La clôture du spin-off littéraire de Gabriel Katz !
Dans le royaume de Goranie déchiré par l’occupation, la nasse se resserre autour de la rébellion naissante. Sous la poigne du redoutable chef de guerre Akhen Mekhnet, les Traceurs sont en chasse, et la fragile résistance menée par celui qu’on appelle le Fantôme semble vivre ses dernières heures. Mais rien n’est encore joué. La lutte se poursuit sur tous les fronts, par le sang, la diplomatie ou la trahison, de forêts en marécages, de chaumières en palais… Pourquoi la princesse Miljena, après avoir échappé à un mariage forcé, est-elle retournée d’elle-même épouser une brute sanguinaire ? Où se trouve le dernier témoin du massacre qui a donné naissance à la révolte ? Dans un jeu de miroirs et de faux semblants, le roi, le gouverneur et les grandes figures de cette guerre civile s’affrontent pour le contrôle du pays.Ce deuxième et dernier volet de La Part des ombres mènera Olen, Kaelyn et Desmeon jusqu’aux montagnes interdites de la Trace, ce royaume inconnu, tribal et sauvage, où les villes culminent au-dessus des nuages. C’est là que se jouera la dernière manche de ce vaste jeu de dupes…
Gabriel Katz a écrit « dans l’ombre » plus de 30 livres signés par des auteurs bien connus du grand public.
Passionné de fantastique, de jeux et d’univers virtuels, il a récemment surgi comme un météore avec une saga de fantasy ambitieuse. Trois tomes qui sont de véritables romans d’aventures où rebondissements, amour, violence, mystère, et humour ravageur donnent vie à son histoire, posée dans une époque fictive moyenâgeuse. Le Puits des mémoires a obtenu le Prix Imaginales 2013, puis le Prix des Halliénnales 2014.
Sur cette lancée, Gabriel Katz a publié La Maîtresse de guerre, puis s'est à nouveau plongé dans une trilogie, Aeternia, dont le premier volume, La marche du prophète, a fait forte impression.
Ah, le voilà enfin ce second tome de La part des ombres ! Après un début prometteur mais qui laissait sur sa faim, après un an et demi d’attente et un retard à l’allumage, Scrinéo nous sort enfin la suite du dernier diptyque de Gabriel Katz ! Mais ça parlait de quoi déjà, La part des ombres ?
Oui parce que moi j’ai une mémoire de merde alors quand j’ai ouvert le deuxième tome je me rappelais plus trop du premier tome. L’auteur ne fait pas trop d’effort pour nous resituer donc ça sera au lecteur de refaire le puzzle au fur et à mesure. Heureusement c’est pas bien compliqué. Grosso modo, le royaume de Goranie est occupé par les méchants traceurs barbares, et une petite résistance est née dans le but de leur botter le cul. Comme c’est qu’une troupe de paysans tout pourris, ils ont engagés des mercenaires pour leur venir en aide, et c’est dans ce rôle qu’on retrouve notre casting de super-stars Katziennes : Olen, Kaelyn et Desmeon, héros des séries passées de l’auteur, se retrouvent pour aider les braves gens à résister contre les méchants. Mais les traceurs sont sur… Euh… Leurs traces… Et ils rigolent pas.
On a évidemment toujours la patate de l’écrivain qui arrive à envoyer du dialogue percutant et un rythme de « paidgeteurneur » à l’ensemble. Pour tout vous dire je l’ai lu en un jour, non seulement ça file vite, mais en plus le bouquin fait moins de 300 pages donc en un rien de temps il était fini. Ça c’est une grande qualité, mais quand c’est malheureusement lié à une trame scénaristique simplissime, à la limite de l’archi-classique, on ferme le livre avec un petit « mouais, c’était fun » mais on sait qu’il ne restera pas bien longtemps dans nos mémoires. Le talent de Gabriel Katz est toujours là, évident, on s’attache aux héros, on aime l’attitude désinvolte de Desmeon (et son toutou qu’il est trop choupiiiiiiii), on rigole à quelques vannes bien senties. Mais c’est un peu léger.
