1940 - La France est occupée. Dans un village de Normandie, les habitants doivent apprendre à vivre aux côtés de l'ennemi pendant que s'organise la Résistance. Gaston et sa bande, Bouboule, Doc et Élise, sont bien décidés à défendre leur pays, malgré leur jeune âge. Au cours d'une réception organisée par les nazis, Gaston surprend une conversation importante : un convoi d’œuvres d'art va être détourné par les soldats d'Hitler. Pour les quatre amis, c'est l'occasion d'agir !
Cette Bd jeunesse est parue récemment, en 2018, et à mon sens, bien que relatant une période pertinente, manque cruellement d'originalité. Déjà, pour ceux qui sont des lecteurs de BD historiques, "Le réseau Papillon" est un calque majeur de la BD "Les enfants de la résistance", ce qui aurait pu aller, mais également un calque de la BD "La guerre des Lulu". Ajoutez une bonne dose de stéréotypes et le compte est bon.
Quatre enfants, donc, affublés de "Nom de code" aussi clichés que le laisse supposer leur physique, se sont organisés un QG secret dans une cabane perchée ( La Guerre des Lulu) et font parti de la Résistance française contre les envahisseurs allemands ( Les enfants de la Résistance).
"Chef" ( Nom civil: Gaston) n'a pas volé son nom, c'est le leader, beau, intelligent, qui ressemble à Sasuke Uchiha de "Naruto" avec la gentillesse qui sied au protagoniste, néanmoins. Et ce petit meneur a bien sur le béguin pour la seule fille du groupe, Élise , alias "Princesse" ( Non, sérieux?) , une version miniature de Élise, rouquine magnifique de la série "Assassin"s Creed". Incroyable de voir qu'une BD historique reproduit le stéréotype féminin le plus archaïque de l'Histoire, parce que contrairement à la franchise montréalaise qui a élaboré Assassin's Creed, ici la rouqine est un vase creux aussi inutile que décoratif. Puis, parce qu'il en faut bien un, nous avons Edmond, alias Doc ( tiens, Emmett Brown!) qui, bien sur, porte des lunettes et sait tout sur tout. Et parce qu'il faut bien un quatrième à ce quatuor et un faire-valoir ni beau ni intelligent, on a mit "Bouboule", qui a sa manie de grignoter qui le rend si "rond". ( soupir) Ouais, on ne fait pas dans la fraicheur avec ce quatuor et ce d'autant que leur archétype propre, à savoir "Le beau gosse boss-des-bécosses", "la belle-fille-de-service", "le génie-à-lunette" et "le-gars-ordinaire-gaffeur", constituent à peu de choses prêt leur personnalité. Ils manquent de relief, de profondeur. On les voit venir à des kilomètres. Donc, c'est très surfait.
Puis, l'histoire, qui reprend celle des "Monuments Man", mais du côté des villageois. Si on comprend l'enjeu, l'action elle manque de fluidité et de clarté. Et j'avais l'impression dérangeante de relire "la guerre des Lulu" avec leur cabane dans les arbres, puis le trio des "Enfants de la Résistance" avec leur conspiration secrète avec la Résistance adulte de leur petit village français. Donc, si je résume, il n'y a rien de nouveau dans cette BD! Je me demande comment les auteurs ont pu penser innover avec tout ce déjà-lu.
Le tout manquait donc de personnalité et de substance. Je suis très déçue. Le quatuor n'a pas la vive intelligence des "Enfants de la Résistance", ni la débrouillardise des Lulus. En fait, je ne saurais dire ce qu'ils ont, hormis le désir partagé de tous les français de botter le cul des allemands hors de France, mais ça n'a rien de très unique. Et je dois souligner que dans les BD jeunesse historiques relatifs à la seconde guerre mondiale, généralement, on y dénonce quelque chose, des abus, des traitements injustes, des vérités cachées, des vérités oubliées, bref, des éléments susceptibles de nourrir notre quête de compréhension de ce pan de notre Histoire ou à tout le moins nous renseigner. C'est en tout cas généralement le propre de la BD Historique. Ici, la seule chose de vraiment nouvelle que j'ai pu constater est le fait que les allemands allaient à l'Église avec les Français, puisque leur religion est la même. Ce devait être assez tendu! J'ai aimé cet élément de l'histoire dans la BD.
