur la centaine manquante dans cette ville. Dans cette lignée du chaos, l'auteur, au presque roman noir, est en phase avec la catastrophe, et l'effet papillon bat son plein avec la fin probable de son histoire.
Couldn’t finish as was going sooooo slowly. My husband went to a conference in the US for 10 days and came back and remarked that I’d hardly budged.
So setting is fine ... Detroit post 2008.. young French engineer turns up to observe a city in full decline. Burning buildings, sad bachelors hanging out in bars, jaded and overworked police force. Lot of ingredients but the writing just couldn’t pull me in to the characters. At one point thought I was reading a set of loosely connected essays. So, terribly sorry m. Reverdy but I’m calling it at p95 and book is going back to the Book exchange
Detroit ha rappresentato prima il declino dell'economia industriale e dopo la crisi finanziaria del 2008 anche la catastrofe dei mutui subprime e il deserto dei centri urbani. Oggi la realtà è meno cupa, ma l'esperienza di Motor City fa da monito alle generazioni future: ovviamente senza speranza di essere preso in considerazione. L'intreccio del romanzo meritava però una tensione morale più alta.
21/30 Esecuzione un po' altalenante: ci sono delle parti ottime e altre un po' tirate via. La prosa a tratti fa una certa difficoltà ad attecchire e a prendersi una propria dimensione. Il tema principale, così come era stato presentato dalla sinossi, dall'incuriosirmi è passato al non interessarmi più di tanto - ma mi rendo conto che è un mio limite. Tutto sommato direi che è abbastanza buono, anche non lo ritengo un titolo imperdibile.
Muy interesante la situación de Detroit durante la crisis sub-prime, el libro transporta al lector a esa situación, eso es interesante. Finalmente se puede leer una intención anti-capitalista en el libro lo que está bien, es una situación particular en época de crisis. Buen libro.
Das Buch eröffnet die Möglichkeit den Teiluntergang der westlichen Zivilisation nordamerikanischer Prägung noch im Moment des Geschehens voyeuristisch zu beobachten.
Thomas Reverdy a manifestement le talent pour dévoiler l'âme et la beauté d'une ville, et qui plus est, à l'abandon et gangrénée par la corruption. Ce roman choral animé par les "survivants"de Détroit est terriblement envoûtant.
9e lecture du Goncourt des lycéens. Enfin un livre dont je n’aurai pas une dizaine d'éléments à critiquer. Le récit prend place à Détroit à l'aube de la crise des subprimes (2008). Il met en scène plusieurs personnages vraiment différents, ce qui nous donne des points de vue très diversifiés. J'aurais cependant préféré que les histoires de Gloria soit plus développée à l'instar de celle de Candice. Ce n'est pas un coup de cœur mais j'ai quand même apprécié de découvrir cet univers dévasté par l'argent.
I've always been intrigued by the demise of Detroit. First heard this book reviewed on RFI amd knew I wanted to read it - found it at the Joburg Alliance Francaise library - many years have passed since I signed out a book - won't be many days before I do it again. Right - back to the book - Il etait une ville is probably more than enough reason to hope that Bernie Sanders becomes president of that country. If I came from Detroit, I'd certainly want radical change.
Detroit, ville abandonnée. Atmosphère glauque. Un thème qui ne me passionne pas. Mais j'ai beaucoup aimé le style de Thomas B. Reverdy et me suis tout de même laissée embarquer dans l'histoire. On s'attache aux personnages, ce qui m'a fait apprécier la fin.