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Le Journal Rouge

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« Avec quelle force me battrais-je encore pour quelques mots ? Des mots... Des mots que nous jetions sur le papier ; une drôle de façon de lever le poing ; de hurler. Des mots pour se révolter. Des mots pour tout changer ! »

Nous sommes en 1965, à Washington.

Tout le monde reprend en chœur les refrains des Beatles et les slogans lors des marches citoyennes. La jeunesse se soulève contre la ségrégation, contre la Guerre. La jeunesse veut aimer sans contraintes. C’est la génération hippie. Rose a passé des années dans un pensionnat pour jeunes filles et si elle regarde de loin cette nouvelle liberté, elle ne sent pas le droit d’y plonger. Orpheline, recueillie par un oncle Colonel dans les Marines et basé à Saigon, Rose se sent prise aux pièges. Elle invente alors Max. Un pseudonyme derrière lequel elle se cache pour écrire des chroniques dans un journal universitaire.
Alec est un activiste. Il se bat pour un monde en paix, pour toutes les vérités. Il se bat surtout pour mettre fin à cette guerre, au Vietnam, qui emporte trop de jeunes soldats. Avec ses amis, ils travaillent pour un petit journal clandestin. Le Aldous. De communautés hippies en sit-in, il a toujours un stylo à la main et la rage au cœur.
C’est la passion de l’écriture qui les réunira. C’est pour l’autre qu’ils se dépasseront. Ensemble, avec le Aldous et cette jeunesse éprise de liberté, d’égalité et de paix, ils brandiront la plus grandes de leurs armes : les mots. De manifestations en désobéissances civils, dans une société qui refuse encore de les émanciper, ils se battront pour leurs droits, pour leurs lois, pour leur vie. Malgré les dangers de la vérité et ceux qui voudront les faire taire, malgré l’ombre de la conscription et de cette guerre qui finira par les rattraper, Alec et Rose deviendront la voix de ceux qui ne peuvent plus parler. Sans jamais cesser de s’aimer.

« Continue de te battre pour toi, pour moi, pour les autres. Continue de te battre aussi fort que je t’aime et rien dans ce monde ne pourra jamais te résister. »

656 pages, Kindle Edition

First published March 14, 2018

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About the author

Lily R. Davis

2 books8 followers
Lily R. Davis écrit également de la romance m/m sous le nom Lily Haime

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Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for ValérieW.
357 reviews10 followers
April 29, 2018
Je sais que quand je me lance dans un livre de Lily R. Davis (alias Lily Haime) je vais souffrir. Je le SAIS! Et pourtant je me lance à chaque fois à corps perdu. Je dois être un peu maso. Parce que le journal Rouge ne fait pas exception à la règle: on est malmenés, ballottés au gré des mots que Lily manie avec maestria et on souffre avec ces personnages cabossés.

Parlons d'abord des personnages, nombreux (un peu trop peut-être, difficile de tous les retenir): Oncle Ray, militaire bourru et maladroit, qui cache ses sentiments derrière la dureté et l’exigence. Chris, l'ami fidèle comme on aimerait tous en avoir un. Line, la cousine inconstante, qu'on aime détester un peu. Kaylee cette garce jalouse et vindicative qui.... reste juste une garce jalouse et vindicative! et Dylan, mon dieu, Dylan...Et Rive, Peter, Louise et tous les autres. Tous ses personnages avec leur grain de folie et leurs défauts qui forment une famille disparate et un peu bancale mais dont adorerait faire partie.
Mais il y a surtout Rose et Alec. La jeune fille timide et le beau révolutionnaire. Ces deux personnages sont les fondations de ce roman. La passion qui les anime quand il s'agit de défendre les causes auxquelles ils croient. L'amour qu'ils partagent, d'une puissance à couper le souffle. Un amour mis à rude épreuve, souvent, mais qui ne se dément jamais, en font des personnages uniques et incroyables.

Parlons ensuite de l'époque et du travail minutieux et poussé effectué par l'auteure. Comme toujours, ai-je envie de dire. C'est précis et détaillé, tellement qu'en fermant les yeux on pourrait entendre les cris des activistes, le bruit de la musique et sentir l'odeur des joints. Ça donne envie de retourner 50 ans en arrière et de faire l'amour et la révolution avec eux. Ça nous rappelle qu'il n'y as pas si longtemps que ça, les femmes n'avaient que le droit de se taire, les noirs étaient considérés comme des moins que rien et les homosexuels battus. Ça nous rappelle aussi que ces combats d'antan doivent encore être menés aujourd'hui chez nous et partout dans le monde.

