"Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent." J'ai connu un potier dans le Berry : quand ça le faisait chier de faire des assiettes, toujours les mêmes, il prenait sa terre et il faisait un monstre. Un énorme monstre. En terre cuite. Et il disait : "Je fais ça parce qu'il faut que ça sorte ! J'en ai plein comme ça à l'intérieur de moi !"
Il avait raison.
Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent.
Gérard Xavier Marcel Depardieu is a French actor and filmmaker. He is a Chevalier of the Légion d'honneur, Chevalier of the Ordre national du Mérite and has twice won the César Award for Best Actor. He also won the Golden Globe award for Best Actor in Green Card and was nominated for an Academy Award for the title role in Cyrano de Bergerac.
Quel philosophe merveilleux ! J'apprécie beaucoup son style d'écriture et son point de vue sur la vie et le monde. Éteignez vos téléphones, quittez Facebook, arrêtez de regarder les journalistes et leurs Fake News. Profiter du calme, respirez de l'air frais et vivez dans le moment présent.
Je n’ai qu’un vague souvenir du Depardieu, version icone du cinéma. Les dernières années, la presse nous a surtout présenté un Gérard très vocal, version clownesque, exilé chez Poutine. L’acteur qui refuse la conformité, l’homme qui explose. C’est avec cette dernière incarnation en tête que j’ai attaqué « Monstre ». Vraiment à la légère, sans attente. Hey bien, le bonhomme sait écrire. Je me suis surpris fréquemment à relire, à haute voix, des passages dont le choix des mots pour exprimer des propos, ma foi cohérents, surprend le lecteur. Le lire, c’est aussi l’entendre. De très courts chapitres proposent des idées sur un sujet donné. Une ou deux opinions, un bref aveu, puis on passe au suivant. La force du bouquin: des mots sincères, offerts sans prétention, qui expriment des idées claires et parfois tranchées. Exemple, à propos de l’information en continu : « Non seulement nous n’avons plus aucune réponse, mais il devient même de plus en plus difficile de trouver des questions. À force de recevoir sans cesse ces coups venus d’ailleurs, la santé mentale est atteinte, on finirait presque par se résumer à la merde que l’on fait le matin. » Monstre: Une belle surprise.
J’ai préféré Innocent, mais Monstre est aussi dans la même vague une ode à la vie et à la découverte. Depardieu me donne de l’énergie, l’envie de vivre et de profiter de la vie, en se posant des questions sans en poser vraiment... Depardieu est un homme exceptionnel. Je trouvais le terme monstre un peu péjoratif car on le défini comme tel ces derniers temps, par un jugement de masse. Et comme il dit la masse est con. Monstre c’est un peu comme celui de Mary Shelley, un être beau, pur, brut et incompris car différent.. l’homme a peur de la différence alors il s’en moque en groupe pour ne pas se remettre en question, et pour ne pas se sentir monstre lui même, sans se rendre compte qu’il est là mauvaise définition du mot. Bref, Gérard est à lire, toujours encore, un peu... beaucoup.. VIVONS!
Coup de cœur pour ce court récit d’une grande figure du cinéma français. Je découvre un homme touchant humble vrai pour lequel être plutôt qu’avoir. Un géant d’une extrême sensibilité un intuitif qui partage sa vision avec simplicité réalisme causticité. Une ode à la vie au présent à l’intensité au courage d être soi libre et entier. Une leçon d’humanité ❤️❤️❤️
4,5/5 ❤️ Je ne suis pas fan de Gérard Depardieu mais j'ai été conquise par les quelques extraits de ce livre que j'ai eu la chance qu'on me fasse découvrir. C'est fort, c'est puissant, c'est vrai, c'est brut et sensible à la fois. Loin de tous les clichés et scandales de bas étage que la presse a pu lui prêter, cet essai revigore l'esprit et apaise l'âme. Une douche de vérité. Lisez-le, c'est incroyable !
Il en a des choses à dire, le Gégé! Sur sa vie, ses rencontres, ses déceptions, sa soif de liberté, sur Lui ! Avec des airs de vieux sage qui se défend de l’être et qui dispense des leçons de vie, lui qui professe de n’en suivre aucune.
Mais qu’importe les paradoxes, il faut vivre, vivre, vivre, libre et vivre !
C’est pas un grand livre, pas une monstre bio, mais c’est Gégé, c’est des fois drôle, parfois pontifiant, truculent, joyeux, nostalgique… Et avec la sincérité des tripes. Et ça, il en a, des tripes !