Marie Uguay (22 avril 1955 - 26 octobre 1981) était une poète francophone canadienne réputée au Québec. Elle est née dans le quartier Ville-Émard de Montréal. Victime d'un cancer des os, elle fut amputée de sa jambe droite à l'âge de 21 ans pendant qu'elle poursuivait des études de littérature à l'Université du Québec à Montréal. Elle est décédée d'un cancer à l'âge de 26 ans le 26 octobre 1981. La Maison de la culture Marie-Uguay a depuis été baptisée en son nom à Ville-Émard.
Elle est née sous le nom de Marie Lalonde mais elle emprunta plus tard le nom de son grand-père maternel, un professeur de violon et amateur de littérature qu'elle admirait beaucoup. Elle s'initia à l'écriture très jeune, écrivant des histoires pour son propre plaisir. Elle découvrit rapidement son amour de la poésie puisqu'elle adorait les images et la vie que l'on donne à un texte grâce à cet art littéraire.
ce sera probablement la seule critique que j'écrirai en français et je le fais uniquement pour mon professeur de français M. Trentin. magnifique recueil de poèmes. uguay ouvre son âme et révèle des sentiments bruts, vulnérables et honnêtes. une chose que j'ai vraiment appréciée est l'imagerie de la nature. je suis à jamais reconnaissante à mon professeur de français de m'avoir fait découvrir uguay. ses poèmes m'accompagneront probablement toujours dans ma vie. magnifiquement écrit et vaut vraiment la peine d'être lu.
L'outre-vie c'est quand on n'est pas encore dans la vie, qu'on la regarde, qu'on cherche à y entrer. On n'est pas morte mais déjà presque vivante, presque née, en train de naître peut-être, dans ce passage hors-frontière et hors temps qui caractérise le désir. Désir de l'autre, désir du monde. Que la vie jaillisse comme une outre gonflée. Et l'on est encore loin. L'outre-vie comme l'outre-mer ou l'outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des pleurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois plus douloureuse et plus plaisante, dans l'inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaître. Traverser l'opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n'y a plus de fatalité d'aucune sorte.
Certainement le recueil qui m'a le plus touché...Poésie de l'âme et de la contemplentation dans l'attente, la pause de la vie qui tourne et s'acharne, nous arrachant des bouts d'humanité. Merci Marie Uguay...soit bien là-haut.
« hors de toi le temps est une prolongation difficile / la déchirure saisonnière des arbres / leur dépouillement gercé / le découpage blanc du paysage / jusqu’au déracinement de toute attente » p.41
un seul moment singulier nous fut accordé où il n'y avait aucune distance entre l'arrêt intime de notre hâte et le recul très précis de l'angoisse aucune distance que cette parfaite rotation intérieure
La poésie de Marie Uguay est poésie de l’espace, elle se butte aux murs de sa chambre d’hôpital comme à l’étendue des mers-frontières dans un jeu de lumière constant. Son destin funèbre teint sa poésie dès ses 22 ans. Poète du temps compté.