" Le jour où Richard Adam comprit qu'il n'avait qu'une vie, il n'avait jamais été si proche du ciel. "Charpentier sur les immenses tours d'acier de Duluth, dans le nord des États-Unis, Richard Adam n'a jamais oublié le sang indien qui coule dans ses veines. Mais le retour sur sa terre natale pour enterrer sa mère va le plonger dans un monde dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence.
Ecrivain ayant vécu entre Paris et l'Afrique, Maxence Fermine est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles. En 1999, il se lance en publiant 'Neige' qui est une agréable surprise. Fort de ce premier succès, l'auteur se consacre pleinement à l'écriture. Toujours en 1999, il dévoile son deuxième roman, 'Le Violon noir'. En 2000, il écrit 'L' Apiculteur' qui reçoit le Prix del Duca et le Prix Murat en 2001. La même année, il co-écrit 'Sagesses et malices de Confucius le roi sans royaume' avec Olivier Besson. Véritable bourreau de travail, il enchaîne avec 'Opium' en 2002, 'Billard blues', 'Jazz blanc' et 'Poker' en 2003. En 2004, il décroche le Prix Europe 1 grâce au roman 'Amazone'. S'en suit les romans 'Tango Massaï' en 2005 et 'Le labyrinthe du temps' en 2006. En 2007, Maxence Fermine publie 'Le Tombeau d'étoiles'.
L'histoire d'un homme qui revient sur ses racines indiennes, l'histoire de Sioux qui finit dans les casinos et l'alcoolisme au fil du temps, l'histoire d'un loup solitaire qui devient lentement une réalité. Votre Fermine d'habitude, pour les fans du genre.
La storia di un uomo che torna alle sue radici indiane, la storia dei Sioux che nel tempo finisce in casinó ed alcolismo, la storia di un lupo solitario che piano piano lo diventa veramente. Il vostro solito Fermine, per gli appassionati del genere.
Je remercie Netgalley et les Editions Michel Lafon pour cette avant-première.
Après Le palais des ombres, j’avais toujours voulu lire un autre roman de cet auteur, Maxence Fermine. C’est le cas avec Chaman. Un roman court qui diffère complètement du premier lu. Et je ne regrette absolument pas ma lecture. En un peu plus de 130 pages, Maxence Fermine fait vraiment le tour du sujet dans cette quête d’identité, de racines. Bravo ! C’est très bien construit. Le sujet est de plus très intéressant et fait partie de ceux que j’affectionne assez. L’histoire des Indiens d’Amérique et le joug des Etats-Unis sur ces différents peuples. Maxence Fermine titre chacun de ses chapitres en anglais ou d’un terme indien que l’on retrouve dans le chapitre. De plus, des citations de personnalités permettent encore mieux de comprendre le thème.
Richard a 45 ans. Il est Indien par sa mère. Il se trouve à un instant de sa vie où il est prêt à basculer de l’autre côté. Mais il a fait une promesse. Mariée à un blanc, sa mère est devenue une paria au sein de sa communauté. Etant donné qu’elle vient de mourir, il veut respecter sa dernière volonté. Que ses cendres soient dispersées sur la terre de ses ancêtres. Ce sera pour lui une révélation. Très peu porté sur la famille, solitaire, il va rencontrer la jeune soeur de sa mère, sa famille mais aussi le Chaman et une femme, la Rêveuse. Il a eu quelques aventures, sans lendemain. Mais il n’a jamais voulu s’engager. Avec cette femme, il sent que c’est le grand amour. Mais comme il doit repartir, il ne veut rien promettre, rien dire. Et surtout, un évènement va tout faire basculer et on comprend mieux l’histoire du loup en début du roman.
Dans cette quête de ses ancêtres, ce rappel au passé, ce devoir de ne pas oublier, des événements, qu’il ne comprendra pas et les autres non plus, vont arriver. Ce métis ferait-il partie des leurs ? Il va retrouver donc sa vraie famille. Il va enfin savoir qui il est.
