Le monde est en danger. Problème : ils sont les seuls à le voir… Ashley Torrance, dix-sept ans, a un secret. Elle voit des choses dont les autres n’ont pas conscience. De ses yeux vairons, elle peut déceler la véritable nature de certains individus. Derrière leur apparence humaine se cachent des êtres effrayants liés entre eux par des filins de cendre et comme habités par un feu obscur. Qui sont ces monstres et quel est leur but ? Sur internet, Ash rencontre Bruce et Sunny, des jeunes gens qui partagent le même pouvoir. Ensemble, ils décident de prendre la route pour retrouver un dénommé Pilgrim. Le seul qui semble savoir la vérité.
Entre road-movie à la Stephen King et fable d’apocalypse crépusculaire, Juste un peu de cendres est un récit à la fois violent et mélancolique, formant le miroir de la société de consommation américaine et de la décadence humaine. Après Wika, Thomas Day revient à la bande dessinée et associe sa plume à Aurélien Police, talentueux graphiste et illustrateur qui signe ici son premier album.
Thomas Day, né en 1971 à Paris, est un écrivain de SF et de fantasy de langue française. Il a publié une quinzaine de romans depuis 2002, parmi lesquels L’Instinct de l'équarrisseur ou Le Trône d’ébène. Son roman La Voie du Sabre (adaptée en bande dessinée aux éditions Glénat) a reçu le Prix Julia Verlanger en 2003. Il mêle fréquemment des éléments fantastiques à ses récits, et se caractérise par un imaginaire très documenté et une écriture percutante. Infatigable voyageur, il aime tout particulièrement l’Asie du sud-est, les Rocheuses et l’Ecosse. Quand il n’écrit pas, il travaille comme directeur de collection dans une grande maison d’édition. Il réside en région parisienne.
Quand j'ai appris qu'Aurélien Police sortait une BD chez Glénat, c'est vite devenu un achat prioritaire de ma WL.
Les illustrations d'Aurélien Police m'ont toujours profondément touchée. (Je vous rappelle le nombre de romans que j'ai achetés grâce aux couvertures qu'il avait réalisées... 😅) Elles dégagent une profonde mélancolie, une sorte de résignation. Tout ce qu'il y a plus de plus terrifiant mais de plus triste aussi se trouve dispersé, désagrégé dans l'art. L'univers d'Aurélien Police est à la fois glauque et onirique. C'est l'horreur de la condition humaine et la beauté de l'imaginaire réunies en une image. Vous l'aurez compris, j'ai du mal à exprimer ce que je ressens quand je suis confrontée à son travail, mais j'imagine que c'est cela le véritable pouvoir de l'illustrateur : nous parler sans même avoir besoin de poser les mots.
Pour revenir à cette BD, je dois dire que je suis mitigée. Mais cela tient plus au scénario en lui-même, à l'histoire développée de manière inégale, aux différents niveaux de lecture dans lesquelles je me suis perdue, à l'absence d'un véritable lien qui relie les personnages entre eux. À la fin de ma lecture, je me suis rendue compte que j'avais été beaucoup plus aspirée par l'univers et les émotions que créent les illustrations. Un avis en demi-teinte donc, mais une grande réussite pour les planches d'Aurélien Police qui se succèdent et vous emportent dans un monde qui se désagrège.
Aimant beaucoup les romans de Thomas Day et trouvant excellentes les couvertures de romans qu'Aurélien Police illustre avec talent (notamment dans la collection 1h lumière aux éditions du Bélial ou encore certaines des couvs chez Folio SF (entre autres), ce comics me faisait de l'œil avant même sa sortie. Il fallait absolument que je le lise à un moment ou à un autre, c'est chose faite et je ne suis pas déçu, c'est même un coup de cœur, et cela pour diverses raisons.
Tout d'abord visuellement, Aurélien Police a un talent fou, c'est bien simple, chaque couverture de livre qu'il réalise donne envie de l'acheter ! Ici dans Juste un peu de cendres il a su donner un rendu super original aux planches, c'est déstructuré mais lisible, lumineux sans que cela ne pique les yeux, il utilise des techniques originales à base de photos, de dessins, de superpositions et de matières, entre autres (une interview est dispo en fin d'ouvrage où il nous explique tout ça).
