"להריח בושם" ו"תשוקה ומוסריוּת" הם שניים מסיפוריו הראשונים של גוסטב פלובר. כשקוראים אותם, קשה להאמין שהם נכתבו בידי נער בן חמש עשרה! הסיפורים האלה מעידים על נפש בוגרת ועל כישרון גדול שאכן הבשיל והגיע אחר כך לשיאים ספרותיים המוכרים לנו. הסיפורים רואים כאן אור לראשונה בתרגום לעברית, פרי עבודתה של אביבה ברק. בשני הסיפורים נשים הן העומדות במרכז. פלובר מפליא לספר את סיפוריהן ומתאר באופן חד ומדויק את ריגושי האהבה ואת הכאב ועלבון הנטישה שהן חוות ביחסיהן עם הגברים בחייהן. מרשימה במיוחד היא העובדה שהסופר הצעיר הצליח לחדור ללִבּה של אישה אוהבת, נבגדת, ננטשת, ולתאר את המתרחש בו בצורה בהירה, אמינה ובוגרת כל כך. גוסטב פלובר נולד ב־12 בדצמבר 1821 בעיר רוּאַן אשר בנורמנדי. בשנת 1836 הוא כותב את "להריח בושם" וחודשים ספורים לאחר מכן, בעיירת החוף והנופש טְרוּוִיל, הוא פוגש לראשונה את מדאם אֶליזָה שלזינגר, אישה הכבולה בנישואים מאמללים, המבוגרת ממנו באחת עשרה שנים. לפגישה זו השפעה בל תימחה על חייו של הנער הרגיש והסופר דק האבחנה. אליזה שלזינגר תהיה מושא לתשוקתו ואהבת חייו עד יומו האחרון, וגם מקור השראתו לדמותה של מדאם בוֹבארי ברומן האלמותי שהקנה לו תהילת עולם.
Gustave Flaubert was a French novelist. He has been considered the leading exponent of literary realism in his country and abroad. According to the literary theorist Kornelije Kvas, "in Flaubert, realism strives for formal perfection, so the presentation of reality tends to be neutral, emphasizing the values and importance of style as an objective method of presenting reality". He is known especially for his debut novel Madame Bovary (1857), his Correspondence, and his scrupulous devotion to his style and aesthetics. The celebrated short story writer Guy de Maupassant was a protégé of Flaubert.
O livro reúne dois contos de juventude de Flaubert, escritos quando este tinha entre 15 e 16 anos. Se a temática é comum – a forma como a paixão excessiva e descontrolada corrompe a virtude e conduz à autodestruição –, o tratamento parte de polos diferentes: o ciúme, por um lado, e a paixão não correspondida, por outro. No primeiro conto (“Un parfum à sentir ou Les Baladins”) somos levados ao convívio com uma troupe de saltimbancos, em que Marguerite, gasta prematuramente pela usura da vida que leva e pelo sofrimento, se vê preterida pela garridice e juventude de Isabellada, que o seu marido toma como amante à vista de todo o grupo. No segundo (“Passion et vertu”), o cenário muda para a alta sociedade, em que Mazza, dama virtuosa, casada e mãe de filhos, se envolve amorosamente com um Don Juan de pacotilha cujo interesse amoroso rapidamente se desvanece, ao mesmo tempo que nela se desenvolve uma paixão devoradora, que a leva a tudo sacrificar. Em ambos os casos, Flaubert traça o itinerário de degradação moral que ambas as mulheres acabam por trilhar, consumidas por uma paixão que lhes coarcta a liberdade, que lhes retira a dignidade e que faz ruir todos os alicerces em que as suas vidas se esteiam. A par disso, uma sociedade cruel e indiferente e uma “natureza que se fez má mãe” compõem o quadro em que os desenlaces se dão. As temáticas e a sua forma de tratamento estão longe de ser originais, embora, de certo modo, neles se possam ver as sementes da obra de maturidade de Flaubert. Para mim, os pontos de interesse destas leituras são antes outros. Em primeiro lugar, a desenvoltura estilística relevada por um adolescente de 15/16 anos é verdadeiramente impressionante, pois Flaubert escreve com um virtuosismo consumado, ainda que por vezes grandiloquente em excesso e abusando de alguns efeitos dramáticos. Em segundo lugar, a procura de uma ambiguidade moral para os contos e de uma denúncia social implícita, ainda que não totalmente conseguidas em virtude de alguma ingenuidade que não o deixa libertar-se da tipificação dos caracteres. Sem embargo, é curioso que Flaubert tenha qualificado ambas as obras como contos morais e tenha mesmo dado ao primeiro o subtítulo de “Conte philosophique, moral, immoral (ad libitum)”, escrevendo, quer na introdução, quer na conclusiva “moralité”, que nestas poucas páginas há uma mensagem, há um sentido amargo e triste, mas que cabe a nós, leitores, encontrá-lo. Em suma, uma leitura interessante, que nos mostra um grande escritor nos alvores da juventude, mas em que a centelha do génio se deixa já adivinhar.
