Jump to ratings and reviews
Rate this book

Je me suis tue

Rate this book
Du fond de sa cellule de la maison d'arrêt des femmes à Fresnes, Claire reprend dans un récit l'enchaînement des faits qui l'ont conduite en prison : l'histoire d'une femme victime d'un crime odieux. Une femme orgueilleuse qui refuse de se laisser abattre et choisit de porter seule ce lourd fardeau. Les conséquences de cette décision vont se révéler dramatiques. Enfermée dans sa solitude, Claire va commettre l'irréparable. Le mutisme sera sa seule ligne de défense. Sa confession émouvante permet de comprendre les ressorts de cette tragédie moderne. Des titres et extraits de chansons accompagnent le récit de la narratrice dans le désert de sa solitude.

125 pages, Pocket Book

First published April 1, 2015

5 people are currently reading
314 people want to read

About the author

Mathieu Menegaux

10 books17 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
197 (39%)
4 stars
189 (37%)
3 stars
81 (16%)
2 stars
25 (5%)
1 star
7 (1%)
Displaying 1 - 30 of 79 reviews
Profile Image for littleprettybooks.
933 reviews317 followers
August 21, 2015
19/20

Je n’ai pas pu reposer ce roman jusqu’à la fin, je l’ai vécu le coeur battant, le coeur serré. Mathieu Menegaux explore la complexité de l’âme humaine mais aussi de la justice. Parce qu’aucun jugement n’est simple, et que chaque être humain traverse la vie différemment, quitte à parfois perdre raison face à la douleur et à la souffrance. Une véritable réussite.

Ma chronique : https://myprettybooks.wordpress.com/2...
Profile Image for Alissa Beaulieu.
66 reviews6 followers
April 20, 2018
Ouf, ce livre est bouleversant! Dès le début, j’étais déjà choquée ; je n’étais pas d’accord avec la narratrice, mais je la comprenais.. c’en était déchirant. Aussi, j’ai aimé voir la pensée de Claire évoluée tout au long du roman et l’écriture était super belle. J’ai aimé les chansons dans le texte, ça me faisait sourire et elles sont toujours bien placées!
Profile Image for m ✨.
242 reviews18 followers
June 28, 2025
Ce livre est incroyable.
C'est la version réussie du roman d'Inès Bayard "Le malheur du bas".
Impossible de le poser avant de l'avoir fini. Je trouve ce sujet tellement important à aborder. Intéressant. Nécessaire même ! Et selon moi, ça a été fait à la perfection par Monsieur Menegaux.
Profile Image for Idilik.
212 reviews
July 27, 2018
Waoooow quelle histoire triste et tordue à la fois. Je l'ai lu d'un trait. Je vous conseille de trouver sur SPotify la playlist des chansons citées dans le livre et de l'écouter pendant la lecture😍
Profile Image for Valérie Sangpages.
318 reviews29 followers
October 24, 2018
La polémique, ce n'est pas mon genre, mais sur ce coup-là, je ne peux me taire…
J'ai adoré Le malheur du bas d'Inès Bayard.
Quand j'ai publié ma chronique, quelqu'un a fait l'allusion que cela ressemblait terriblement à "Je me suis tue" de Mathieu Menegaux. Un livre que je ne connaissais pas, pas plus que l'auteur d'ailleurs.
Le malheur du bas, je l'ai adoré, au point que je l'ai fait lire à mon groupe de lecture. Il a suscité des discussions houleuses. Plusieurs n'ont pas compris la logique de "Marie", l'héroïne du livre et il a fallu rentrer dans une psychologie complexe pour tenter d'expliquer ses réactions qui ne sont, certes, pas habituelles voir même très souvent exagérées. Nous avions tout de même réussi plus ou moins à la comprendre en partant sur les thématiques de la femme battue, de la femme qui ne dit rien, de la femme qui réagit à l'inverse du bon sens, de la femme qui perd totalement pied. Les quelques incohérences trouvaient, tout de même, une réponse. Quoi qu'il en soit, ce livre n'a laissé personne indemne, qu'ils aient détesté ou soutenu Marie.
Et puis le week-end dernier, je me suis rendue au "Festival sans nom" à Mulhouse où j'ai eu le plaisir de rencontrer Mathieu Menegaux et de discuter avec lui au sujet de son livre "Je me suis tue". Il m'a juste dit de le lire, de le comparer et d'en tirer des conclusions...
Curieuse, intriguée de voir ce qu'il en était, je l'ai lu sur le chemin du retour, dans le train et j'avoue avoir été totalement stupéfiée, choquée !!!
Il est clairement difficile d'imaginer qu'il n'y ait pas plagiat. La trame est suffisamment particulière et originale pour qu'elle puisse avoir germé dans deux têtes différentes…
Je n'aime pas le principe de comparer des livres puisque je les considère tous comme unique mais dans ce cas précis, la comparaison est de mise.
"Je me suis tue" est paru en 2015 aux éditions Grasset.
"Le malheur du bas" d'Inès Bayard est paru aux éditions Albin Michel en août 2018.
Les détails du texte (avec spoils) se trouvent dans l'article sur mon blog, si tu le souhaites !
La narration à la première personne est semblable pour les deux livres. La taille du livre à peu près pareille. En dehors de quelques détails, l'histoire est absolument identique… Le principe est le même, le concept, la structure, la construction, la finalité est pareille… Hallucinant non ?
Le livre de Mathieu se veut plus rationnel, plus réaliste. Les discussions que nous avons eues avec mon groupe auraient certainement d'ailleurs été moins complexes puisque tout est beaucoup plus logique, plus juste que dans le récit d'Inès.
Quant à la plume, celle de Mathieu n'a rien à envier à celle d'Inès, c'est certain.
J'ai trouvé un poil moins d'émotion dans "Je me suis tue" que dans "le malheur du bas" certes, mais c'est peut-être une fausse impression. Etant donné que je connaissais déjà l'histoire, le choc était forcément moins grand…
Mathieu, en homme a peut-être aussi été moins dans la douleur, moins dans le sentimental mais ses descriptifs ne sont pas moins percutants pour autant. "Je me suis tue" se veut d'ailleurs beaucoup plus subtil. J'ai adoré les titres ou les extraits de chanson incorporés dans le texte, ainsi d'ailleurs que le titre qui se veut aussi jeux de mot entre se taire et mourir.
Et puis, il faut dire qu'il est, sans doute, facile d'enrober, d'ajouter, d'en faire plus quand on n'a pas besoin de trouver le fond de l'histoire, de tout inventer. Que, comme une recette déjà élaborée, on n'a plus qu'à y ajouter sa petite touche ...
Pour ma part, je me sens trompée, bafouée, escroquée. J'ai encensé "le malheur du bas" et en ai parlé partout autour de moi. J'en ai, aujourd'hui, honte…
Que faire ? A mon échelle ? Encenser et parler désormais de "Je me suis tue" de Mathieu Menegaux. Ca je peux le faire.
Espérer qu'Inès Bayard soit capable d'écrire une histoire bien à elle la prochaine fois mais une chose est sûre, je ne la lirai plus et ça je peux le faire aussi.
Je vous laisse juge mais il faut savoir que "Le malheur du bas" est, tout de même, en sélection du Goncourt et si j'étais l'auteur, j'aurai les crocs…
Sur ce coup-là, je ne pouvais me taire…
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews218 followers
October 26, 2018
Dans ce livre, il y a la façon dont Mathieu Menegaux construit son intrigue et la pertinence des mots et des idées qu'il utilise pour y parvenir.
Ca pourrait être un livre écrit par une femme pour une femme...
Sauf que c'est un homme qui l'a écrit.
Je trouve toujours extrêmement troublant qu'un homme sache aussi bien se glisser dans la peau d'une femme et décrire ses émotions avec tant d'exactitude.
C'est une sacrée performance surtout quand le texte sonne aussi juste sans verser dans le pathos.

