Dans cette autofiction au style oral, Zarca raconte les coulisses du guide des bas-fonds parisiens qu'il rédige depuis 2016. Pour alimenter son ouvrage, l'auteur pénètre dans les catacombes interdites par une plaque d’égouts, déambule dans le Barbès des lascars, achète une arme aux fachos de la rive gauche et les hôtesses de Pigalle, teste la 4-MEC, nouvelle drogue des milieux homosexuels, se fait frapper par les toxicos de la Chapelle, explore le Love Hotel de la Rue Saint-Denis et s'engouffre dans une backroom sordide située à Montparnasse, le tout à grands renforts de cocaïne, d’alcool et de shit. Mais en pleine rédaction de son guide de l'underground, l'auteur est victime d’une tentative de meurtre et sa sœur Dina succombe à une overdose. La virée parisienne se transforme en traque. Repéré grâce à son blog Le Mec de l'underground, Zarca publie aux éditions Don Quichotte ses deux premiers romans Le Boss de Boulogne en 2014 et Phi Prob en 2015. En 2017 est paru P'tit Monstre aux éditions La Tengo. Dans ses textes, l'auteur expérimente une littérature radicale, marquée par un style oral. Paname underground est son quatrième roman.
Interesting read as I learned a ton of slang and got to see a more “street-style” way of writing but the plot felt a bit disjointed and at times, difficult to follow.
Dubitative. Intéressant pour la plongée dans un autre Paris. Pas très littéraire dans la forme, parfois complexe à capter. Personnages intéressants, donne envie de les connaître. Trash mais je ne doute pas que tout ça existe. Intrigue excessive mais pas trop mal construite. Et ce prix de Flore, snobisme des bobos intellos rive gauche ???
L'envers du décor de Paris, et qu'est-ce qu'il est moche.
L'auteur, Zarca, joue sur la frontière entre le vrai (il incarne son propre rôle) et la fiction en nous entraînant dans une tournée des quartiers chauds de Paris en quête de matière pour rédiger son prochain livre, un guide de l'Underground parisien (qui doit au départ s'appeler Paname Vice City), sur une idée originale de sa "frangine" Dina. Sauf qu'on essaie de le tuer et que Dina meurt d'une overdose suspecte. La tournée de Paris se transforme alors progressivement en quête de réponse... puis de vengeance. Le tout raconté avec l'argot parisien et dans une ambiance complètement hallucinée, puisque le perso enchaîne les splifs, l'alcool, les médocs et les rails de coke et j'en passe, pas forcément dans cet ordre.
Pour ceux qui bougent Pas pour ceux qui s'chient dessus
Like belling more flake at five am and powering through til' ya dealer’s back on at one, Zarca’s writing got me hooked worse than the gear I used to smash in a vain attempt to fill the aching void in my soul.
Having devoured a large portion of JZ’s latest bouqin, Chems in much the same way I used to devour a gram of special k (viciously, secretively, with drool running down my chin), I knew I’d have to top up my Zarca stash sharpish or risk running out of the elixir to my beautiful, toxic escape.
I don’t know about you but three great obsessions in my life have long been sex, drugs and France, although I always thought the French didn’t really get drugs in the way that their similarly spoiled, decadent Western European neighbours do. When I lived in l’Hexagone, the only dealers you’d find in nightclubs were selling point-one’s of mandy at €10 a pop. In the UK we sprinkle that on our cornflakes, and you should see what those dreadlocked Spanish and Italians are doing with speed. It’ll make you cracher une galette.
But here we are, barely a page into Paname Underground and you’re down some grimy yet somehow romantic (it’s Paris, innit) ruelle in la Pigalle. It’s almost as if Maupassant himself has dragged you out for a demi and an oggle at les talonneuses, except now your boy’s bunning cro and copping poppers before taking next man’s chick (or is she his sista?) to the hotel, motel, Holiday Inn for a banterific champers and gak romp-fest. Similar territory to Bel-Ami, then.
It’s not all snorting and porking though. There’s fighting, shouting, plus more names for spliff, puke and punch that the Innuit have for snow. Imagine if Irvine Welsh wrote a travel book, or Bill Bryson got a taste for la chnouff and thought he needed to prove he wasn’t un mec fragile. This is kind of what you’d get.
The beauty of autofiction is that it all feels real but once you’re tied in it can go pretty much anywhere. Do I buy Zarca’s tough guy fantasizing? Nope. Does he take you on a fairly visceral, if at times superficial tour of the hidden, murky depths of the city of light, visiting places you’d probably never dare to go and meeting individuals you’d probably never dare to meet? Yurp. So back that shot of sky and rack up the cécé, cousin, tonight we’re heading underground...
Ça sent le stupre et l’ultraviolence et on en redemande. L’auteur nous fait visiter un Paris fucked-up. L’écriture rythmée nous injecte de l’adrénaline pure dans les veines. Je suis TELLEMENT content d’avoir pris le temps de découvrir Zarca. C’est noir, toxique et jubilatoire.
L'auteur a poncé son San Antonio. La langue claque, avec un argot sui generis qui coule bien. "Je cherche un cendar dans la piaule et faute d’en trouver un, balance mes cendres dans une tasse à café." Cette phrase n'est pas représentative du livre.
Ecriture très orale et beaucoup de verlan mais une histoire dont on a envie de connaitre la suite et le dénouement et qui donne une toute autre image du Paris que l'on voit souvent comme une ville plus ou moins idéale.
Écriture orale, l'auteur évoque San Antonio au début du roman et effectivement, la truculence est au rendez-vous. Inventivité, musicalité, mots rares... Y'a des moments je ne comprenais pas grand chose (enfin si, grâce au contexte). Une sorte de "Paris parano", une épopée hallucinée autour de la vengeance de la mort de Dina. Je vous dis pas au début j'ai cru que c'était sa sœur au sens bah sa sœur quoi, même père et/ou même mère ! J'habite Paris et je vois maintenant d'un autre œil des quartiers où j'ai habité, où je vais souvent... Aucune ville n'est exempte de bouges et d'endroits interlopes. Ça serait pas mal de faire lire ça aux personnes qui ont l'idée d'un Paris a la "Amélie Poulain"... Pcq il y a aussi tout ce versant là... Les loubards qui traînent, les personnes a la rue, les bizness, le travail du sexe, les gens qui picolent bcp trop... A lire si vous aimez l'argot (le verlan du 94 en l'occurence), les romans policiers et la schnouf.