« Dans la vie, on ne fait que s’occuper. Alors s’il nous arrive des trucs, bah tant mieux, ça laissera l’occasion de se rendre compte plus tard si on a Alzheimer. Et d’ailleurs, c’est les trucs les plus tristes qui font les meilleures histoires, une fois qu’on les a laissés vieillir en fûts de souvenirs. Les trucs moyens, on s’en fout : soit on ne les raconte pas, soit ils se rappellent plus de nous. » 2 500 ans après Sun Tzu, Sophie-Marie Larrouy écrit la suite du premier best-seller de l’histoire. Parce que nos guerres ont changé. Parce qu’on a plutôt en mémoire des galères de couples que des souvenirs de batailles en rase campagne. Parce que l’odeur des sapinettes accrochées au rétro nous est plus familière que celle des bivouacs militaires. Parce qu’il est beaucoup plus dur d’aimer les gens que d’être fâché tout le temps.
Sympathique à lire : le début est très prenant, quelques réflexions sont vraiment bien trouvées, la vie province/Paris est plein de matière et de souvenirs mais on se lasse car ça tire en longueur vers la fin.
Petit coup au moral à la lecture de ces introspections aigres-douces sur la vie d'une trentenaire, comme nous sommes des centaines de milliers en France... De l'enfance prolo en province, en passant par le boulot étudiant à Carrefour, la montée à Paris, les looses sexuels, le 13 novembre ou encore les locations de maison de vacances entre potes, Sophie-Marie Larrouy (que j'adorais en Vaness la Bomba) distille la drôle d'atmosphère dans laquelle baigne notre génération. C'est tendre et cynique, très personnel tout en tendant à l'universel, souvent très drôle mais parfois à la vas-y-que-je te-pousse, un peu comme si je fourrais mon nez dans un journal intime rageur, sautillant de règlements de compte en divagations pragmatiques. L'écriture est terriblement dense, c'est ce qui m'a un peu perdu. Les chapitres sont bourrés de références qui parlera à 80% d'entre nous (nous = vous avez dansé sur Larusso quand ça passait sur NRJ et vous faites partis de ce groupe d'humanoïdes pas si mal lotis qui ne sait toujours pas quoi faire de sa vie), c'est même presque trop en fait. J'ai pas eu de coup de coeur, même si j'oserai une petite comparaison audacieuse et plutôt flatteuse : j'ai lu un journal mêlant l'urgence à la Despentes (mais en beaucoup moins savage), et le spleen existentiel de Salinger (remplacez New-York par Remiremont par contre). C'était une curiosité juste et sincère, même si elle ne marquera pas mon esprit durablement.
J’aime profondément l’autrice de ce livre. Et le livre lui ressemble. C’est écrit avec douceur, vécu et beaucoup d’humanité. L’odeur des parkings de centres commerciaux, l’image ancrée des ronds-points. On ressort forcément chamboulé.e de cette lecture.
Fan du podcast de Sophie-Marie Larrouy, je me devais de jeter un œil à son livre. À son image, l’ouvrage est drôle, tendre, un peu névrosé voire complètement dingue. J’ai particulièrement apprécié son écriture qui est fine, percutante et qui ne nous perd jamais -malgré la pensée en arborescence. Une de mes lectures préférées de 2019. Je me vois déjà relire le roman dans quelques mois. Je recommande chaudement.
Désolée SML mais bien que je sois une grande grande grande fan de toi et de l’émifion, je n’ai pas réussi à kiffer ce livre comme je pensais le faire ! Pour l’info je l’ai écouté en audiobook et c’est peut être ce qui m’a déçue !
J'aime beaucoup le ton de ce livre, le style est original. Il est juste de la bonne longueur. Il m'a beaucoup fait rire, et m'a beaucoup émue. moi qui ait grandi en Lorraine, je me retrouve dans beaucoup de petits détails délicieux.
Il semble y avoir un suivi logique dans les histoires qui suppose la vie d'une enfant jusqu'à ces 20 ans mais la temporalité est trop désordonnée à mon goût, je ne m'attendais pas à ça. J'aurais préférée quelque chose de plus général.
"Pas facile d'être un mâle alpha quand on est une fille". Rire aux éclats devant les tribulations d'une fille, d'une jeune femme et d'une femme qui nous ressemblent drôlement.
J'adore ce que fait SML, depuis longtemps, vraiment très longtemps et généralement avec excès. Mais là je n'ai pas du tout accroché. J'ai même abandonné ma lecture, décrochant au dernier quart.
Une vraie balade, qui fait état de lieux. A la couleur d'une discussion accoudée à un bar, on traverse les différentes étapes de vie sans romanisation. Sans nous confronter à la réalité pure et dure, on se retrouve dans Sophie-Marie. A écouter avec son podcast "A la recherche du thon à la catalane" de préférence. Moment relaxant sans prétention.
C'est drôle, émouvant et ça fait echo à beaucoup de questions et de pensées qu'on retrouve dans "À bientôt de te revoir". J'ai adoré la version audiobook par SML, c'est comme si on était autour d'un feu en pyjama.