Claire a une vie parfaite, un job parfait, un mari parfait.
Enfin presque ...
Il lui manque un truc, une toute petite choses pour être tout à fait heureuse.
Ce petit truc, elle va l'obtenir par un malencontreux hasard de la vie, dans la souffrance, la douleur, le rejet, la culpabilité, le silence, le mensonge.
Et quand elle l'aura enfin obtenu, la culpabilité de l'avoir eu va devenir plus grande que la bataille qu'elle aura livré pour l'obtenir.
Claire a fait du chemin dans sa tête, dans son corps, croit qu'elle sait qui elle est, puis ne sait plus, croit savoir ce qu'elle veut, puis ne sait plus, croit que c'est plus facile de ne pas tout dire et d'en supporter les conséquences plutôt que d'être regardée comme une victime le reste de sa vie.
Pas besoin de justice pour mettre une sanction sur ses actes, elle s'auto-juge avec lucidité.
"La douleur c'est la vie."

"Je me suis tue" est l'histoire d'une femme qui danse au bord du précipice, mue par la volonté de faire sortir du positif d'un événement tragique, terrassée par des choix, obsédée par une décision prise bien des années plus tôt qu'elle regrettera toute sa vie de femme.
Quand il n'y a pas d'autre choix que celui de la survie, elle se tait pour ne pas crever, elle agit pour ne pas devenir folle.

Le livre est ponctué de belles références musicales qui donnent une ambiance très cinématographique au récit : 63 chansons pour 63 moments de vie, et toujours une petite musique dans la tête qui permet un ancrage dans la réalité.
J'ai beaucoup aimé la sincérité des différents états par lesquels passe Claire :
Le déni,
L'acceptation,
La culpabilité passée et future,
L'idée folle qui germe,
La peur panique,
L'irrémédiable prise de décision,
Le geste fatal,
La résignation.

Mathieu Menegaux réussit avec brio cette belle prouesse de se mettre dans la peau d'une femme et de décrire avec authenticité le cheminement d'une prise de décision.
C'est un bouquin bouleversant, poignant qui amène à se demander si un miracle peut naitre d'une situation effroyable. Les quelques pages de fin sont juste indicibles tant la consternation est immense.

Un passionnant moment de lecture qui ne peut laisser insensible...
Profile Image for Azzurra Sichera.
Author 4 books89 followers
February 19, 2018
Provo dei sentimenti altalenanti nei confronti di “Ho taciuto“. Provo a spiegarmi. La scrittura fluida e assolutamente efficace di Mathieu Menegaux mi ha da subito coinvolta e il romanzo l’ho terminato in un pomeriggio. Il punto è che la lunga confessione di Claire, scritta dalla sua cella prima di un epilogo che lei stessa ci anticipa (forse, rovinandoci l’attesa del finale), mi ha tenuta un passo indietro, emotivamente parlando.

