« Je vois des arbres là où Gustave et Madeleine voyaient des tilleuls, des aulnes, des acacias. J’écris sur des gens qui étaient capables de nommer les choses, les fleurs et les bêtes, alors que j’ai besoin d’une application sur mon téléphone qui identifie les oiseaux par leur chant, les plantes par leurs feuilles. Ce qui me fascine, chez ces deux-là : leur manière lente et savante d’éprouver l’épaisseur des jours. »Gustave et Madeleine ont toujours vécu sous le même toit. Elle tient la maison, se passionne pour la conquête spatiale, lui s'acharne à décrire les choses qui changent. Deux vieilles chouettes hyper attachantes qui se shootent au thé et savent habiter leur vie. Ce roman aux accents biographiques s’inspire de la vie du poète Gustave Roud (1897-1976) et de sa soeur Madeleine.
#CoupDeCoeur It takes talent to write such a touching and subtle book as a debut novel. Story is based on the life of Swiss poet and photographer Gustave Roud (1897-1976).
Bruno Pellegrino est membre de l’Ajar, le collectif de jeunes auteurs suisses qui aime s’approprier des vies pour les mettre en fiction. Son premier roman est dans le même esprit sauf que le personnage autour duquel tourne le roman LÀ-BAS, AOÛT EST UN MOIS D’AUTOMNE a réellement existé. Le poète Gustave Roud, mort en 1976, a vécu avec sa soeur dans une maison du Jura, en Suisse. Toute sa vie, il a écrit, traduit et fait de la photo. L’histoire qu’a choisie de raconter Bruno Pellegrino est faite de gestes répétés, du temps qui passe, du monde en marche, qui se transforme. Et de mots qui prennent vie dans le quotidien de Gustave et Madeleine. Une telle richesse de mots! « Quand je lève les yeux, écrit Pellegrino, je vois simplement des arbres, là où Gustave et Madeleine voyaient des tilleuls, des aulnes, des acacias, des érables. J’écris sur des gens qui étaient capables de nommer les choses, les fleurs et les bêtes, alors que j’ai besoin d’une application sur mon téléphone qui identifie les oiseaux par leur chant, les plantes par la forme de leurs feuilles ». Lecture à compléter avec le film qui a été fait sur Roud, souvenir d’une époque révolue.
3/5 Ce livre, au titre si poétique, raconte des bribes de vie à la campagne du poète Gustave Roud et de sa sœur. Si vous aimez les récits empreints de quotidien, de douce lenteur, de petits instants de vie à la cuisine et sur les sentiers des champs, alors vous allez adorer ! C'est mélancolique, apaisant et les personnages m'ont rappelé Matthew et Marilla Cuthbert de la saga Anne d'Avonlea.
On face value this book is a tranquil return-to-nature (or never-left-nature) that fills its pages with beauty both linguistic and botanical. Knowing that these daily observations and cinematic descriptions come mostly from collected remains of people’s lives renders the experience sublime. It’s no small feat either that the life of Madeleine was so vivid, considering she left almost nothing physical behind her, and even her brother wrote little about her. But every jot and tittle of Gustave’s writing is owed to the caretaker of their inherited house and of his own life. It’s hard to say what this man could have produced without this woman tending to his needs daily, even hourly.
This was a pleasure to translate (in part), and it also kicked my (our) ass. I have never, ever had to look up so many words when reading in French (to my credit, I didn’t know most of the flora and fauna in English either…), and the tone is extremely particular — both distant and close to this long-gone family, a balance impeccably maintained throughout the novel.