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Je ne sais pas penser ma mort

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En juillet 2016, Marisol Drouin abandonne le roman sur lequel elle travaillait depuis cinq ans. Elle se met alors à écrire autrement, spontanément, sans plan ni relecture, à écrire comme un train fonce, terrifiée à l’idée d’échapper l’urgence. Pendant six mois, alors qu’elle se tient debout à la fenêtre de l’Atelier, le désir remonte et la colère déborde en une série de courts textes à la frontière du récit et de l’essai intime. On y découvre les lieux de résistance d’une femme non conformiste en prise avec le langage de l’homme et, aussi, les événements qui l’ont exclue du monde. Récit d’une insurrection, Je ne sais pas penser ma mort est la somme de ces méditations, retraçant l’origine du rapport rageur de l’écrivaine à l’écriture.

L’écriture comme mal à apaiser, l’écriture comme combat contre le temps, l’écriture comme grand amour : une réflexion honnête sur la création littéraire.

216 pages, Paperback

Published October 31, 2017

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About the author

Marisol Drouin

5 books7 followers

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Community Reviews

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Rachel.
66 reviews10 followers
January 26, 2019
Ce roman autobiographique raconte l'histoire de plusieurs morts. La mort d'un livre et la mort d'un être. Confondant les deux ensemble, l'auteure ne semble plus savoir où donner de la tête. Elle y décrit son inconfort de femme, de mère et d'écrivaine entre ces lignes.

J'ai été très touchée par ces mots. J'y ai ressenti de la pitié et de la sympathie même si je n'ai vécu aucun des drames et aucune des angoisses de l'auteur. Malgré tout, j'ai senti que j'ai pu me mettre à sa place, entre ses lignes, durant quelques heures. Toutes les émotions qu'elle a craché dans ce livre, je les ai ressenties.

Une très belle histoire, la sienne, malgré le chagrin et la colère qui semble y régner.
Profile Image for SekhmetDesign.
17 reviews2 followers
December 3, 2017
oh wow! Superbe livre coup de coeur, ode à être femme, à exprimer la rage de vivre, et de vivre femme dans notre société...
Profile Image for Arianne.
154 reviews1 follower
February 2, 2020
J'ai l'impression que ce livre est une partie de moi. J'écris beaucoup aussi, avec toutes ses noirceurs et les doutes que ça apporte. Les romans qui ne finissent plus, les romans qu'on écrit mais qui sont morts-nés, j'en ai quelques uns sur mon ordinateur. Marisol Drouin réussit a capter la hantise qui existe dans le cerveau d'un écrivain. C'est une hantise qui habite les souvenirs. la psyché, les anxiétés.
Profile Image for Pascal Scallon-Chouinard.
408 reviews7 followers
August 27, 2021
Je ne sais pas penser ma mort, c’est le récit d’une démarche : celle de l’abandon d’un projet colossal (un roman), dont la coupure ne sera ni facile ni nette, et celle d’une redécouverte de soi, de son histoire et de ses relations, avec tout ce que cela peut amener comme réflexion et interprétation. C’est une véritable introspection que propose l’autrice, qui, par l’entremise de son propre passé adolescent, aborde son identité de femme et les rapports père-fille et mère-fille.

L’écriture est franche et rythmée, parfois crue, teintée de rage et de malaises, mais toujours habile et profonde.
268 reviews6 followers
May 5, 2024
Quelle belle surprise que ce livre, à la limite entre un carnet, un récit, un essai… (je ne suis pas très bon pour catégoriser les ouvrages haha!)

Marisol Drouin nous livre beaucoup de moments et de pensées intimes sur elle, sur le fait d’être femme dans la société dans laquelle elle évolue. Parfois rageurs, ses mots habiles m’ont emportés dans les courts textes qui composent le livre.
450 reviews
March 13, 2021
Alors que son père l’encourage à devenir pharmacienne, Marisol s’inscrit à la maîtrise en création littéraire. Elle travaille depuis cinq ans sur le roman Fleuve malin lorsqu’elle en arrive à conclure qu’il est préférable de tuer cette œuvre. Elle se lance alors dans une écriture plus libre, introspective, un peu comme si elle tenait un journal intime dans lequel elle livre ses réflexions sur ce que représente l’acte d’écrire et le plaisir qu’apporte la lecture.