Claire non mi è mai sembrata una vittima, non ho condiviso nessuna delle sue scelte, non mi ha nemmeno per un attimo “fatto pena” per la situazione in cui si trova, dato che ci si è cacciata da sola. Ovvio, non all’inizio, ma dopo il terribile evento che sarà la causa scatenante di tutto il resto, ha iniziato a prendere delle decisioni e a compiere delle scelte senza alcun senso. Lei stessa, verso la fine della confessione, ammette di aver “giocato a fare Dio”: rendersene conto a questo punto, però, è troppo tardi.

Quindi se da un lato la scrittura dell’autore mi ha coinvolta e mi ha fatto entrare dentro la storia, la protagonista mi ha quasi respinta. Vi è mai capitato? Probabilmente è l’effetto voluto da chi scrive, quindi andrebbe annoverato nella colonna degli aspetti positivi; forse ve ne sto parlando quando ancora le parole di Claire mi ronzano in testa quindi sono in fase di rifiuto, non so che dirvi.

Il silenzio di Claire è ancora una volta una scelta che sfugge alla mia comprensione, da donna più che da lettrice. All’inizio lei dice che vuole soltanto dimenticare, non vuole che poi gli altri possano cambiare modo di vederla, che suo marito modifichi i sentimenti che prova per lei. E quindi anche all’inizio tace e nasconde la verità. Questo silenzio da cui sarà continuamente avvolta e quasi ossessionata, sarà la sua condanna. Una condizione che pagherà cara, e non soltanto lei.

Sicuramente è un romanzo diverso dal solito e molto ben sviluppato. Probabilmente, rileggendo quello che ho scritto, il rifiuto che ho maturato nei confronti di Claire è un coinvolgimento emotivo importante e quindi Menegaux ha sortito un effetto. Un autore da tenere d’occhio, insomma.
Profile Image for BlackKat.
321 reviews7 followers
December 19, 2017
Mon "programme" de lecture de fin d'années était bouclé. C'était sans compter l'enthousiasme de Rachel, un collègue blogueuse, pour ce court roman qui prenait la poussière dans ma pharaonique PAL.

Quel uppercut en pleine face! Un peu plus d'une centaine de pages et pourtant une tempête émotionnelle, un maelström de sensations tout autant dérangeantes que d'empathie!

On démarre dans un climat étouffant d'une cellule de prison, le jugement prompt pour la culpabilité de celle qui attend son verdict, on glisse vers une mansuétude légèrement moqueuse pour le récit confortable et légèrement ennuyeux d'une réussite sociale, l'œil se voile un peu quand le désir d'enfant reste vain et, tout d'un coup, tout bascule...

Si, d'habitude, je n'aime pas les récits à la première personne pour ce côté égotique qui me dérange, avec Je me suis tue, le "je" ouvre les portes d'une dimension percutante et la puissance de cette intimité est bouleversante.

D'autant plus forte que l'auteur est un homme qui exprime avec talent, lucidité, justesse et sensibilité l'outrage abject infligé à une femme, son cheminement psychologique pour l'accepter et celui qui provoque le crime ultime, insensé et impardonnable.
Récit bluffant, sans fausse note ni pathos exagéré: des faits, l'analyse de la situation et comment une femme décide de gérer ou se laisse emporter par son élan viscéral né d'une éducation, d'un parcours de vie, d'une volonté de se préserver.

Ce roman est une histoire de regards. Celui que porte l'étranger que l'on croise dans la rue, de la société sur un chemin de vie, de celui qu'on aime. Un regard lourd et pesant. Un regard qui influe les choix de Claire, l'enferme dans des responsabilités qui la dépassent, dans des choix conditionnés par une culture ancestrale.

Jusqu'à cette confession. Elle sort de son silence pour s'affranchir de sa vie mais surtout pour adoucir le regard de l'autre.

Sa réaction de déni, réflexe logique d'auto-défense sur ce qu'elle ne peut changer, aurait pu la sauver si l'oubli l'avait accompagnée. Mais les conséquences sont là, chaque jour, laissant la blessure constamment béante à cause des doutes de son mari, freinant son chemin de résilience jusqu'à le faire exploser...

Je me suis tue concentre un panel d'émotions et de réflexions sur soi, sur notre culture, et la société.
Le choix du silence est tellement compréhensible quand le parcours judiciaire est un mépris de la victime, quand la condamnation la plus sévère est pour l'agressée qui restera marquée à jamais, quand les peines édictées sont d'un ridicule assumé, quand le regard de l'autre vous déshumanise à jamais.
Le silence est un choix logique pour conserver le peu de dignité qui reste à Claire mais ce n'est pas le meilleur.
Le silence est également un poison qui se diffuse lentement et ravage de l'intérieur. Claire est une femme. Elle est vous, elle est moi. On la comprend, on sent le danger d'un tel choix mais, en définitive, a-t-elle eu une autre alternative possible?

La plume de l'auteur est lapidaire. C'est rythmé, ça claque. Les appositions incisives se succèdent, vous marquent au fer rouge, vont droit à l'essentiel. Aucun détour, c'est brut et pourtant d'une sensibilité à fleur de peau.

Je me suis tue aborde des sujets graves (que je ne détaille pas pour ne pas spoiler) qui touchent notre culture et surtout nous, les femmes. Et je suis bluffée. Bluffée qu'une plume masculine ait réussi, en à peine une centaine de pages, à maîtriser avec autant de justesse et d'émotions les drames vécus par Claire et la débâcle de son existence...
Profile Image for Gabrielle Blin ( book reviewer).
497 reviews26 followers
July 2, 2021
Cela fait presque un an que ce roman est dans ma PAL, je l'ai lu ce soir d'une traite.Je suis bouleversée, une douleur me brûle et je suis époustouflée par la plume de l'auteur.

