Pour résumer, on suit une femme célibataire et sans enfants de 45 ans (sans presque aucun doute : blanche, de droite, et bourgeoise) qui, suite à la mort de son père dont elle s'occupait, se rend compte de la vacuité de sa vie. Elle prends donc la décision de mettre fin à sa vie le jour de Noël (dans 2 mois). Mais avant ça, elle va voir un psy. Pourquoi? Sûrement à cause de ses traumas familiaux (dont elle n'a pas conscience) qui lui imposent encore de faire les choses "comme il faut".
On s'en doute, c'est un roman sur la crise de la cinquantaine (même si elle n'a que 45 ans), où notre chère Sylvie va peu à peu redécouvrir la beauté de la vie, grâce à son assistante super sexy et pleine de vie, son psy ultra canon (les clichés sont omniprésents, préparez vous) et quelques parties de jambes en l'air ultra chaudes pour notre Sylvie coincée (le cul sera aussi omniprésent).
Rien de bien nouveau sous le soleil, et honnêtement, ça aurait pu être un bon petit roman feel-good. SAUF QUE.
Le dit roman feel-good est ponctué, par ci par là, de petites remarques racistes, grossophobes, discriminantes, à la limite de l'homophobie et j'en passe. Traitez moi de woke, mais je VOMIS le personnage de Sylvie (et d'autres perso). Mais comme on est en narration interne, je ne cesse de me demander si l'autrice n'est pas aussi fautive (car qui voudrait consciemment nous faire aimer un personnage pareil?)
Voici donc, quelques moments "phares" qui m'ont fait lever les yeux au ciel, à la limite de la cataracte :
P.9: "Tu pourrais adopter? Un petit africain? Avec le sida ils sont moins regardants sur les familles." (Sans commentaire...)
P.19: " la beurette, la pétasse et la mamie" (Personnages assis dans une salle d'attente. Paye ta description)
P.28: "Un agent de sécurité smicard de surcroit" (bien évidemment suivi de...) "et son accent africain" (Evidemment.)
P.36 : "Je ne comprends pas tout ce ramdam sur l'art africain, c'est d'un laid" (Etonnant venant de toi, Sylvie...)
P.39: (à propos de sa seule AMIE) "Elle n'a toujours pas digéré qu'il la plaque pour une jeune prof de yoga [...] Depuis, c'est comme si elle avais pris le parti de virer "dondon" [...] Je la vois engloutir des calories sans même s'en rendre compte. [...] Elle s'est transformée en petit rongeur qui grignote à longueur d e journée. Autant un petit écureuil ou un lapin joufflu c'est mignon, autant une quinquagénaire, moins." (SYMPA L'AMIE.)
P.92: ses collègues "Nelly la fausse blonde, et Corinne l'éternelle boulotte au régime."
Corinne n'a pas fini de s'en prendre plein la gueule, comme à la 115 où "ses bajoues tremblotent" (sympa, n'est-ce pas?)
P. 97-98 : "(Le chauffeur de taxi) est étalé de toute sa masse sur son siège conducteur, de la chair molle déborde un peu sur les côtés [...] Etant donné sa corpulence hors-norme, son obésité morbide devrais-je dire, une visite de contrôle chez le médecin ne serait pas du luxe. Il ne respire pas la santé, mais plutôt le cholestérol [...] Qui a dit que les gros étaient jovials?" (note à l'éditeur : au pluriel c'est "joviaux". Je dis ça je dis rien)
Et pour le psy :
P.109: "Faut pas qu'il me regarde comme ça, parce que, homo ou pas, je vais me jeter sur lui" (heu on se calme Sylvie)
P.112 : "Il est canon et étonnement viril pour un homosexuel" (aaaah j'aime grincer des dents comme ça)
Et je ne vais pas parler de la relation avec le psy, qui est plus de ne pas être déontologique, est d'une stupidité sans fin.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai détesté ce roman. L'histoire aurait pu me plaire, elle avait du potentiel, et quelques passages étaient chouettes, mais vu le personnage, j'aurais préféré qu'elle se jette sous le métro à la fin.