Quand Rémy Brisson, le directeur de l’escouade des crimes non résolus, affecte Vicky Barbeau à une enquête sur une mort fort peu suspecte, il le fait pour des raisons personnelles. Il est incapable de refuser quelque chose à la mère de cette jeune fille de quinze ans trouvée morte dans un boisé après avoir pris une dose mortelle de somnifères. Mais un suicide, même mystérieux quant à ses causes profondes, même impossible à accepter, ne se métamorphose pas en meurtre pour soulager des parents dévastés. Et quand Vicky s’aperçoit qu’en s’approchant des témoins de la vie de cette magnifique Ariel, elle s’expose à revoir des gens qu’elle a relégués au passé, l’enquête prend des allures de cauchemar. Seul son collègue français Patrice Durand peut l’aider à garder une distance entre sa vie privée et cette quête de vérité. Mais comment trouver la vérité des autres quand on la fuit pour soi? Et chacun dans ce roman haletant, chacun, essaie de préserver sa vie privée… quitte à en perdre un peu de jugement. Troisième roman à saveur policière de Marie Laberge, Affaires privées sonde avec acuité la nature humaine à travers des personnages aux parts d’ombre troublantes de vérité, campés avec la force et la précision qui la caractérisent.
Marie Laberge est née à Québec (Québec, Canada). Elle étudie chez les Jésuites, puis s'initie à la danse avec Ludmilla Chiriaeff. Après des études en journalisme, qu'elle abandonne en 1970, elle se consacre aux activités théâtrales et entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec, d'où elle obtient un diplôme en 1975. Elle joue dans différentes pièces de théâtre à Québec, avant de faire de la mise en scène et de l'enseignement en art dramatique. En 1981, elle quitte Québec et s'installe à Montréal. En 1983-1984, elle enseigne et est directrice du département de théâtre de l'université Laval.
En tant que dramaturge, elle signe vingt pièces, dont la plupart sont jouées au Québec et dans divers pays européens. Parmi les plus notables, soulignons
L'Homme gris, jouée en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Lettonie, dans les langues respectives de ces pays, Oublier (prix de la meilleure production théâtrale de Bruxelles 1987-1988), Aurélie, ma sœur (produite en 1994 au Gate Théâtre de Londres), Le Faucon, présenté en 1996 au Festival des Francophonies en Limousin à Limoges. Elle est aussi scénariste, administre le Théâtre du Trident (1977 à 1980) tout comme le Centre d'études en art dramatique (1978 à 1981), dont elle est la présidente de 1987 à 1989.
Marie Laberge écrit cinq romans avant de rédiger la trilogie intitulée Le Goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent), qui se vend à plus de 500 000 exemplaires.
En mai et juin 1995, elle rédige le préambule de la Déclaration d'indépendance du Québec en collaboration avec Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée, entre autres.
En 2006, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée Le temps qui compte, mise en musique par Jacques Veneruso. Cette chanson parait sur l'album D'Elles, sorti le 21 mai 2007.
Entre 2009 et 2011, Marie Laberge publie un roman épistolaire - Les lettres de Martha - une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits.
Ma dernière lecture de 2024. Je suis heureuse d’avoir fait ce choix. Il s’agit du deuxième roman policier de Marie Laberge, où on retrouve l’équipe de détectives Vicky Barbeau et Patrice Durand. Cette fois-ci, Vicky enquête à la demande de son patron, Brisson, sur le suicide d’une adolescente de 15 ans. Un suicide auquel la mère de la jeune fille ne croit pas. Ne pouvant enquêter sur cette affaire dans le contexte de son emploi, Vicky est engagée par la mère de la jeune Ariel afin de poser toutes les questions qui doivent être posées et, ultimement, découvrir la vérité.
J’ai adoré ma lecture, même si l’intrigue avance parfois à pas de tortue. J’ai présumé que ce rythme que nous impose l’auteure est volontaire afin de mettre en lumière toute la minutie et la patience démontrées par Vicky qui s’assure que toutes les questions, même les plus infimes, sont répondues.