La narration passe sur chacun des trois protagonistes mais ceux-ci restent séparés la plupart du temps, Kaelyn reste avec la résistance, Olen fait la navette entre le camp et la princesse, et Desmeon part vers les terres des Traceurs pour aller les défier sur leur sol. C’est d’ailleurs ce dernier qui vole la vedette avec un arc vraiment intéressant et dépaysant, une cool-attitude irrésistible et la découverte d’un peuple pas si méchant. Par contre, les deux autres sont un peu survolés, Olen reste sur ses doutes, ses pleurnicheries et ses histoires de coucheries tandis Kaelyn s’affirme en « c’est moi la plus balèze » mais j’ai pas ressenti plus de profondeur ni d’attachement pour ces deux points de vue qui n’évoluent pas tant que ça. Et on arrive inexorablement sur un final « à la Katz », j’avais apprécié quand il nous a fait le coup dans Le puits des mémoires, un contre-pied au climax inévitable dans ce genre de romans, c’était fun. Mais là ? Il y a une jolie pirouette mais ça se termine un peu brusquement, nos héros s’en vont, cheveux au vent, vers de prochaines aventures, en s’en battant complètement les coucouilles (et les ovaires)… Sérieusement on finit sur un ton détaché qui m’a sorti du truc. J’aime beaucoup les tons légers et les histoires funs, mais là on a basculé dans le « je-m’en-foutisme » je crois.
Dans l’ensemble le diptyque a une histoire assez simple, je comprends pas pourquoi c’est coupé en deux. Y’a pas de structure qui invite spécifiquement à ça comme pour Aeternia, y’a pas de basculement, de coupure… Et c’est pas spécialement gros non plus, le second tome est plus petit que le premier, l’histoire complète fait moins de 600 pages et n’est pas particulièrement dense ni époustouflante d’originalité. J’ai payé deux fois vingt balles pour l’histoire complète mais je vous conseillerais peut-être d’attendre la parution poche, ça fera un peu moins mal au cul porte-monnaie.
J’apprécie toujours les romans de Gabriel Katz, il a une manière d’aborder la fantasy sur un ton original et drôle qui manque un peu en littérature francophone (qui a plutôt tendance à tirer dans le cérébralo-poétique). Pourtant La part des ombres restera pour moi le petit Spin-off sympa mais dispensable, le produit dérivé pour les fans qui veulent retrouver leurs héros préférés dans un nouveau chapitre, sans plus.
This is the direct follow-up to La Part des Ombres - 1 and it's, like before, one story cut in two pieces, you better read books 1 and 2 in quick succession, because Mr Katz isn't going to recapitulate what happened in the first book. You can find my review here.
In book 2, the occupation of Goranie by the Traceurs is still going strong, but rebels (les Ombres, the Shadows) are working hard to dethrone tyranny. Le Fantôme / the Ghost isn't really who he claims he is, although the man put in a lot of effort to live and act like the real Denkan . Of course, the man's best friend, Vlajad, couldn't stand any more that a girl took over command of les Ombres (by teaching them - regular folk, like peasants - to handle a weapon, fight, and so on), while he was actually striving to become an important political figure. So, as you can imagine, he became selfish and tried to find a sly and cunning way to achieve his personal goals, but that would only turn against him.
Meanwhile, Desmeon (the gladiator) has become close friends with one of the highly placed Traceurs and gets to visit the mountain barbarians up north. There he is confronted by some hot-headed youngsters, whom he challenges to a fight. Desmeon wouldn't be Dez, the Dancer, if he couldn't handle such opponents, although these boys were professionally trained in the Traceurs' army. Personally, I found the fighting a bit too easy for Desmeon. Sure, Katz wanted to show how good Desmeon is, but he didn't show as much respect for the boys' military experience. Anyway, Desmeon's goal is to fight war-master Akhen Mekhnet, who is not in the area, yet moves swiftly when he's warned of the invitation. In the end, there's no fighting, as Akhen Mekhnet goes back to fight the rebels and put an end to the opposition. As Desmeon hears about this, he finds a way to reunite with Kaelyn. This too, a little too easy. Why does everyone trust him so rapidly? Knowing that he killed three of the Traceurs in a fight, that he's a complete stranger.