Un parfum à sentir ou Les baladins: "Ces pages écrites sans suite, sans ordre, sans style, doivent rester ensevelies dans la poussière de mon tiroir, et si je me hasarde à les montrer à un petit nombre d'amis, ce sera une marque de confiance dont je dois avant tout expliquer la pensée. Mettre en présence et en contact la saltimbanque laide, méprisée, édentelée, battue par son mari, la saltimbanque jolie, couronnée de fleurs, de parfums et d'amour, les réunir sous le même toit, les faire déchirer par la jalousie jusqu'au dénouement qui doit être bizarre et amer, puis ensuite ayant montré toutes ces douleurs cachées, toutes ces plaies fardées par les faux rires et les costumes de parade, après avoir soulevé le manteau de la prostitution et du mensonge, faire demander au lecteur : "A qui la faute?" La faute, ce n'est certes à aucun des personnages du drame. La faute, c'est aux circonstances, aux préjugés, à la société, à la nature qui s'est faite mauvaise mère."
Je ne peux mieux résumer cette nouvelle que Flaubert lui-même dans cet avertissement au lecteur. J'ai vraiment beaucoup aimé cette nouvelle de sa jeunesse (1836) dont je ne dirais certainement pas qu'elle est sans suite, ni style! Le style est au contraire plutôt bon et m'a semblé très agréable à lire. Flaubert, comme il l'a dit lui-même, met en scène dans cette nouvelle tout ce que la misère et la jalousie, alliées au mépris et aux moqueries de la société face à la laideur et à l'infirmité, peuvent faire comme dégâts dans l'esprit d'une femme, comment ils peuvent la rendre aigrie et haineuse, le tout avec une très grande virtuosité stylistique.
On retrouve le même thème dans la seconde nouvelle, Passion et vertu: il s'agit cette fois d'une jeune femme fidèle à son mari et vertueuse que décidera de séduire un homme "à bonnes fortunes". Lorsqu'elle cédera finalement, se croyant aimée comme elle aime, sa passion grandira et lui fera progressivement oublier toutes les valeurs qui étaient les siennes: vertu, honneur, religion, famille, etc. Même lorsqu'il l'abandonnera, effrayé par cette passion et comme le lecteur s'y attend depuis le début, sa passion ne faiblira pas et deviendra au contraire de plus en plus destructrice.
Flaubert analyse à merveille dans ces deux nouvelles les effets que peuvent avoir la société et les passions sur un individu, avec un regard sans concessions.
NOTE: cela n'arrive pas souvent dans cette collection, mais coup de cœur pour la couverture!
J'ai toujours été réticent au nom de Flaubert, me répétant que celui qui a écrit Madame Bovary devait être un homme avec bien trop de choses à dire. Me voilà donc fort surpris, et non pas négativement, par sa manière de décrire les femmes. Elles ne sont pas foncièrement mauvaises, les femmes de Flaubert. Au contraire, elles le sont devenues pour une raison, qu'il développe au fur et à mesure, avec un langage très intelligible. Reste à noter tout de même que ces deux histoires ont été écrites par Gustave Flaubert, alors âgé seulement de quinze ans. En voilà un, d'adolescent avec de colossales connaissances au sujet de l'amour charnel. Et c'est admirable, à mon humble avis. J'ai beaucoup aimé cette courte lecture, et je tacherai de ne plus mépriser le nom de son auteur.
4 0 5 stelle? Questo è il dilemma! Non ho ancora ben capito se questo racconto breve mi ha convinto fino in fondo. Scritto da Flaubert all'età di 15 anni (15 anni! io non sapevo ancora cosa volevo fare da grande, lui già scriveva capolavori), racconta una storia cruda. Una storia di dolore, di amarezza. Mi sembrava di essere Marguerite mentre lo leggevo, ho provato pena per lei e rabbia per la società che la derideva. Marguerite che alla fine non sa più cosa fare, se non morire. Mettere fine alle sue sofferenze. E il marito? Abbandonato anche dalla bella amante, ahah, ben ti sta! Si legge moolto veloce, perciò lo consiglio.. ma lascia un po di amaro in bocca.
J'espérais mieux mais je ne me suis pas retrouvée transcender par l'histoire, l'écriture ou les personnages. Ça passe. Ça se lit mais j'ai pas l'impression que ça met apporter quelque chose. Dans le même temps c'était pas une horreur à rire non plus.
Je ne le recommande pas spécialement, mais si vous avez envie go for it.