Mais bon, si vous n'avez jamais lu "Enfants de la Résistance" ou "La Guerre es Lulu", il est possible que cette Bd ait donc une grande pertinence. Mais le reste demeure un peu plat, même le dessin, qui manque d'expression et le scénario, qui est un peu boiteux. Les couleurs sont bien, pour leur part.
Au final, je m'étais dit que j'allais lire la suite de cette Bd juste pour la question historique, mais trois ans plus tard, elle ne fait toujours pas envie alors je laisse tomber.
Catégorisation: BD historique française, littérature jeunesse intermédiaire, troisième cycle primaire, 10-12 ans. Note: 3/10
Étant fan d’Histoire, je suis souvent attirée par les ouvrages historiques comme celui-ci et c’est ce qui m’a poussée vers cette BD. Mais bon, il était décevant. Un groupe de jeunes amis qui se lance dans la Résistance contre l’Occupation allemande, c’est du déjà vu. En général et même dans le 48h BD puisqu’une autre dans le genre a été proposée l’année dernière (Les Enfants de la Résistance par Benoît Ers et Vincent Dugomier) qui était, pour moi, bien meilleure.
L’avenir de la relation entre Gaston et Élise est bien trop prévisible, aucun des personnages ne présente un petit soupçon de mystère et j’ai essayé, en vain, de ne pas lever les yeux au ciel en lisant les noms de code de chacun…. Caricature et compagnie ! Le petit leader qu’on surnomme « Chef« , l’intello « Doc« , la fille « Princesse » et le clou : le gamin en surpoids « Bouboule« . Je ne lève plus les yeux au ciel mais l’exaspération est bien là.
Dans la même veine que Les enfants de la Résistance, on suit dans cette bande dessinée un groupe d'enfants qui défendent leur patrie à leur niveau, désirant rejoindre la Résistance. Dans ce tome, ils veulent protéger des oeuvres d'art des rafles nazies. Les dessins sont superbes et l'intrigue est sympa et permet d'apprendre facilement et de manière ludique. Des pages pédagogiques viennent clore l’histoire pour aller plus loin dans la découverte des personnages et des actions de cette époque.
Quelle horrible déception. C'est bâclé, plein de clichés (please, les surnoms des gamins sont sexistes, grossophobes et ridicules, vraiment zéro effort). Et l'histoire ne tient pas vraiment debout...
Une BD très « les heros du Louvre » version jeunesse, J’ADORE !!!
On retrouve dans le monde de la littérature jeunesse de plus en plus d’histoire parlant de l’Histoire : et c’est tellement important.
J’ai beaucoup aimé me plonger au cœur de cette bande d’enfant qui font à leur manière partie de la résistance. C’est tellement intéressant. Cela permet à chaque enfant de comprendre l’Histoire mais aussi de pouvoir s’identifier aux perso et c’est incroyable.
J’ai hâte de pouvoir continuer à suivre les aventures du « réseau papillon ». On entend souvent parler de tout mais très peu de l’Art.
Je remercie les Éditions Jungle et Netgalley pour l'envoi de ce ebook et pour leur confiance.
INTÉRESSANT MAIS...
En 1940, la France est occupée. Les habitants d'un village normand doivent apprendre à vivre avec l'ennemi.
Un petit groupe d'enfants va décider de monter un groupe de "résistants".
Au cours d'une conversation qu'ils vont surprendre, ils apprennent qu'un convoi transportant des œuvres d'art françaises va être détourné.
C'est alors que les enfants, avec l'aide d'un adulte faisant parti de la résistance, vont tout mettre en œuvre pour faire échouer le transfert des œuvres d'art.
Vont-ils parvenir à leur fin ?
🗨️ 𝘔𝘰𝘯 𝘢𝘷𝘪𝘴
De premier abord, cette BD a l'air intéressante.
D'un point de vue historique le détournement des œuvres d'art par les allemands a réellement existé.
Par contre, le fait que ce soit les enfants qui interviennent pour faire échouer le plan des allemands n'est pas crédible. Cela reste mon avis.
Mais d'un autre point de vue, j'ai trouvé très instructif le livret à la fin de la BD qui apporte des précisions et des informations sur les événements qui se déroulent dans cette histoire.
De plus, les illustrations, les dessins sont très beaux, très bien fait.
Pour conclure, je ne pense pas que je conseillerais cette lecture. C'est une petite déception.