Cela m’a rappelé le livre Un écrivain en pyjama, de Dany Laferrière, dans lequel il expose nonchalamment sa vision de ce qu’est un écrivain, de comment on le devient et comment la littérature est entrée dans sa vie. Marisol Drouin exprime plutôt ici le côté sombre, l’angoisse et les luttes reliées à la création littéraire. Pour elle, ce processus est une opération tumultueuse, angoissante, obsédante, parfois décevante et lourde à porter, jour après jour. « Si l’écriture m’a sauvée de la force attractive des trous noirs, l’écriture, elle, m’y pousse. Je n’écris pas en paix. L’écriture me calme, mais je ne suis pas calme quand j’écris. L’écriture déterre, agite, influence mes humeurs. Me rend triste. Moi qui m’étais promis de ne jamais être cet écrivain malheureux d’écrire » p. 105. Bref, un livre qui permet au lecteur d’avoir un peu plus accès à l’envers de la médaille…

Citations :
« J’entends déjà les princes du libéralisme nous exhorter de retourner travailler (consommer) et nous menacer de toutes sortes de fin du monde. En ce sens, lire est une action immensément violente, dissidente.... Donc, ce luxe de retourner au lit un lundi matin et d’ouvrir un livre emprunté à la bibliothèque. De lire. De penser. D’imaginer. D’être tout à fait improductive. Ça vous gonfle la vie intérieure, la ravitaille, l’entretient. Et puis, ça fait un gros fuck you aux hommes de Silicon Valley. » p. 32-33

« Lire me permettait de combler le temps. De ne pas être grignotée par la solitude, de ne pas être rongée par l’angoisse. De passer le temps sans le perdre. Je parle du temps gonflé et flottant. Qui n’est pas compté, n’appelle pas de tâche précise, de moment, de jour, de semaine ou d’année. N’a rien à voir avec la naissance et la mort. Pas de début ni de fin. En continu. Avoir un livre ouvert en permanence. » p.85

« Je peux imaginer une vie sans écrire, mais pas une vie sans lire. » p. 96

« En fait, les nouvelles technologies de communication nous volent du temps d’introspection. Notre espace de conscience. L’intériorité. La profondeur. » p. 97
Profile Image for Muriel Kodjo.
20 reviews
August 26, 2023
It’s a great title vraiment. Ce livre fut pour moi une lecture parfois agréable, tantôt drainante. Je pense que la façon dont le livre est découpée est ce qui m’a le plus déplu. Mais en y repensant avec le titre c’est vraiment ça. Les différents sujets/ idées sont mortes. J’aurais aimé qu’il y ait une plus forte continuation. En ce moment nous avons seulement des bribes de l’esprit de l’auteur qui en collectivité nous donne la compréhension semi globale de comment l’auteur se sens. J’aime beaucoup cette idée et je trouve que ça été bien réussi. Par contre, malgré que je pense comprendre pourquoi ces choix ont été faits et que c’est expliquer un peu, ce fut une lecture difficile pour moi. 3.5/5

Certain texte comme « Vous êtes pas écœurées de mourir bande de salopes » m’ont bcp plus parce que je pouvais me mettre à la place de l’auteur et ressentir son émotion. Actually, les dernières pages ont redeem le reste, c’est beau « Tout en moi a envie de passer à autre chose. Ce que j'ai voulu : apprendre à abandonner. Je ne sais pas si j’ai réussi. Je sais persévérer, insister, croire, foncer, mais pas me retrouver la face défaite, les bras ballants. Et puis, l'échec est monstrueux. Inacceptable. On n'a tellement pas le temps d'avorter. » Still mitigée… la fin me donne l’impression que je devrais le relire pour mieux l’apprécier.
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Profile Image for Diane Lachapelle.
15 reviews6 followers
January 12, 2026
Beaucoup aimé ce style de lecture entre l'essai et le récit. Lecture qui est venue me rejoindre par la colère des femmes, des combats au quotidien et des souffrances dans le silence. La beauté de l'écriture pour se permettre de d'exprimer toutes ces émotions fortes.
Profile Image for Aly.
2,932 reviews86 followers
August 15, 2022
Je suis encore à essayer de me remettre de cette lecture fracassante. Si vous voulez plus de détails sur ce dont ça parle, le résumé du livre fera une meilleure job que moi.
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