Le Québec aime beaucoup ses lunettes roses. Elles lui permettent de chérir son image de société égalitaire, accueillante, juste et non violente. Mais il faut parfois les enlever, ne serait-ce que pour vérifier l’état du monde. Ce geste est devenu une spécialité d’Alexa Conradi.
Elle se penche dans cet essai sur des sujets qui font détourner le regard: culture du viol, austérité, islamophobie, colonisation, exclusion. Avec courage et générosité, elle nous invite à jongler avec une pluralité de perspectives, pour résister à la division. Car c’est en tenant compte des savoirs féministes et postcoloniaux que nous pourrons résoudre les conflits et affronter dignement les crises qui guettent le Québec.
Alexa Conradi nous invite à réfléchir de façon critique à nos rapports collectifs avec, entre autre, les autochtones, les personnes immigrantes et les femmes. Je souhaite que ce livre soit fortement lu: si vous voulez ma copie, contactez-moi.
Un ouvrage nécéssaire! J'ai toutefois trouvé que le livre manquait parfois de structure. Aussi, il oscillait entre le compte-rendu et la critique sociale. Je m'attendais aussi à lire quelque chose de plus accessible, vulgarisateur peut-être. En effet, ce livre traite de nos angles morts, mais je doute qu'il sache convaincre une personne qui les nie ou en désaccord.
Bien qu'ancré dans la réalité québécoise, le propos a été dilué pour le rendre le plus universel possible ce qui lui fait perdre de sa couleur. Rien de bien nouveau pour quiconque a fait des études critiques universitaires.