Chargé de ses cannes à pêche, Jean-Yves Soucy sillonne le Québec avec son épouse, en direction de la Côte-Nord. En chemin, il tombe en amour avec Baie-Trinité et sa Zee où il pourra taquiner la truite et peut-être pêcher enfin son premier saumon. Il installe sa roulotte sous les arbres du camping devant le fleuve, et y passe trois longs étés. C'est là qu'il mijote ce livre.
Il prend abondamment de notes et de photos sur place, mais graduellement le récit qu'il envisageait se transforme, élargit son horizon et devient la réflexion approfondie d'un homme non seulement sur sa poursuite d'un poisson «légendaire», mais aussi sur l'intrication de sa vie personnelle à la Vie en général, sur la nature, sur l'histoire, sur la place dérisoire et pourtant centrale qu'il occupe dans l'Univers, entre l'infiniment petit et l'infiniment grand. Car l'être humain, en tant que «poussières d'étoiles», devient la matière qui se contemple elle-même.
Un été à pêcher sur la Côte-Nord. Prétexte de l'auteur pour partager sa fascination envers cette nature qui l'entoure. Tant par les lieux qu'il peint avec un tel réalisme qu'on croirait revenir d'un voyage dans le bois. Que tous ces détails savants sur les plantes, les animaux, le cosmos, qu'il raconte d'une manière si accessible. Gros gros plaisir de lecture. Je l'avoue, je me suis laissé contaminer par sa fascination pour le vivant.
L’auteur, Jean-Yves Soucy a passé sa vie dans la nature, dont un été à Baie-Trinité. C’est cette saison qu’il nous relate ici. C’est un livre charmant qui m’a donné le goût de retourner sur la Côte-Nord qui m’avait tant impressionnée avec ses grands espaces sauvages, ses rivières isolées et le chant des baleines le matin dans le brouillard. Ou du moins, l’envie de me rapprocher de la nature. Il est malheureusement trop tard dans la saison pour aller camper, et trop tôt pour faire du ski ou de la raquette. N’empêche qu’il y a suffisamment d’arbres et de fleurs au boisé de Milo, à côté de chez moi, pour satisfaire ce besoin de plein air.
Je suis jalouse de Jean-Yves Soucy qui a eu le courage de faire ce qu’il aimait, de prendre des risques. Il a gagné sa vie avec sa plume ; comme auteur et éditeur. De plus, il sait le nom des choses : des plantes, des poissons, des animaux, des phénomènes géologiques. C’est un autodidacte peu scolarisé. Ce qui me donne espoir d’en apprendre un peu plus moi-même : d’approfondir l’histoire géologique de l’endroit où je vis ; d’identifier les oiseaux par leur chant et les arbres par leur port ; de nommer les fleurs qu’on voit couramment le long des chemins et connaître leurs usages ; de distinguer les champignons comestibles. D’autant plus que j’ai déjà les livres qu’il me faut à cette fin. L’automne est la saison idéale pour la randonnée avec ses couleurs vives et son ciel lumineux. Je passe trop de temps devant la télévision.
Dans la section « Remerciements de l’éditrice » à la fin, j’ai appris que Jean-Yves Soucy était décédé en octobre 2017. Encore un auteur que je découvre trop tard ! J’aurais envie de lire un autre de ces livres. Est-ce que vous auriez quelque chose à me recommander ?
Récit d'un été passé par l'auteur sur la Côte Nord avec sa femme, en camping. Pêche à la mouche, observation de la faune et de la flore, promenades dans le bois. Visite de la famille, souvenirs de jeunesse. J'espère que ce livre trouvera ses lecteurs. Moi, j'ai eu du mal à rester intéressé.
Lire le récit d'un vieux retraité qui pêche sur la Côte-Nord pendant un été a quelque chose de vraiment thérapeutique. Parfois un peu pastoral dans les descriptions de notre belle nature québécoise, mais on sent la passion qui anime le tout...donc on pardonne.
Ce n'est pas pour tout le monde toutefois. Ceux qui s'intéressent déjà un peu à la pêche et au territoire y trouveront leur compte.