J'ai choisit de publier le résumé de l'édition de chez Grasset, j'aime moins le résumé de l'édition poche.

J'ai découvert ce roman en lisant un autre roman."Le malheur du bas" d'Inès Bayard sortie lors de la rentrée littéraire 2018.Ce roman m'avait bouleversée aussi mais c'était un vrai supplice de le lire tellement j'avais mal pour Marie, la malheureuse héroïne du roman puis il y a eu cette polémique ou nombreux chroniqueurs entre autres ont parlé du plagiat du roman dont je vais ici parler " Je me suis tue".Je n'ai aucun avis sur cette polémique, les deux romans se ressemblent beaucoup certes: Ils se déroulent à Paris, les héroïnes sont mariees, heureuses, elles sont violées, tombent enceintes...je ne peux en dire plus sans spoiler mais effectivement c'est troublant lorsque l'on a lu les deux livres on ne peut que se demander si "Le malheur du bas" et ses ressemblances sont juste une coïncidence ou pas.Je clos ce chapitre.

Qu'un homme écrit aussi bien les tourments, la douleur d'un viol en prenant la place dans le corps d'une femme est stupéfiante, Mathieu Menegaux est juste un auteur incroyable, à aucun moment je n'ai pu me détourner de son récit, il écrit magnifiquement même sur un sujet aussi terrible.

Claire et Antoine sont heureux, ils vivent dans le confort bourgeois que leur permet leurs professions, le seul malheur de leur mariage étant l'echec de ne pas avoir eu des enfants.Claire vit très mal cela.

Lors d'un dîner ou elle s'ennuie énormément elle décide de laisser son mari avec ses amis et de rentrer chez elle à vélo, il fait nuit.

Cette nuit là va changer la vie de Claire, elle se retrouve brisée par ce qui va alors se passer et sa vie va alors tomber en miettes.

Tout au long du roman, j'ai eu envie de prendre Claire dans mes bras et de la réconforter, j'ai hait son mari...on ne pas pleinement comprendre ce roman sans avoir été salie, violée, brisée...et je ne souhaite à personne cette douleur sans nom.L'auteur a fait preuve de justesse, il n'est pas impudique, il n'y a pas de voyeurisme.On suit l'histoire en craignant la chute, on la voit venir.

Il a tellement de "Claire" de nos jours, il y en a toujours eu hélàs et il faut espérer qu'un jour il n'y en ait plus.Il y a tellement d'injustices et de silences autour du viol.Même prononcer ce mot est bien souvent tabou.

Il faut lire ce roman, en parler, discuter autour de ce sujet et des autres thèmes qu'aborde ce livre.Il faut que le silence soit brisé et heureusement il y a des auteurs comme Mathieu Menegaux pour mettre des mots sur les maux du viol.

Merci à lui, lisez ce roman,ne fermez pas les yeux et ne vous taisez pas ! Nous l'avons déjà trop fait!
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,087 reviews43 followers
July 5, 2018
Quelle claque ! Lu en apnée d'une traite. On ne le lache pas... ♥♥


Quelle claque ! Quelle plume !

Merci à Valérie, ma libraire pour cette belle découverte. J'ai dévoré ce premier roman en une seule traite, en apnée tant la force de l'écriture est grande.

Bravo, c'est super bien écrit, des retournements de situation perpétuels. Quand on croit voir venir , on est à nouveau retourné et ce jusqu'à la dernière ligne.

Claire est avec son mari Antoine Beyle pour un dîner chez des amis. Elle s'ennuie et a envie de rentrer. Elle décide de louer un vélo et de rentrer seule. Elle fera une mauvaise rencontre et un mauvais choix qui changera le cours de sa vie, cela l'amènera en prison.

Pourquoi ?

Elle a toujours refusé de s'en expliquer. On la rencontre en prison, on en ignore la raison. Elle s'est toujours tue et va soudainement nous livrer une confession qui nous glace. Un destin qui bouscule un soir parce qu'elle a fait un mauvais choix !

Les choses auraient pu être différentes mais elle s'obstine, se persuade d'avoir pris la bonne décision.

Mathieu Menegaux par sa plume m'a tenue en haleine du début à la fin. C'est très bien écrit. Bouleversant.

Je ne peux vous en dire plus si ce n'est lisez-le; vous ne le lâcherez pas avant la fin c'est une certitude.

J'ai hâte de découvrir "Un fils parfait"

Dernier détail c'est sorti en poche chez Points, alors faites-vous plaisir.


Ma note : un immense coup de ♥



Les jolies phrases

Les chansons ne m'ont jamais déçue ni trahie. Combien de fois ai-je écouté ou fredonné ce que je n'arrivais pas à formuler ? Elles m'ont toujours accompagnée et c'est peut-être grâce aux chansons que la solitude m'a été moins pesante.

Et je faisais partie, hélas, de celles et ceux qui considèrent que la pensée est au-dessus de tout, pauvres fous.

Si c'était là sa vision du couple, de notre couple, s'il continuait à se montrer trop égoïste et rationnel pour admettre qu'on ne peut pas toujours tout expliquer, s'il ne voulait pas comprendre que parfois il faut savoir décider d'être heureux plutôt que de toujours tout remettre en question, (...)

