Les voyageurs vont chercher au loin des sujets d'etonnement. Ils en trouvent. Mais la plupart conviennent que nulle contree n'est plus variee que la notre, que nulle part la joie d'un beau paysage ne s'achete au prix d'un moindre effort, et qu'elle est une merveille unique de formes et de couleurs, cette France ou les belles montagnes, les belles plaines, les forets, les fleuves, la mer, sont plus qu'ailleurs voisins et rassembles. Meme dans ses parties qui ne sont pas renommees, la ou elle n'offre aux yeux que ses guerets et ses patures, qui montent, deseen dent et remontent encore, emplissant l'etendue, elle est harmonieuse de lignes, bien faite et souvent noble. Elle n'a point de longs broull lards. Elle est claire. Un moulin qui vire sur'sa colline, un arbre qui fait la gerbe et se leve dans le ciel, un champ dans son habit de moisson, une lande qui retient longtemps la rosee aux epines de ses tiges, les plus simples choses, d'ail leurs, les plus communes, un talus, une route, un mur de vieilles pierres, sont peut-etre meil leurs a voir dans la lumiere des bords de la Seine, de la Loire ou du Rhone.
René François Nicolas Marie Bazin (26 December 1853 – 20 July 1932) was a French novelist.
Born at Angers, he studied law in Paris, and on his return to Angers became Professor of Law in the Catholic university. In 1876, Bazin married Aline Bricard. The couple had two sons and six daughters. He contributed to Parisian journals a series of sketches of provincial life and descriptions of travel, and wrote Stephanette (1884), but he made his reputation with Une Tache d'Encre (A Spot of Ink) (1888), which received a prize from the Academy. He was admitted to the Académie française on 28 April 1904, to replace Ernest Legouvé.
René Bazin was a Knight Commander of the Order of St. Gregory the Great, and was President of the Corporation des Publicistes Chretiens.