Ce livre m'a retourné et malgré ses plus de 600 pages (et quelques longueurs) je l'ai dévoré en à peine deux petits jours. J'ai pleuré pour Alec et surtout pour Dylan (et mon coeur saigne, pour tous les Alec et les Dylan du monde), j'ai aimé avec passion comme Rose. Bref, je crois que je pourrais parler de ce livre pendant des heures, mais je vais m'arrêter là. J'espère que ces quelques mots (en admettant que vous ayez lu cet avis jusqu'au bout ^^) vous aura donné envie de lire ce livre, qui est plus, bien plus qu'une simple histoire d'amour.
Profile Image for Caroline.
17 reviews
May 17, 2018
Alors que nous fêtons cette année les 50 ans de mai 68, ce roman – pour lequel j’ai eu un coup de cœur – est idéal pour se plonger dans l’atmosphère de l’époque … .

On suit un groupe de jeunes hommes et femmes qui écrivent, ou dessinent des caricatures, pour un journal à Washington, dans les années 1960 puis 70. S’ils sont – surtout les deux personnages principaux – passionnés d’écriture, ils ont surtout une soif ardente de faire bouger les choses.

Ils participent tous activement à divers causes : luttes pour les droits des femmes, le droit à l’avortement, contre la ségrégation, pour les droits des homosexuels mais aussi pour la fin de la guerre au Vietnam. Ils vont d’ailleurs à la rencontre de soldats revenus du Vietnam, tous choqués, pour les interviewer.

Mais ce qu’ils font dérange, on veut les museler … . Ils sont donc contraints d’écrire clandestinement, d’user de tous les subterfuges pour ne pas se faire prendre … .

On est également plongé dans le vent de l’époque avec cette envie de liberté et d’évolution des mœurs : notre bande d’amis habite dans une grande maison nommée « free love », c’est les années hippies et son slogan « peace and love », ils prônent l’amour libre … . Ce qui m’a d’ailleurs fait sourire : s’ils s’y essaient tous (ou presque du moins – je vous laisse faire par vous-même plus ample connaissance avec l’ensemble des personnages –), s’ils ont presque tous envie d’être libre de passer la nuit avec qui bon leur semble, de papillonner … ils finissent tous aussi par se laisser embarquer par de vraies histoires d’amour, qu’ils ne voient pas autrement qu’à deux.

Au début, le ton est assez joyeux. On a plaisir à suivre ces jeunes passionnés, fervents défenseurs des droits humains, dont on en devient admiratif. En parallèle, l’une des romances entre deux de ces jeunes a une place prégnante, le roman vire presque à l’eau de rose, ça en devient au bout d’un moment un peu trop parfait … puis … l’un des membres du groupe est appelé pour partir au Vietnam … et là, le ton devient alors dur, lourd … . On ressent davantage les horreurs et l’ampleur de cette guerre qui n’en finit plus, qui envoie des hommes et des hommes au combat et dans quel état ils étaient lorsqu’ils en revenaient, des hommes qui n’avaient pas le choix de partir ou non.

Ce livre m’a passionné, m’a tenu en haleine … . Il dépeint une époque et a réussi assez bien pour moi à décrire l’ensemble des sujets mais aussi à transmettre beaucoup d’émotions.

La musique pop/rock de l’époque a même sa place, Woodstock est brièvement narré aussi.

On s’attache aux personnages, à leurs jolies histoires d’amour et d’amitiés. Des personnages qui semblent tous avoir un peu souffert pour une raison ou une autre et qui essaient de se reconstruire ensemble, grâce aux uns et aux autres. En même temps, ils sont tous tournés vers les autres, pour qui ils œuvrent activement.

Si au départ, il peut nous sembler un peu romancé, on comprend assez vite par la suite que c’est bien la vie qui nous est narrée … . Le roman démarre d’ailleurs en nous expliquant que si le nom du journal et des rédacteurs sont inventés, les articles eux sont bien réels ! On salue alors le travail de documentation de l’auteure.

