Cultures et pays, enfance et vie d’adulte, famille perdue et communauté retrouvée. La poésie d’Elkahna Talbi rassemble cette parole vibrante qui fait de la Tunisie et du Québec un territoire immense, relié par de multiples histoires d’exils, d’amours et d’espoirs.
Elkahna Talbi se promène dans les rues de Montréal, avec sous le bras, un figuier secret. «Le figuier est l’écho du pays d’origine. Il est le frère que je n’ai pas eu. Il est un peu moi.»
Que devient-on quand on se déplace d’une terre à une autre? Un être divisé, travaillé par la solitude, l’arrachement et le désir de conquête. On porte en soi un monde contradictoire, fait de fragilités et d’imperfections. On bouscule l’horizon, on existe dans une mosaïque de temps.
Extrait du prologue
Il y a toujours, chez l’enfant qui n’a pas le même pays de naissance que ses parents, l’instant où l’autre patrie dévoile sa fragilité et ses imperfections.
C’est une sorte de désenchantement. Où l’on comprend que là-bas n’est pas mieux qu’ici.
Il n’existe pas de pays refuge. Et nous serons toujours un peu l’autre où que l’on aille.
C’était tellement bon, une poésie accessible dans le meilleur sens du terme, qui nous fait voyager et nous ancre aussi profondément ici. J’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé.
Il semblerait que je prends goût à la poésie 👌 4,5⭐
"C'est dans l'écriture que j'ai trouvé pays, une poésie au-delà des frontières [...] J'ai voulu mettre des mots sur les blessures et les doutes qui persistent pour construire ma propre patrie"
Je suis tombée sur le premier recueil de poésie d'Elkahna Talbi par un heureux hasard. Je la connaissais et l'appréciais déjà pour son travail de slammeuse, où elle oeuvre sous le pseudo de Queen Ka. Sa plume intelligente et juste fait en sorte que ses textes sont du bonbon pour les yeux et les oreilles. Juste à la lecture du titre, j'ai vu un lien avec « Le figuier enchanté » de Marco Micone. Je ne sais pas si ce lien est volontaire, mais en effet, les deux oeuvres mettent en évidence la difficulté de prendre racine et de trouver sa place au Québec pour les gens à l'identité multiple. Je trouve également que le recueil a une belle complémentarité avec son slam «2e génération», qui aborde le même sujet et qu'il exprime bien le choc des cultures.
Ce recueil explore le mariage de ces deux cultures, à travers les souvenirs de jeunesse de la poétesse. Beaucoup de références des années 80-90, chose que j'adore toujours.
C’est une belle histoire avec un beau message (et métaphore bien jouée), mais la structure était horrible, le livre trop simple, l’écriture comme celle d’un élève de 5e année. Ça aborde des thèmes intéressants et offre une belle perspective, mais l’histoire était simplement mal écrite. On aurait cru être dans ma tête ADHD qui court d’un sens à l’autre. Il n’y avait aucune suite logique, aucune structure à suivre. J’étais complètement perdu dans l’espace et le temps. Aucun titre, aucune legende pour aider à se situer et comprendre la situation. Même pas un nom ou un âge. Assez désagréable comme lecture.
In this episode of “Literally ever immigrants ever is far more Québecois than I could ever dream to be”, Figuier sous la neige (what an infinitely beautiful image, by the way). Okay
The thing about poetry is that I suck with directions. It always takes me ages to get anywhere, let alone find anything ever. I know there was something to find in this, but as per usual, I couldn’t find it to save my life. I feel bad for the low-ish rating, but I just don’t really have anything to say.
pour que la couleur de notre langue ressemble à celle de notre peau qu'elle reste abrasive face au froid loin du sable qu'on puisse nous reconnaître une fois de retour de peur qu'on oublie d'où l'on vient comme s'il était possible d'oublier alors que dehors le rappel est constant