Marie Laberge excelle dans l’art de décrire les émotions complexes de ses personnages et m’a encore fait profiter de son habileté : je me suis couchée parfois tard pour avancer ma lecture.
J’ai bien aimé la tournure que prend la relation entre Vicky et Patrice. L’amitié prend racine dans une relation qui était à l’origine uniquement professionnelle. J’espère bien lire d’autres romans dont ils seront les héros.
Premier contact pour moi avec les enquêteurs Vicky et Patrice, les protagonistes de la série d'enquête de Marie Laberge. J'ai aimé découvrir sa plume moins romanesque. Deux choses ont toutefois nuit à mon appréciation du récit. La première, l'absence de chapitres structurés. Je préfère ces derniers numérotés ou du moins bien séparés plutôt qu'un texte parsemé de lignes d'astérisques souvent après d'interminables paragraphes! La deuxième, les constants résumés des théories et hypothèses des enquêteurs chaque fois qu'un nouvel indice ou un nouveau fait était découvert. J'ai quelques fois perdu le fil. Le récit aurait pu, je crois, être resserré un peu.
Cela dit, je n'ai pas boudé mon plaisir et lorsque l'enquête commence à se résoudre on découvre une intrigue habillement ficelée et je dois avouer ne rien avoir vu venir! Si l'une des 2 autres histoires mettant en vedette cet attachant duo d'enquêteurs tombait entre mes mains je serais heureuse de les retrouver!
Un roman policier prenant, sur un sujet d'actualité -mais je ne veux pas trop en dire trop. ;) Une adolescente se suicide en avalant des médicaments. Personne ne comprend. Elle était aimée de tous, souriante, impliquée dans les activités extra-scolaires... Son suicide serait-il lié à celui d'une autre étudiante, ayant eu lieu quelques années plus tôt? Si oui, de quelle façon?
J'ai lu jusqu'aux petites heures du matin, incapable d'arrêter. Marie Laberge nous mène sur toutes sortes de fausses pistes, on remet sans cesse en question nos soupçons.
J'ai lu tout Marie Laberge, mais si j'avais commencé par celui-ci, je n'en aurais lu qu'un seul. Malheureusement, ce roman policier n'est pas à la hauteur du talent, de ce à quoi nous avait habitué Marie Laberge. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, à aucun. On ne ressent rien pour eux, pas même pour Vicky, le personnage principal, une enquêtrice sans l'intelligence fine dont sont dotés habituellement les personnages de Laberge. Elle tergiverse lors d'une enquête sur ce qu'on devine, dès le départ, ne pas être des suicides. Quant aux coupables, il n'y a encore là aucune surprise. Ce sont les méchants bien sûr, dépeints comme tel depuis le tout début. En fait, j'ai eu l'impression d'une caricature de roman policier. Je n'ai pas aimé. Pas du tout. Dommage, parce que j'adore ce qu'écrit (généralement) Marie Laberge.
Revenir de loin Affaires privées : Intrigues policières bien rendues ... toutefois en insistant sur la différence du langage parlé entre enquêteurs français et québécois , l'auteure accuse un manque de fluidité remarquable ... voilà pourquoi son roman " Revenir de loin " se range dans une catégorie supérieure.
La façon dont l'auteure fait parler les personnages est totalement ridicule et inappropriée. La plupart sont des adultes éduqués et qui se doivent d'agir avec un certain professionnalisme dans le cadre de leur travail, mais elle les fait parler avec un langage beaucoup trop familier!
n’étant pas friande de roman policier j’ai quand même bien aimé ce moment de lecture. mais j’aime moins me faire expliquer le pourquoi du comment plusieurs fois...
Si vous aimez District 31, ce livre vous plaira. Le livre se lit rapidement puisqu'il y a peu de paragraphes sans dialogue. Les personnages caricaturaux manquent de nuances. L'enquête qui se déroule prend beaucoup de temps avant d'aboutir... Les analyses et les hypothèses émises par le personnage principal et de son collègue français deviennent donc répétitives. À chaque nouvel élément ils reprennent un à un tout ce qui a été dit et pensé avant et ajoutent le nouvel élément pour poursuivre. Très répétitif.