"Il y a deux ans, Sa Majesté Felipe VI m'a dit : "Comme vous nous avez manqué !" En fait, il s'adressait à l'ensemble des séfarades à travers le monde, ces descendants des Juifs expulsés d'Espagne en 1492. A l'occasion d'une nouvelle loi nous accordant la citoyenneté, le roi d'Espagne nous offrait de revenir au pays. Sur le moment, je l'avoue, j'ai un peu hésité. Cinq siècles après, tout de même... Puis j'ai pris pour moi cet appel historique. J'ai déposé un dossier et, sans attendre ma naturalisation, je suis parti en Espagne, le pays du Quichotte et d'Almodóvar, de Goya et du Real Madrid, de l'Inquisition et de la post-Movida, celle qui explore son passé et celle qui le refoule. Je suis allé à la rencontre des gens, des écrivains, des poètes, des professeurs mais aussi de l'homme de la rue. Pendant ce temps dans les bureaux des administrations, mon dossier rencontrait quantité d'obstacles imprévus... " Pierre Assouline Retour à Séfarad est un palpitant roman d'aventures à travers un des plus attachants pays d'Europe. Et, en filigrane, une réflexion sur l'identité.
Pierre Assouline livre ici un genre littéraire unique, entre autobiographie, essaie et livre historique,il relate son chemin pour l'obtention de la nationalité espagnole depuis ce jour où le Roi d'Espagne a rendu possible la demande de nationalité des juifs Séfarade expulsés d'Espagne en 1492. Très bien documenté, jonglant entre les époques avec humour et une pointe de légèreté malgré l'importance et la gravité du sujet de fond, ce livre est instructif et fort intéressant. Mais il y a beaucoup de longueurs et de digressions, surtout dans la deuxième moitié du livre.
Ce livre a pour point de départ une déclaration du Roi d'Espagne selon laquelle les Juifs expulsés d'Espagne en 1492 par Isabelle la Catholique ont vocation à y revenir et la loi qui s'ensuit pour leur permettre d'acquérir la nationalité. Notre auteur, d'une famille séfarade, décide de faire cette démarche ; le livre entremêlé alors ses péripéties administratives pour l'acquisition de la nationalité (où l'on voit que Kafka sait aussi être espagnol), des aperçus historiques sur la manière dont les Juifs ont été chassés d'Espagne et les misères faites à ceux qui sont restés, même convertis, car on les soupçonnait de ne pas l'être pour de vrai, les voyages de l'auteur à la découverte de l'Espagne... le tout raconté en chapitres aux titres à la Don Quichotte, dont on se demande, au passage, s'il n' "en" était pas aussi, réflexe commun à pas mal de minorité. C'est sympathique et intéressant, mais dommage que l'histoire générale soit un peu subsumés sous l'histoire individuelle, le propos perd en portée - le dernier chapitre, sur le mode "et si tout cela n'était qu'un mythe", sauve un peu la mise. J'avais été fascinée par "Lutetia", intriguée par "une question d'orgueil" : j'avoue, j'ai eu du mal à m'intéresser à "retour à Séférad".
Slightly eccentric but enjoyable novelised account of Assouline's mission to get a Spanish passport after the Spanish state's decision to offer nationality to descendants of Jews expelled in 1492. Assouline being a Morocco-born French Sephardi.
Loosely written (or at least chapter-headed) in the style of Don Quixote ('Cervantes' being one of many common marrano surnames) - though the conceit doesn't get in the way. Plenty of anecdote and dipping into culture, history and the present (I've since been checking out photostreams of hundreds of abandoned villages and listening to his music picks).
It's odd (and probably the least Assouline-like novel going), but enjoyable.
Très belle écriture; une histoire Juive magnifiquement racontée à travers le parcours personnel de l’auteur dans sa volonté d’acquérir un passeport espagnol. 5 siècles d’Inquisition et de préjugés Décrits avec passion; culture et intelligence. La fin du livre est un peu bâclée par rapport au sujet me semble t-il, trop égocentrée et laissant un peu l’Histoire; mais une lecture à ne pas manquer.