Bon chien est le récit fragmenté d'une narratrice qui s'adresse à celle qu'elle était bien des années plus tôt pour se remémorer leur passé commun dont elle croit s'être affranchie. C'est l'histoire d'une enfant sage et studieuse, d'une ballerine appliquée et travaillante, d'une amoureuse effacée; c'est l'histoire d'un bon chien. Née à Rawdon en 1987, Sarah Desrosiers a fait des études de danse classique, puis de littérature. Elle a posé son baluchon pendant quelque temps à Ucluelet, sur l'île de Vancouver, avant de revenir s'installer au Québec. Bon chien est son premier roman.
Sarah Desrosiers a fait des études de danse classique à l’École supérieure de ballet contemporain, puis de littérature à l’Université de Montréal. Elle a posé son baluchon pendant quelque temps à Ucluelet, sur l’île de Vancouver, avant de revenir s’installer au Québec. Chemin faisant, elle a publié chez Hamac le roman Bon chien (2018) et participe régulièrement à différents collectifs littéraires. Son écriture s’intéresse à l’infiniment petit, à l’ordinaire grandiose.
Ce roman est impressionnant par l’ambiance dans laquelle il nous plonge.
L’écriture est à la deuxième personne du singulier et je trouve que c’est un choix judicieux parce que ça rajoute de la froideur à tout ce que la protagoniste vit. Elle se doit d’être un robot au service de son corps pour être la meilleure ballerine possible. Ce qui est encore plus troublant, c’est qu’on lui dit qu’elle n’est pas bonne dès le départ et que malgré les efforts…boff…ça ne changera pas grand chose.
Suivre le parcours de la protagoniste est tellement choquant. La manière que les professeurs traitent les élèves et particulièrement comment ils l’a traitent elle. Tous les efforts qu’elle fait sans jamais vraiment de récompense. L’atmosphère est ultra réussie.
Seul bémol : J’aurais aimé comprendre qui est la narration. On a droit à quelques chapitres à la première personne mais c’est très flou.
Voilà un autre roman qui semble plaire à la majorité, mais dont je ne comprends pas l'intérêt. Il semble s'agir d'un récit, donc d'une histoire vraie ou auto-fiction, cela n'est pas certain, mais bref sans rien enlever à l'histoire qui démontre une réalité trouble et triste, d'un point de vue littéraire ce n'est pas très bon. Le style est correcte, sans plus, il ne m'a pas particulièrement accroché. J'ai eu beaucoup de mal à apprécié et à m,attacher au personnage, la narration au «tu» a créée une sorte de distance pour moi. De plus, ce n'est pas vraiment ce à quoi je m,attendais, on annonçait le livre comme une personne adulte qui pose un regard et s'adresse à son jeune soi, mais en fait elle ne s'y adresse pas vraiment, elle récrit, décrit, représente ce qu'elle a vécu, il manque le côté réflexif, l’introspection, l'analyse avec du recul auquel je m'attendais et qui m'avait donné un intérêt envers ce livre. Sans vraiment être mauvais, pas extraordinaire, mais dans la moyenne disons, je crois que si j'aurais sur de quoi il était réellement question au départ, je ne l'aurais sans doute pas lu, donc vraiment pas un livre pour moi, ce qui explique peut-être mon manque d'enthousiasme.
L'histoire d'une étudiante de ballet complètement cernée par les attentes qu'on projette sur elle. Au point où elle ne peut que se soumettre. Récit d'une belle douceur, en dépit du sujet difficile. Et cette fin, tellement touchante.
Bon chien, c’est la persévérance, l’obéissance d’une jeune femme qui fait son entrée dans une école de ballet. C’est son désir de performer qui l’obsède, la hante. C’est son corps dont elle repousse dangereusement les limites. C’est l’épuisement qui l’habite, la douleur qu’elle ressent.
C’est un livre troublant, touchant. J’ai été absorbé du début à la fin.
3,5/5 Ce livre est le parcours d'une danseuse de ballet pas très douée qui travaillera fort pour faire sa place au sein de l'École. Au départ, le style de narration m'a un peu déstabilisée, c'est écrit au ''tu'', la narratrice s'adresse à la jeune élève qu'elle était. Mais j'ai vite accrochée à cette histoire qui parle d'obéissance, de volonté de plaire, d'être reconnue à tout prix. Certains passages où la jeune danseuse doit se soumettre à un professeur exigeant sont assez troublants et portent à réflexion!
C'est un récit qui s'intéresse à la question de la soumission, du contrôle de l'autre et du corps, de l'obéissance. C'est un récit d'abus et de persévérance. J'ai bien aimé la narration à la deuxième personne du singulier. La narratrice du présent s'adresse à celle qu'elle était à l'école de danse. Cela permet une belle distance narrative. C'est un récit essoufflant (mais dans le bon sens!) Il m'a fait vivre beaucoup d'émotions, mais surtout de la colère
Je suis déçue. Les premiers chapitres du roman mettaient la table à un bel univers de pression de performance, glauque et captivant. Mais je me suis vite fatiguée du ton qui est devenu rapidement monotone. Il y a des scènes marquantes, mais si peu de rebondissements au fil du récit. Le roman est une longue pente descendante du début à la fin.
La poursuite infini de la perfection est dure, surtout lorsqu’on commence la dernière. Touchante écriture, j’ai particulièrement aimé l’utilisation de la première et deuxième personne pour déterminer le temps. J’ai aussi vraiment aimé le rythme de cette lecture d’un soir, je me sentais dans un ballet.
Une très belle découverte. Une plume dure et rigoureuse. Une histoire de résistance et de persévérance. J’ai particulièrement aimé le ton et le fait que le narrateur s’adresse à elle-même
Oh lala ! Ça a tellement de potentiel, mais il y a quelque chose d’inachevé dans la narration. J’ai voulu voir la protagoniste flirter plus franchement avec ses limites, être moins banale. Par contre, j’ai toujours été fascinée par cet univers de performance, de masochisme qu’est celui du baller. Ça m’a d’ailleurs un peu rappelé Robert des noms propres d’Amélie Nothomb. Bref, c’était bien, mais j’aurais voulu la voir se faire mordre plus fort…
J’ai lu ce petit livre d’une traite, en assistant à une compétition de trampoline à laquelle ma fille participait. Vous dire l’effet d’étrange réciprocité...
Très bien écrit, j’ai adoré cette lecture. Longue vie à cette compatriote rawdonoise!
Un coup de cœur pour ce lire de Sarah Desrosiers! L’histoire d’une jeune femme en quête infini de la perfection. Un livre qui se lit au même rythme qu’un ballet. C’est un livre à lire!