Violé par son frère pendant trois ans, Laurent Boyet a décidé, 37 ans plus tard, de briser le silence pour libérer la parole des victimes.
Mon frère, ce héros Petit dernier de la famille, Laurent, six ans, se réjouit de retrouver son grand-frère de retour de l'internat pour les vacances. Malgré leurs dix ans d'écart, l'entente est idyllique. Un matin pourtant, tout bascule : l'adolescent viole le petit garçon. C'est le début d'un long cauchemar pour Laurent, condamné au silence. Ce que sa famille a refusé de voir, ce que son frère l'a obligé à taire, ce qui est resté comme une vive blessure chez l'homme qu'il est devenu, aujourd'hui Laurent Boyet le raconte. Faire entendre sa vérité pour transmettre de la force et du courage aux autres victimes.
Au début je ne pensais pas noter, une vie, la souffrance d'autrui ne se note pas. Mais j'ai terminé le livre et si une personne est sortie malgré tous ses démons, faire autant d'effort, alors on a le devoir de l'accueillir comme elle le mérite.
C'est personnel à 99%, et le 1% ce sont les lignes qui s'adressent à tous ceux qui auraient pu subir son calvaire, et tous ceux qui peuvent empêcher de tels actes. Il n'y a donc pas de critique littéraire à faire. Un journal c'est pour soi et doit refléter ce qu'on est. Ici c'est presque pareil. Il a mis les mots, qui ne rendent sans doute pas justice à tout son ressenti, je le félicite même si je sais qu'il ne lira pas cet avis.
De temps en temps, j'ai voulu serrer dans mes bras cet enfant, et d'autres enfants. Je me demandais s'ils allaient bien le recevoir. La lettre écrite à lui-même m'a répondu. Ils ont besoin de ce réconfort. Le moindre soutien compte.
Merci d'avoir publié ce témoignage. On ne comprend certainement pas autant que lorsque nous avons subit des choses identiques, mais on a le devoir d'apprendre que ces choses là existent et surtout détruisent.
Un récit quelquefois brouillon mais un témoignage très poignant qui décrit des actes absolument épouvantables et monstrueux. J'admire le courage dont l'auteur a fait preuve et c'est absolument fou de se dire que des monstres tel que son frère ont vécu tranquillement leur vie et sans aucun remords.