Yves Bonnefoy (1923/6/24-2016/7/1) was a French poet and essayist. Bonnefoy was born in Tours, Indre-et-Loire, the son of a railroad worker and a teacher.
His works have been of great importance in post-war French literature, at the same time poetic and theoretical, examining the meaning of the spoken and written word. He also published a number of translations, most notably Shakespeare and published several works on art and art history, including Miró and Giacometti.
Deuxième fois (après Hélène Dorion et "Un visage appuyé contre le monde") que la longueur de ces formats poche de Gallimard me fait me lasser du style et/ou des thèmes d'un.e poète. Ici 470 pages et toujours cette impression d'être passée à côté de la signification de la plupart des poèmes car, si des motifs reviennent très fréquemment (la maison, la grande salle vide et le feu qui y brûle, l'eau, le chemin, la barque, etc) au point de m'avoir semblé répondants, je n'ai toujours pas déchiffré ces symboles pour le poète. Oui, le narrateur semble en recherche et en perpétuel passage entre réalité, rêve et souvenir, oui, l'enfance perdue est omniprésente, mais ces images récurrentes restent obscures et participent à l'ennui qui s'est vite installé. La forme des écrits est pourtant variée, poèmes en vers courts ou longs, en prose, récits poétiques ou même sortes d'essais poétiques sur le dessin surtout, le sens ou la poésie en elle-même, que je ne m'attendais pas à trouver là et qui, par leur format et leur sens relativement obscur, m'ont plus rebutée qu'autre chose. L'émotion est pourtant là pour de nombreux poèmes par la beauté de l'instant et de l'image, les mots simples mais évocateurs et le regard sur le monde qui font écho chez moi. Mais le style reste volontairement trop lisse ou humble, malgré une syntaxe détournée, pour réveiller mon intérêt face à ce que je disais plus haut. En conclusion, un poète que j'aimerai relire avec plaisir, mais dans un format plus court et, si possible, sur d'autres thèmes.
Très copieux : 7 recueils (en fait tous écrits alors que l'auteur est âgé de 65 ans puis davantage) Poèmes : très beaux ("Perdu" dans Là où retombe la flèche) Un récit poétique, qui évoque Borgès, "Une autre époque de l'écriture": fascinant Des écrits philosophiques (sur le signe - les rapports entre le langage et la réalité-, sur le dessin, sur la poésie) "Remarques sur le dessin", juste assez compréhensibles pour que j'aie l'impression d'en tirer quelque chose. A creuser, à relire. Des thèmes chéris et récurrents, mais qui n'engendrent guère la lassitude (rêve miroir barque maison natale ombres arbres sentiers...) Au passage Bonnefoy mentionne des auteurs que je note comme à lire (Beckett entre autres)