De retour de la prison, tournant en rond comme un animal en cage, je cherchais. [...] Je voulais des indices. Où ? Quand ? Comment cela avait-il bien pu commencer ? Il y avait peut-être eu des signes avant-coureurs. Des mises en garde. Et j'ai revu ce regard ; ces yeux que tu avais en prison, ces yeux mauvais. Je les connaissais ! Parti de la Côte-Nord rejoindre ses soeurs et étudier à l'université, Richard, le petit dernier, le frère adoré, se met à agir de façon de plus en plus étrange. Alerté, la meute se rallie, l'entoure d'amour. Mais rien n'y fait. Un jour, il avoue l'impensable : des gens s'adressent à lui dans sa tête. Il n'est plus seul à l'intérieur. Commence alors la descente aux enfers. Par quel tour d'alchimie Sylvie Drapeau réussit-elle à transformer en art cette matière noire et brûlante qu'est la maladie mentale ? Car il y a de la beauté à travers cette douleur. De la lumière dans cette nuit. L'amour indéfectible des soeurs ; la famille aux liens incassables ; la sagacité des tout-petits. Comme sa narratrice, pour tenir l'horreur à distance, Sylvie Drapeau sort ses crayons de couleur et dessine des soleils.
Sylvie Drapeau est comédienne. Elle a joué dans de nombreuses productions théâtrales ainsi qu’au cinéma et à la télévision. L'enfer est le troisième opus d'une tétralogie qui compte déjà Le Fleuve et Le ciel.
Mon préféré de la tétralogie pour l'instant. J'ai parfaitement ressenti l'amalgame d'émotions ressenties par la protagoniste vis-à-vis le trouble de santé mentale de son plus jeune frère. C'était poignant.
Magnifique tétralogie dans laquelle la narratrice s’adresse à un proche décédé différent dans chaque tome. La narratrice revient avec douceur sur les moments partagés et ce qui a mené à leur déchéance. L’écriture de Mme Drapeau est douce et aborde avec délicatesse plusieurs moments difficiles vécus par les divers personnages. J’ai beaucoup aimé me retrouver parmi cette « meute » et de suivre leur parcours de l’enfance à l’âge adulte. J’ai rapidement dévoré les quatre petits tomes. Ce fut une lecture toute en douceur, sensibilité et délicatesse malgré certains sujets plus durs abordés.
Écouté sur Ohdio. Écrit et lu par la grande Sylvie Drapeau. Une histoire de famille, de deuil, de schizophrénie, d’aidant naturel, des difficultés à accompagner un être malade, de la détresse à devoir laisser partir ceux qui ont exigé beaucoup de nous. C’est magnifique et triste à la fois.
Complètement envoûtée par cette tétralogie de Sylvie Drapeau. Quatre minis romans, mais empreints de sens. Tout m’impressionne: son regard rétrospectif et introspectif sur les événements marquants de sa vie, sa résilience, ses questionnements, sa franchise, sa plume. Très touchant 🤍
L’ENFER est, à mon avis, le plus réussi des trois premiers livres de cette tétralogie. Les mots de Sylvie Drapeau déchirent les pages.
“Tu avais été choisi, c’est toi qui portais sur tes épaules la folie de notre clan et nous te soutenions du mieux que nous le pouvions, avec la culpabilité de ceux sur qui ça n’était pas tombé, enfin pas avec cette force”
Je n'ai pas lu Le fleuve et Le ciel qui, dans l'ordre de publication, précèdent celui-ci, mais ce n'est absolument pas indispensable pour apprécier L'enfer, qui fait un portrait beaucoup plus sobre et retenu de la maladie mentale d'un proche que le titre laisse présager.
J’adore les livres de Sylvie Drapeau. À travers mes lectures, j’ai apprivoisé la meute, et je les affectionne désormais. Au long de la tétralogie, on vit avec eux les tragédies familiales, comme les moments doux. Dans ce 3e livre, on suit la déchéance du frère cadet suite au décès de leur mère. Des voix s’installent dans sa tête, et son univers devient noir. L’enfer, c’est la tempête de pensées, de culpabilité, de remords, de colère, de tristesse, et de nostalgie qui habitent l’autrice devant la mort de son frère. Un livre touchant, et sincère.
C'était mon troisième roman de Sylvie Drapeau. Jusqu'à présent, c'est mon préféré. J'ai trouvé cela touchant et percutant. Une famille brisée à la fois par la tragédie, la maladie et la santé mentale. La voix douce de Drapeau nous berce et transporte dans son univers. Le roman aborde la schizophrénie du point de vue de ceux qui côtoient ces personnes. Les répercussions peuvent être immenses et on peut voir à quel point ce n'est pas toujours facile d'aider une personne qui souffre. La meute est de moins en moins nombreuse. Est-ce qu'ils auront un peu de douceur pour la suite ?
Écouté sur Ohdio, ce 3e tome est effectivement une descente aux enfers, dans son récit, par son écho réaliste et son ton déprimant. Admirable tout de même!
Écouté en version audio, ce livre m’a happée. La voix de l'autrice, sa façon de dire ses propres mots — c’est brut, vibrant. On sent la douleur, l’amour, la confusion, tout en même temps.