Une personne que vous aimiez s'est donnée la mort et depuis c'est le chaos. Face au vide, à la détresse, à l'impuissance, où trouver la force de continuer à avancer - et d'abord de survivre au suicide de son compagnon, de son parent, de son enfant ? Face à ce cataclysme, les mots manquent, d'autant que dans une société où la mort est un tabou, le deuil lié au suicide l'est encore davantage. Christophe Fauré aborde tous les aspects de cette souffrance pas comme les le gouffre de la culpabilité, la colère, le vécu dépressif et le désespoir, la tentation d'en finir à son tour, les difficultés dans la relation avec autrui, l'extrème solitude, le désarroi des proches... À partir de très nombreux témoignages, qui sont autant de reflets de la diversité des situations, il s'adresse à celui qui reste lorsque l'autre est parti et à son entourage, si démuni pour l'aider. Ces paroles sur l'indicible sont là pour aider le lecteur non pas à oublier, mais à nommer sa souffrance afin que la cicatrisation s'opère, lentement, en sachant que cette blessure ne guérira jamais tout à fait.
Si comme moi, votre mère, votre soeur ou votre fils a mis fin à ses jours, vous avez dû élaborer des stratégies pour faire face : se forcer à se lever, se noyer dans le travail et les tâches ménagères, s'occuper des membres de la famille restants, faire du sport jusqu'à épuisement ou autre. Chacun sa méthode. En trouvant ce livre, je me suis dit que peut-être étais je passer à côté de quelque chose dans mon processus de deuil. Un psychiatre doit avoir des idées pertinentes que je n'ai pas eues, des conseils idoines basés sur son travail, ses expériences, des années de consultations. Eh bien, non. Après 12 ans d'études et des décades d'expérience, le lecteur a droit à des conseils comme "culpabiliser ne sert à rien", "la colère est contreproductive", "il faut faire avec, il n'y a pas le choix"....que des banalités qui ne servent à rien car on n'a pas vraiment besoin d'un psychiatre pour s'en rendre compte. Bref, rien d'original, rien de transcendant. Serrez les dents, la vie continue. Pas le choix. Super docteur. Si j'avais su, je ne l'aurais pas lu.