Comme tout le monde, j'avais une faille, une souffrance, cachée, enfouie, qui me minait : mon ventre était resté sec et j'allais mourir sans laisser de trace de mon passage sur cette terre, sans avoir contribué à perpétuer l'espèce, et il ne resterait rien de moi quelques semaines après ma mort, que des vers repus et de la poussière sale. Hier ma vie était une demi-vie, une vie de flamant rose, une vie sur une patte, à essayer tant bien que mal de conserver l'équilibre, mais une vie.

https://nathavh49.blogspot.com/2018/0...
Profile Image for Camille Got.
47 reviews1 follower
September 19, 2018
Un chef d'oeuvre !!! Ce roman a mis en scène ma plus grande peur/phobie dans la vie. Le récit est haletant, il m'a bouleversé, fait mal. J'ai aimé la construction de l'histoire et comment cela démarrait puis finissait.La dégradation du personnage de Claire et l'engrenage dans lequel elle a été prise. Aucune fausse note pour moi.J'ai également adoré le retroussement de situation à la fin je ne m'y attendais pas. J'adore la couverture qui prend tout son sens aussi. Un récit court mais dont on ne ressort pas indemne.

En revanche j'avais deviné très vite ce qui allait ce passer ... ce n'est pas grave car même en le savant avant j'ai été surprise, choqué.

Je ne m'attendais pas à ça en achetant ce livre. Bravo!

Profile Image for Lelena.
208 reviews48 followers
November 26, 2018
Mi perplime la costellazione di stelline che risplende attorno a questo libretto. Sono dovute secondo me al tema acchiappone, l'infanticidio, e null'altro. La mano maschile che descrive la protagonista è superficiale, grossolana, ottusa e traccia i personaggi con l'accetta (per di più poco affilata). Pessimo
Profile Image for Amandine.
189 reviews14 followers
January 5, 2016
L auteur un homme raconte ce roman en tant que femme ayant commis un crime terrible assez spécial mais on le lit vite d une traite
A la fois on comprend et on ne comprend pas ce crime le sujet est dur
J ai beaucoup aimé
Profile Image for Geneviève Bélanger.
25 reviews
July 2, 2017
J'ai lu ce roman d'une seule traite, sans pouvoir le poser. Je suis passée par toutes sortes d'émotions et j'ai vécu ce drame avec les personnages. Il y a longtemps qu'un roman ne m'avait laissée une telle impression, j'en suis bouleversée! À lire absolument!!!
Profile Image for thelyam.
14 reviews1 follower
August 18, 2023
such a good and easy read !! THE END!!! b
Profile Image for Isabelle Rancourt.
227 reviews69 followers
March 26, 2022
Ayoye!!!!
Mais... quel petit roman qui fesse!!!!
J'ai eu de la difficulté à le lâcher !!
Assurément un énorme coup de coeur pour cette année !!!
On a envie de serrer Claire dans nos bras, on a envie de la brasser parfois...
et la fin.... la fin.... ouf....
Triste..
J'ai adoré et je recommande...!!!
Profile Image for 1001  Chapitres.
498 reviews9 followers
May 27, 2025
Pendant que certain·es s’attardent à décrire des paires de seins ou des romances gênantes entre vieux flics fatigués et jeunes recrues pimpantes, Mathieu Menegaux, lui, frappe fort et juste avec “Je me suis tue”. Une claque. 130 pages en apnée, où l’on suit le silence d’une femme, Claire, jusqu’à la collision.

Difficile d’en dire plus car ce serait gâcher la moitié du roman mais allez-y les yeux fermés. Allez assister au désastre comme on regarde un accident se produire au ralenti… Vous verrez qu’on peut écrire un roman fort, haletant et intelligent, sans artifices ni grosses ficelles.

J’ai encore un roman de Mathieu Menegaux dans ma PAL - “Femmes en colère”, cela me va si bien - mais si tout est du même acabit, je compte bien lire sa bibliographie complète !
Profile Image for Ingrid Fasquelle.
917 reviews34 followers
July 9, 2019
Mathieu Menegaux est né en 1967 à Paris. Diplômé de HEC, il a débuté une carrière dans l'industrie au Maroc, et il travaille aujourd'hui dans un cabinet de conseil en management, une occupation très sérieuse en vérité. Passionné de littérature et de chanson, il a attendu d'avoir 45 ans avant d'enfin décider de passer plus de temps à écrire des phrases en français sur Word que des transparents en franglais sur PowerPoint. Il est l’auteur de deux romans, dont Je me suis tue, paru en avril 2015 chez Grasset et désormais disponible aux éditions Points depuis janvier 2017.
Prix du premier roman de Sablet, Je me suis tue fait partie de ces romans bouleversants, qui se lisent d’une traite et dont on ne peut absolument rien dévoiler.
Du fond de sa cellule de la maison d'arrêt des femmes à Fresnes, Claire rédige une lettre-confession et revient sur l’enchaînement des faits qui l’ont conduite en prison. C’est l’histoire à la fois poignante et déroutante d’une femme tour à tour victime, puis coupable, qui a choisi de se taire et de porter seule son fardeau. Les conséquences de cette décision vont se révéler dramatiques…
Enfermée dans sa solitude, parce qu’elle se sait coupable d’un crime odieux qu’elle ne pourra jamais expier, Claire commet l’irréparable. Son mutisme sera sa seule ligne de défense, et personne, ni son mari, ni ses proches, ni la justice ne saisira ses motivations.
« Après aujourd’hui, je sais qu’il n’y a plus rien à reconstruire. Les murailles de Jéricho sont à terre. Il ne reste que ruines et gravats. J’ai tout gâché, seule, et tous les châtiments du monde n’y pourraient rien changer, il n’y a pas de rachat possible. »
Servi par un style sec et tranchant, où percent d’étranges et fascinants éclats poétiques (l’auteur peuple très habilement la solitude et la détresse de son héroïne de titres ou d’extraits de chansons intemporelles), Je me suis tue est un roman magistral, à la fois brillant et terrifiant, la confession déchirante et déconcertante d’une femme qui n’a plus la force de subir le poids écrasant du silence et de sa culpabilité… Un premier roman intense et dérangeant, qui s’inscrit dans la même veine que l’envoûtante Chanson douce de Leïla Slimani !
Profile Image for Elina Reant.
1,077 reviews21 followers
October 13, 2018
Claire à vécue un crime, le pire qu'une femme puisse subir, mais par orgueil, elle s'est tue, afin de ne pas voir le regard des autres changer. Elle veut continuer sa vie de femme mariée, bourgeoise parisienne par excellente, ne pas voir le regard de son mari changer. Et lorsque le miracle survient une fois de plus, elle pêche par orgueil et décide de son futur. Elle réécrit le passé.. Son mutisme va la conduire au pire acte qui soit… mais pourquoi après tout ce temps révéler la vérité. Qui pour la croire ? Jusqu'au jour où elle craque et les conséquences seront dramatique, mais son secret est préservé….