Ce roman a une visée politique. Maxence Fermine détaille bien le quotidien des Indiens, parqués dans des réserves. Ils ont été spoliés de tout par les différents gouvernements. Alcool, drogue, ils tentent de tenir, de vivre et de survivre. Certains sont toutefois heureux. Pique envers Donald Trump avec cet oléoduc qui va, encore plus, dénaturer ces paysages. Personne ne pense aux Indiens, ils sont devenus quantité négligeable. Toutefois, il reste encore de très beaux coins où la main de l’homme n’a pas encore été posée. Jusqu’à quand ?
Le roman donne également une belle part à la mort, à la façon de faire son deuil, lorsque cela touche une personne très proche, trop proche. On peut vite sombrer dans la dépression.
Je remercie Netgalley et les Editions Michel Lafon pour cette avant-première.
Résumé Chaman de Maxence Fermine
Richard est un charpentier du ciel. Il se trouve en hauteur et il pense à sauter.
Mais il se rappelle que sa mère vient de décéder et qu’il lui a fait une promesse sur son lit de mort.
#219pages #roman - https://vie-quotidienne-de-flaure.blo... Sur les traces de Richard Adam, hiver 2016 - 2017, entre le Dakota du sud et le Wyoming dans le nord des États-Unis. Un conseil, lisez les phrases que j'ai sorties du texte, il y en a quelques-unes qui sont criantes de vérité. Des citations que l'on doit à de grands chefs indiens. Elles introduisent les chapitres courts. En titre, un mot est retenu, on le retrouve dans le texte qui suit. Un livre qui m'a plu pour le récit mais aussi pour les découvertes que j'ai faite sur ce peuple et cette partie d'histoire. Maxence nous permet de découvrir les rites, les coutumes et les croyances de ce "vieux" peuple qui a su transmettre ses institutions. Bien sûr, c'est un roman mais il y a beaucoup de références sur des faits passés. Les descriptions des paysages sont réalistes, on s'y croirait. La nature est respectée par ces tribus, elle est leur richesse. S'il faut comparer mes deux lectures de cet auteur, ZEN restera plus dans mes souvenirs. L'écriture est plus poétique. Un auteur que je vais suivre avec plaisir.
"L'automne, la chevelure rouge et or des sorbiers, trembles, érables, chênes et autres bouleaux à papier dessinait sur l'horizon des tableaux incendiaires que l'hiver blanchissait un matin par surprise."
Ce roman voguant entre quête de racines, voyage initiatique et histoire amérindienne est arrivé à point nommé entre mes mains en cette période post-thanksgiving, une fête prônant la grâce providentielle de l'entente entre natifs américains et immigrés américains qui malheureusement à bénéficié outre-mesure aux uns qui ont dépossédés les autres.
Il est toujours bon de ne pas oublier qu'il y a toujours plus de perdants que de gagnants dans n'importe quelle guerre. Bien souvent ceux qui l'emportent ne sont pas les plus sages.
Une jolie écriture pour un livre très (trop) court sur un homme qui découvre ses racines Indiennes et en est transfiguré. J'ai apprécié la balade mais j'aurais préféré une bonne randonnée voir une expédition : J'ai souvent beaucoup de mal à me satisfaire des récits trop courts, surtout lorsqu'ils me plaisent.
Cette fois-ci, Maxence Fermine nous fait voyager dans les réserves indiennes d’Amérique du Nord. Richard Adam, qui vient de perdre sa mère, décide de se rendre à Pine Ridge, la réserve de ses ancêtres maternels, pour rendre à la terre celle qui l’a élevé et ainsi donner à son esprit la quiétude. La mort et la vie comme deux faces d’une même pièce, on retrouve cet amas de racines qui lient toutes choses entre elles, aussi contraires puissent-elles être, et qui suggère l’animisme. Au moyen de sa structure symétrique, quand les scènes du début se reflètent dans la fin du livre, on suit ce personnage dans sa quête identitaire. Qu’est-ce qu’être indien ? Si il ne peut y avoir de réponse unique, Chaman nous plonge dans les conflits que l’Histoire a engendrés, dans la philosophie de la tribu Lakota et finalement nous démontre qu’être n’est pas une question d’environnement. Son écriture, toujours imagée et poétique, sont autant de rappels à la beauté de la nature.