Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s’est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Wehrmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l’honneur de l’armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Premier combat a été publié aux Éditions de Minuit en 1947, avec une préface du général de Gaulle.
nous renseigne beaucoup sur la débâcle (dont on ne parle malheureusement jamais, c'est comme la guerre de 70, bizarrement on évite tous les sujets un peu honteux pour la france) l'inconstance des armées françaises, les conditions de vie abominables des réfugiés du nord de la france et des habitants de chartres durant ladite débâcle, la lâcheté de l'administration française (lâcheté qui s'oppose au seul représentant de cette dernière, jean moulin, qui a fait preuve de suffisamment de courage pour assumer toutes ses responsabilités et celles des lâches représentants de l'état qui ont fui la ville) les premiers jours d'occupation allemande, les crimes commis par ces derniers sur les civils.... le fait que ce soit le point de vue de l'un des hommes les plus importants d'eure-et-loir rend le témoignage extrêmement intéressant, car il nous renseigne sur les responsabilités de la préfecture et sur la façon dont cette dernière s'est organisée pour s'occuper des réfugiés, les nourrir et les soigner, sur la panique ambiante et sur la façon dont une ville était gérée tant bien que mal durant la débâcle
soulignons le courage de jean moulin, son dévouement auprès des civils – au point de descendre en personne dans les caves récupérer des vieillards impotents mis là bas pour être protégés des bombardements, et de les emmener lui même à l'hôpital – et surtout pour de la patrie ; l'humanité et le courage d'un homme qui a préféré tenter de se suicider plutôt que signer une ordonnance accusant à tort les tirailleurs sénégalais de l'armée française de viols et de meurtres sur civils, ça c'est un héros, un vrai, un homme qui a de l'honneur et qui n'a cessé de faire preuve d'humanité tout le long de sa (trop) courte vie