Pour le travail scénaristique et l'originalité, Thomas Day a été aussi imaginatif que pour ses romans, nous nous retrouvons en pleine apocalypse, une apocalypse dont personne ne se doute, si ce n'est les gens aux yeux vairons (deux yeux de couleur différente) qui eux, voient en certaines personnes leur véritable apparence, effrayante, mais surtout le réseau de lignes lumineuses qui relient les monstres entre eux. (Thomas Day nous explique aussi comment il a créé son scénario en fin d'ouvrage).
Les personnages sont bien travaillés aussi, notre héroïne qui est une adolescente, se voit dotée d'une personnalité normale, pas de super héroïsme ou de force surdimensionnée mais par contre elle est dotée d'un cerveau, un vrai, qui réfléchi mais qui doute également, et cela dans les comics, c'est pas toujours le cas !!
Pour conclure, je recommande ce comics 100% french à toute personne aimant les histoires marquantes avec un visuel de fou !
Deux auteurs que j'apprécie séparément qui s'associent pour faire un comics, ça m'interpelle évidemment. Cette histoire de pseudo zombies arrive à aborder le sujet sans les poncifs aujourd'hui éculés du genre. On reconnaît la patte pleine d'intelligence et d'érudition de Thomas Day. La fin m'a paru un peu rapide, mais elle devait coller avec l'exigence de construire un one shot ramassé. Le dessin d'Aurélien Police, dont j'admire par ailleurs le travail d'illustration, notamment sur les couvertures de la collection UHL du Belial, est très intéressant. Fortement inspiré des expériences de Dave Mc Kean, il arrive à une construction des planches complexes mais toujours très lisibles. Beaucoup de plaisir à cette lecture.
3.5 / 5 Plus que le scénario, c'est plutôt l'aspect artistique qui m'a vraiment plu dans cette histoire.
Tout a été fait par ordinateur en mélangeant 3D, photos, dessins et peintures numériques. Le côté superposé de certaines illu et le choix des couleurs donnent vraiment un rendu intéressant. J'ai vraiment pris plaisir à me perdre dedans ou à essayer d'analyser les différents éléments. Les personnages et le scénario restent classiques mais ce n'est pas dérangeant en soi, mais j'aurais aimé que ce soit un peu plus développé. J'ai trouvé le final un peu brouillon.
Aussi ce qui est bien sympa dans cette édition, c'est le petit carnet de bonus à la fin de l'histoire avec une interview de l'auteur et de l'illustrateur qui nous expliquent le processus de création de l'album.
En tant que grande admiratrice d'Aurélien Police, il était impensable de ne pas me procurer Juste un peu de cendres qui a répondu comme il fallait à mes attentes ! Si je regrette que le travail de Thomas Day soit trop léger à mon goût (il m'aurait fallu un comics de 200 pages :p), je suis toujours autant bluffée par celui d'Aurélien.
Juste un peu de cendres est un bref récit post-apo original où Ashley, adolescente aux yeux vairons, a la capacité de voir des créatures errantes et menaçantes. Les illustrations apportent la touche mélancolique, froide et sombre de cette histoire qui n'est pas sans laisser un petit goût de cendres dans la bouche. J'ose prier pour un second tome.
Ce n'est pas mon style de lecture habituel, mais en fait, j'aurais du mal à classer cette BD dans un style bien précis. L'histoire est intéressante, inquiétante, et la force réside dans les dessins, entièrement réalisés à l'ordinateur, à l'aide de photos, comme le précis le dessinateur dans la postface. Pour ceux qui s'intéressent à une vision un peu différente de l'appocalypse zombie, c'est le bon livre ! Les personnages sont attachants, plein de mystère aussi, et l'histoire se tient, avec des détails remarquables.
Un coup de cœur pour ce comics à quatre mains francophones ! L’histoire est originale et sombre, les personnages attachants et nuancés. Les graphismes et leur mise en page sont juste incroyables. Foncez sur cet ouvrage, il en vaut largement la peine !
Un énorme coup de cœur pour ce comics, autant pour l’histoire que pour le travail visuel. J’ai trouvé le texte presque poétique et le travail d’Aurelien Police est juste incroyable. Les explications de fin sont aussi très instructives et intéressantes.
J'avais lu ce comics à sa sortie mais il ne me reste aujourd'hui aucun souvenir de l'histoire, juste que les illustrations m'avaient réellement absorbé. Donc relecture 6 ans plus tard, toujours aussi exceptionnel visuellement et l'univers est captivant. Mais pour moi cette fin est assez abrupte et "incomplète" c'est dommage, et je pense que depuis le temps si suite il avait du y avoir ça aurait été le cas :/