Dans ce récit sous forme de lettre, Claire, sous la plume de Mathieu Menegaux, nous révèle une triste et bouleversante histoire. Du fond e la cellule où elle est enfermée, elle nous livre sans fard son récit, ces actes horribles qui l'ont conduit où elle se trouve. Un récit touchant, bouleversant mais que vous ne pourrez lâcher. Claire c'est tu pour ne pas voir le regard des autres changer, et quelque part ne sommes-nous pas un peu voyeur de nous plonger dans son récit de cette façon et de s'outrer de ses actes ou alors de la comprendre et de l'excuser…. Il est très difficile je trouve d'émettre un jugement quelconque sur les actions de Claire car qui sait comment nous réagirions face à ses actes monstrueux.
1,349 reviews56 followers
August 25, 2018
On ne le dira jamais assez : la communication est essentielle dans le couple.

Le silence peut être mortifère, c’est le cas dans ce roman.

Claire pense qu’elle peut passer sous silence son traumatisme. Elle en dit rien, à personne. Pour sauvegarder les apparences, car les apparences sont importantes dans son monde.

Je n’ai pas été tant déranger par l’acte fatale de Claire. Ce qui m’a gêné, c’est cette volonté de cacher, à elle et aux autres, jusqu’au bout, sa blessure.

Ce qui m’a gêné, dans ce roman, c’est sa lutte éperdue pour la préservation de son image.

Un bien triste constat, que je partage, de la part de l’auteur.

L’image que je retiendrai :

Celle des yeux de Pierre, huit mois.

https://alexmotamots.fr/je-me-suis-tu...
Profile Image for Véronique.
Author 1 book3 followers
September 17, 2017
4 1/2 stars.
Short, dark and gripping.
It bothered me at first that the premise could be so predictable (really, what can the worst crime be for a woman...), but I was still swallowed by the story. I found the psychology of the characters (both husband and wife) quite interesting.
I have a comment about the sprinkling of songs along the entire book though, it seriously annoyed me. Original, yes, but I don't think it added anything to the story. On the contrary, to me, it cheapened an otherwise well written book.
Profile Image for Coline.
36 reviews8 followers
July 4, 2018
Je ne comprends pas les notes qu'a reçu ce livre, qui m'a été passé par une amie qui l'a aussi adoré. Je n'ai pas aimé le style ni la voix du personnage (que je n'ai pas trouvé suffisamment sincère), l'insertion de chansons... Pour moi, on sent trop le travail de l'auteur derrière chaque mot, il n'a pas réussi à incarner complètement l'héroïne ; un premier roman honorable, mais un premier roman laborieux.
Profile Image for Leo Hilde.
9 reviews3 followers
December 8, 2015
In this book, the main character, Claire, is in jail and she tell why.

The writer's style is very intimist because of the use of "I". We can have the impression that Claire is telling us her story. And we guess little by little the tragic ending.

To resume, "Je me suis tue" is a real good book with a dark story.
Profile Image for MaelleMaud.
778 reviews2 followers
February 3, 2018
Ça se lit d’un trait, facilement. On sait dès le début que c’est une histoire qui va nous prendre aux tripes et nous malmener. Ça ne rate pas. Jusqu’au bout, jusqu’à la dernière page.
Et on garde la jolie liste des chansons égrenées au fil de l’eau...
Profile Image for ReginLaRadiosa.
505 reviews24 followers
October 30, 2017
Leggetemi, chiunque voi siate: sorvegliante, direttore, presidente della corte d’assise di Parigi o giornalista. Riprendo tutto dall’inizio per voi. Leggetemi.

La voce narrante è Claire Beyle. Claire dal carcere femminile di Parigi vuole raccontare la sua storia. Ha deciso che questa notte evaderà, sarà finalmente libera, e prima che sorga il sole tutti noi scopriremo la verità che ha taciuto per tanto tempo.

Claire è sola, rinchiusa in quelle quattro mura, senza alcun contatto e nell’attesa della fine del processo la sua mente viaggia libera tra rancore, sensi di colpa e dolore.

Aspettare. Coniugare il verbo aspettare a tutti i tempi. Ho trascorso questi due anni ad aspettare. Ad aspettare che la giustizia finalmente accelerasse per dare inizio al mio processo, ad aspettare che venga pronunciata la sentenza da me tanto auspicata, per espiare finalmente in pace e tentare di ridare un senso alla mia vita.
[..] Ma è finita. Non devo più aspettare. Dopo oggi so che non c’è più niente da ricostruire. Le mura di Gerico sono cadute. Restano soltanto rovine e macerie.


