Loin d’être dépassée, l’idée de souveraineté est de retour à l’avant-scène. Mais plutôt que d’abandonner ce « retour » de la nation aux mains des populismes de droite, il est grand temps de réarticuler question sociale et question nationale dans une perspective émancipatrice. En revisitant les écrits des Aquin, Vadeboncoeur, Dumont, Rioux, du Front de libération des femmes et de Parti pris, Eric Martin réactualise le slogan des années 1960-1970 «Socialisme et indépendance». Socialisme au sens de démocratisation de l’économie, mais aussi d’une société orientée vers la justice et le bien commun. Indépendance parce qu’aucun projet à visée émancipatrice ne peut être mis en place tant que subsiste le carcan colonial et impérial du fédéralisme canadien sur les Québécois.es et les Autochtones. Un pays en commun propose de renouer avec un «socialisme d’ici», pour sortir du dialogue de sourds entre inclusifs et nationalistes conservateurs et enraciner au Québec un véritable projet de souveraineté républicain et écosocialiste.
2 étoiles et demie! La thèse du livre me parle beaucoup, mais j'ai trouvé qu'elle était trop répétée à travers le livre et que l'auteur avait des positions assez paranoïaques par moments. L'enseignement de la programmation dans les écoles est un symptôme de l'impérialisme capitaliste américain, vraiment? C'était extrêmement rafraîchissant d'inclure réellement les intérêts autochtones dans une éventuelle indépendance et j'ai beaucoup aimé le chapitre sur le Front de libération des femmes, très informatif.
Eric Martin prône la réconciliation entre l'idée d'indépendance et celle de socialisme tel que ce fût le cas lors des années 60. Il fait cela en analysant les travaux d'Hubert Aquin, de la revue Parti pris, du Front de libération des femmes, de Fernand Dumont, de Pierre Vadeboncoeur et de Marcel Rioux.
Ce livre illustre la nécessité d'instaurer des projets porteurs pour notre société qui pourront s'opposer à la vision internationaliste des libéraux de Trudeau qui nuisent grandement au Québec.
Bien que je ne sois pas convaincu de fusionner l'idée de socialisme et celle d'indépendance soit la voie, il faut bien laisser au peuple le soin d'élire son gouvernement par la suite qu'il soit de gauche ou de droit, Éric Martin expose des idées intéressantes.
La première partie m'a captivée, mais quand on est embarqué dans la deuxième, c'est devenu plus philosophique (donc je m'y perdais un peu dans les propos) et répétitif. N'empêche que je recommanderais facilement cet essai parce que ça remet beaucoup de choses en perspective et dans notre monde de plus en plus polarisé, ça fait du bien.
Intéressant plaidoyer pour un retour de l'alliance entre socialisme et indépendance au Québec. Pour que la gauche fasse à nouveau sienne l'idée de souveraineté et éviter de laisser le champ libre à la droite.