Olen, still active in the palace of queen Miljena, , continues to play his role of teacher, yet also has to stay in touch with his friends to help Miljena realise her plans. And plans she has; those close to her will know it, not in the least her husband and her father-in-law. As the saying goes: What goes around, comes around. Akhen Mekhnet, surprise surprise, will change his ways, too.
In the end, all's well that ends well, otherwise it wouldn't be a good story, would it? Then again, like with the first book, I'm not totally convinced. There are still gaps in the story, I had trouble imagining - despite the descriptions - the scenery, the setting, the masses of people (even with the Ombres, who undertook several actions to destabilise the regime, which only angered and enraged Akhen Mekhnet), and so on.
As I wrote above, some actions and events were a bit too easy, too simple, not properly worked out. In my humble opinion, of course.
Long story short: It was, in general, nice to see three characters from the previous series experience a common adventure and going to great lengths to help a people free themselves from the occupation, even if our three heroes were total outsiders. I do and again recommend to read the previous books first to acquaint yourself with these characters, even if you could read La Part des Ombres on its own, which is the hard way.
As the French blogster Ptitetrolle from Lectures Trollesques wrote about the first book (see here): As there are no real themes tackled (and because of the holes in the story - as I wrote in my review of the first book), it's best to see this novel in two parts as a purely entertaining read, perfect for the holidays or in-between other books. And I repeat: Do read these two books in succession.
Pas de round d'observation pour ce deuxième tome qui reprend l'action là où on l'avait laissée. Comme pour le premier opus, le récit se focalise surtout sur les trois personnages principaux que sont Olen, Kaelyn et Desmeon, avec queqlues incartades du côté de quelque seconds rôles comme d'habitude fort bien campés.
On retrouve avec plaisir l'écriture de Gabriel Katz, qui nous offre une fois encore des personnages très humains, jamais totalement manichéen (même s'il y a de vrais méchants quand même), et une histoire qui fleure bon le machiavelisme.
En effet, on est loin de la fantasy "morale" où les méchants sont punis à la fin et où la justice l'emporte. Ici, il n'y a pas d'un côté les gentils, et de l'autre les méchants. Les deux bords (les Goranais occupés et les occupants Traceurs) comptent leur lot de pourris, de petitesse et d'arrangements plus ou moins propres.
Tout comme la trilogie du *Puits des mémoires* m'avait satisfait par sa fin fort peu conventionnelle et son antagoniste (terme préférable à "méchant" finalement) qui s'en sortait bien (ouais, ouais, spoiler, désolé), ce deuxième tome est intéressant par son côté presque nihiliste avec ses héros cabossés, aux idéaux absents.
Une étoile de moins pour ce deuxième tome qui aurait mérité d'être un petit peu plus long, le dénouement se précipitant un petit peu trop pour moi. J'ai failli ne pas aimer la fin et en fait ... j'ai adoré le twist final (dommage que la couverture le spoile dès le début). Certains personnages auraient tout de même mérité d'être plus nuancés (j'ai du mal à imaginer qu'un Traceur aussi bête et méchant qu'Inoran puisse exister), d'autres m'ont agréablement surprise (vous saurez de qui je parle). J'espère retrouver nos 3 caballeros dans de nouvelles aventures !
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"En résumé, voilà un tome 2 parfait en tout points. Les personnages attachants et intéressants, l'intrigue qui devient plus sombre encore et enfin toutes les réponses à nos questions. Que demander de plus ? Une autre histoire dans le même univers? Ah oui, là je signe de suite ! Bref, je vous conseille de vous pencher dessus, si ce n'est pas encore fait !"