Claire e Antoine dedicano la loro vita al lavoro e sono apparentemente appagati dal loro matrimonio, ma Claire nasconde un dolore sordo e costante dovuto all’assenza di figli.

“Ma sì, è un dramma! È un dramma che mi devasta, che mi consuma, un’ossessione che mi pervade, una tragedia che mi provoca crisi di pianto non appena sono sola e stanca o m’imbatto in un pancione, in una carrozzina o in una testa bionda.”

In questo precario equilibrio, la vita di Claire subisce una brusca virata dopo una serata a cena fuori con il marito Antoine.
Stanca e annoiata per una cena di lavoro a cui non voleva proprio andare, decide di ritirarsi prima del marito e di precederlo a casa noleggiando una bici. È durante il ritorno a casa che viene assalita da un barbone che la violenta brutalmente.
Devastata e dolorante è pronta a chiamare il numero di emergenza quando i dubbi la assalgono.

Quanto vale uno stupro? Cinque anni? Dieci anni? Quindici anni? E io, cazzo? Per me in eterno nessuna alternativa. Tutta una vita. Tutta la MIA vita, mandata all’aria, per cinque minuti di piacere di uno squilibrato di merda. Una vita gettata nella pattumiera, alle ortiche. E nessuna riduzione di pena. Nessuna uscita per buona condotta. Nessun braccialetto elettronico.
Ho chiuso la chiamata. Non volevo essere una vittima.


Così Claire tace. Nasconde a tutti la violenza subita, tenta di rinnegarla persino a se stessa e da quel silenzio creerà un castello di bugie che finirà per crollare, seppellendola tra le macerie della sua vita distrutta.

Mathieu Menegaux con uno stile espressivo e intenso ha saputo descrivere l’animo lacerato e violentato di una donna. L’autore è riuscito a descrivere un animo femminile, apparentemente forte e indistruttibile; una donna di cui il destino si è preso gioco.

La voce narrante della protagonista trasporta il lettore in un turbine di sensazioni da cui è difficile districarsi.
Claire è un personaggio controverso, vittima e carnefice al tempo stesso e per questo la si ama e la si odia, non è possibile dire di più.

Un romanzo a sfondo crime che vi conquisterà con le sue tinte cupe e il suo linguaggio diretto e crudo.

“Ho taciuto” è soverchiante, come una marea che si ritrae pian piano per poi abbattersi sull’animo del lettore con forza inaudita.
Profile Image for Una Lettrice Selvaggia.
301 reviews6 followers
December 26, 2017
RECENSIONE DI “ HO TACIUTO” DI MATHIEU MENEGAUX
Tacere. Tacere quando quello che si ha da dire è troppo da dire, da sopportare, da accettare. Tacere, a volte, può sembrare la soluzione più facile, la via di fuga mentre invece si rivela un’arma a doppio taglio, un grido di colpevolezza.
Claire Beyle è una quarantenne benestante. Colta, ricca, bella è rinchiusa in una cella della prigione di Fresnes accusata di un crimine orrendo del qual, almeno all’inizio, nulla sappiamo.
Il breve romanzo è il racconto, a ritroso e dalla sua viva voce, degli avvenimenti che l’hanno condotta fino a lì.
Cosa ha fatto di così terribile Claire per essere rinchiusa in prigione? Di quale crimine si è macchiata? Quale colpa la tormenta?
“Ho taciuto” di Mathieu Menegaux, edito da Bompiani, è un racconto breve ed intenso; doloroso e scioccante al tempo stesso, un pugno nello stomaco.
Claire conduce una vita normale: appartenente alla ricca borghesia francese, ha un lavoro impegnativo che però ama molto; un marito, Antoine, altrettanto impegnato professionalmente ma che la adora; una vita sociale intensa e piena. Ma a questo quadro così perfetto manca una cosa: un figlio. Claire ed Antoine, infatti, non riescono ad avere figli e il ventre vuoto ed arido della quarantenne Claire pesa sulla loro serenità; incombe come un macigno sulle loro vite. Un macigno tanto più pesante se si pensa che quando aveva diciassette anni Claire abortì del suo primo fidanzatino.
Una sera, Claire ed Antoine sono invitati ad una cena di rappresentanza. Claire è stanca e decide di lasciare la casa degli ospiti prima del tempo, da sola, per tornare a casa. È in quel frangente, mentre si muove in bicicletta, che viene aggredita e stuprata selvaggiamente da un balordo.
Quella violenza, della quale decide, un po’ per vergogna, un po’ per pudore, di non farne parola con nessuno, la segna profondamente. Ma Claire decide di tacere; le sembra, del resto, la scelta migliore, per non “sporcare” il suo mondo perfetto; il suo matrimonio, la sua quotidianità.
Ma quando gli eventi di quella notte avranno delle conseguenze per Claire ha inizio un incubo. Il racconto di quel che segue è il tentativo di spiegare quello che è successo, perché è successo; cosa ha vissuto e provato da sola, nella sua anima, senza che nessuno la confortasse, senza che nessuno la aiutasse, senza che nessuno l’aiutasse a capire.
“Ho taciuto” è un romanzo breve ma bellissimo nella sua crudeltà. Forse difficile da capire (e non voglio svelare il perché per non spoilerare) ma intenso e vero e tanto più se pensiamo che a scriverlo è stato un uomo capace di calarsi benissimo nella mente sconvolta ma al tempo stesso lucida di una donna.
Una storia crudele con un finale che non lascia speranza; che si legge velocemente per la sua brevità ma che si fa fatica a dimenticare perché tocca le corde più profonde della nostra anima.



Profile Image for Steph.
408 reviews
May 26, 2017
Comment un auteur a-t'il pu en 136 pages me mettre dans cet état.
Quelle claque. Que je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt.

Claire, 40 ans, mariée à Antoine, tous les 2 ont une vie en apparence épanouie, ils ne leur manque rien...sauf un enfant.
Claire le voudrait tellement cet enfant, elle ne montre rien, elle garde cette blessure profonde en elle.

On commence le livre sur des mots de Claire, elle est en prison, quel crime a-t-elle commis je ne peux vous le révéler.

Claire écrit a son mari, elle l'a décidé le lendemain elle s'évadera de cette prison.

"Alors ce soir c'est décidé, c'est la belle (...) Et au matin je serai libre, enfin. (...) c'est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt (...) Demain matin je pars. "

Cette nuit de départ, Claire la passe à écrire à Antoine pour lui expliquer son geste, son crime effroyable, on apprend, nous lecteur, en même temps que Claire se livre à son journal le pourquoi du comment.
Tout le long Mathieu Menegaux maintient le suspens.
Il m'a broyé le coeur, retourné les tripes à plusieurs passages...mais ce final !!!
Quel incroyable roman noir, quelle capacité il a eu à me faire entrer moi dans la peau de Claire, car oui Claire ça aurait pu être moi, je me suis vue à sa place, je me suis glissée dans sa peau.
C'est bien sûr renforcé car le narrateur, Claire, écrit à la première personne mais quand même --> Souris, Ko au premier round. (Dès la 3e page en fait j'étais Claire, j'avais la chair de poule)
Merci monsieur d'avoir su, par vos mots, nous faire ressentir ce que les femmes ressentent, d'avoir pu écrire/décrire l'innommable, nous faire ressentir tout ce que Claire ressent face à ses tourments et ses déboires. Et de l'aimer ce personnage.
Je ne peux pas mieux l'expliquer.
J'ai envie d'encore et encore vous raconter ce roman mais je ne peux pas. Lisez-le.

Ces bouts de chansons, ces rythmes, ce tempo, le ton donné a renforcé mon amour pour ce livre.
Je me suis pris un uppercut.

En 136 pages je suis ravagée et je place ce roman parmi ceux que je n'oublierai pas.

Que de talent nous avons parmi les auteurs français !!
Pensée particulière, là, tout de suite pour Amélie Antoine (Édouard est toujours avec moi) de m'avoir décidé à sortir ce roman de ma pile à lire.

Je ne sais pas qui sont les autres auteurs sélectionnés pour le prix du meilleur roman Points mais pour moi Mathieu Menegaux a déjà tout remporté. (Je croise tout pour que ce roman soit choisi, il le mérite vraiment)
40 reviews
January 21, 2024
Voilà un roman sur lequel je ne me serais jamais retournée. Et pourtant, j'ai eu comme un déclic, une envie soudaine de comprendre ce titre simple et évocateur. Et j'ai bien fait, car ce fut un immense coup de coeur.

Je ne savais pas vraiment si on était sur un thriller ou juste un roman contemporain. On peut le mettre dans les deux cases. Mais il s'agit aussi d'un drame. Le drame d'une vie, la faute au destin et à pas de chance. Je l'ai dévoré, soucieuse de comprendre comment Claire a pu passer de victime à coupable. Comment une fraction de seconde a pu changer sa vie et son futur. Comment un simple événement qu'on ne souhaite à personne a pu avoir autant de répercussion sur sa vie.

On découvre donc Claire et Antoine un couple d'une quarantaine d'années. Ils filent le parfait amour et sont mariés depuis des années. Seule ombre au tableau : leur incapacité à avoir un enfant. Si le couple laisse à penser que cela ne les touche pas, on comprend très vite que le fait de ne pas avoir d'enfant les pèse tout de même et qu'ils aimeraient avoir le plaisir de découvrir ce que veut dire être parent. Mais un soir, la vie de Claire bascule. Et depuis cet instant, chaque décision qu'elle prendra aura une conséquence direct sur son futur et celui de son mari.

Je ne peux pas trop parler de l'histoire, car le roman est tellement court que je risquerai de spoiler des événements qui expliquent le début et la fin. Je peux simplement vous dire que j'ai tremblé, j'ai eu la chair de poule face à l'histoire que nous raconte Claire et surtout face à son combat intérieur. Mon dieu que c'était intense à lire ! L'auteur parvient à nous captiver et à nous raconter une histoire sur plusieurs mois en seulement 144 pages, quel tour de force !

Une histoire tellement crédible et possible qu'elle fout les boules et les nerfs. Elle parlera à bon nombre de lecteurs, je n'en doute pas. En tout cas, moi, elle m'a percuté. Elle est venue me chercher jusqu'au fond de mon âme et jusqu'à la dernière phrase je me suis sentie aux côtés de Claire, soucieuse de lui envoyer un peu de réconfort. Ce destin tragique alors qu'elle avait tout pour être heureuse. Un destin chamboulé simplement par le souhait, un soir d'être plus vite chez soi. Un destin détruit à cause d'un dîner avorté. Un roman mémorable. Une plume sublime et percutante. Je me suis tue fait sans conteste partie de ces livres qu'on n'oublie jamais.
Displaying 1 - 30 of 79 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.