A travers ces personnages que l’on finit par admirer car ils luttent tous pour un monde plus pacifique et tolérant, c’est un bel hommage – à ces personnes qui sont prêtes à mettre leur vie en jeu, à dire « Non » au gouvernement en place … – qui nous est conté !
Profile Image for Hazel.
12 reviews
October 6, 2024
Intense.
Percutant.
Émouvant.
Sublime...
Il y a des livres qu'on doit lire. Et d'autres qu'on doit vivre.
Celui de Lily Haime en fait partie.
Je savais que ce roman allait me plaire, mais je ne pensais pas être autant touchée. De ne pas avoir envie de le finir. D'avoir besoin de rester encore un peu. Un peu avec eux.
Je suis tombée amoureuse de Rose dès les premières pages.
Je suis tombée amoureuse d'Alec dès les premiers mots.
Ils sont un modèle de courage et de force, d'ambition et de détermination. D'amour et de pardon. Il est rare que j'aime autant les deux personnages principaux, mais ici, il n'y en a pas un que j'aime plus que l'autre. Si différents et pourtant complémentaires. C'est Rose et Alec. Ensemble. Et ça n'a pas changé durant ma lecture. Du début à la fin. Je les aime tellement que je ne trouve pas de mots pour exprimer ce que j'ai ressenti en lisant Le journal rouge.
Rose et Alec ne sont pas les seuls à m'avoir touchée. Tous les personnages secondaires m'ont également fait ressentir des émotions que je ressens rarement en lisant. Ce ne sont pas seulement des prénoms : Peter, Sean, Rive, Louise, Penny ou encore Oncle Ray... Mais un nom qui leur correspond finalement malgré tout : famille, malgré les désaccords, les disputes et les différends. C'est eux.
Et je suis heureuse de les avoir rencontrés. D'avoir fait ce bout de chemin avec eux. D'avoir ressenti tant de choses, parfois négatives, souvent positives, durant ces quelques pages. Je ne suis pas sûre de pouvoir l'oublier...
Et vous, lisez ce roman. Ou plutôt... Vivez-le.
Profile Image for Miyu.
5 reviews
June 2, 2018
https://leslecturesdeluna.wordpress.c...

J’avais très envie de découvrir Lily R. Davis dans une romance MF car c’est une auteure qui publie aussi des romances MM sous le pseudo Lily Haime que j’aime beaucoup. Et je n’ai pas été déçue par ce roman.

Il s’agit d’une romance historique aux États-Unis qui commence en 1965. J’ai été ravie de découvrir cette époque car jusqu’à maintenant je n’avais pas lu de roman historique sur cette période. Et j’ai adoré. C’est une période difficile où l’auteur aborde plein de thèmes comme la place des femmes dans la société, la ségrégation, la guerre, l’homosexualité, le journalisme, la liberté de s’exprimer, etc …

Rose est une jeune femme discrète, réservée qui vit chez son oncle. J’ai aimé suivre son évolution tout au long du roman car elle devient une jeune femme qui s’affirme dans ses choix grâce à Alec mais aussi grâce à l’écriture et au journalisme.

Alec est un personnage masculin que j’ai moyennement apprécié. Je n’ai pas été totalement convaincu par ce personnage. Il est sur de lui et de ses convictions. Il aime vivre dangereusement et aime sa liberté.

J’ai aimé l’histoire et la romance entre Rose et Alec. La romance prend le temps de se mettre en place. Leur relation n’est pas toujours facile mais ils vont réussir à faire face aux obstacles ensemble.

La plume de Lily R. Davis est toujours aussi belle et fluide. Même si j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs par moments.

En bref, Lily R. Davis nous emmène dans une romance historique émouvante et prenante avec des thèmes forts sur cette période aux États-Unis.
Profile Image for Myreadbooks.
1,455 reviews26 followers
April 2, 2018
Sur la couverture on y voit la belle Rose tenant un journal rouge contre elle. Une phrase sur son épaule gauche résume un peu la personnalité du personnage de Rose : "Il n'y à pas de victoire là où l'on vole l'âme des innocents". Derrière elle je pense que se trouve le toit d'une basilique.

On y retrouve Rose qui a passer des années dans un pensionnat de jeunes filles et qui est recueillie par son oncle colonel à Saigon, prise au piège elle va s'inventer le personnage de Max pour écrire des chroniques dans un journal universitaire. Elle va faire la connaissance d'Alex : un activiste qui se bat contre la guerre du Vietnam et un pays en paix. Ils vont chroniquer dans un journal clandestin l'Aldous.

Un livre un peux long qui en dit beaucoup sur la guerre du Vietnam et les positions des gens au sujet de celle-ci. Le personnage de Rose est attachant, l'histoire est bien écrite je le recommande.
Profile Image for Karline05 Un brin de lecture.
1,951 reviews23 followers
May 14, 2018
http://www.unbrindelecture.com/2018/0...
Cette histoire est une pépite comme on en croise peu . Cette histoire nous plonge dans l'ambiance hippie et contestataire des années 60 aux Etats-Unis . Rose jeune journaliste va devenir activiste pour faire entendre la voix du peuple, pour ne pas fermer les yeux sur certains événements et pour faire éclater des vérités. On est plongée pour cela dans la candeur fleurie des hippies à Woodstock mais égalament l'horreur humide et sanglante de la guerre du Vietnam. On ne sort par indemne de cette lecture qui touche directement au coeur, qui est un bel hommage à tous ses soldats qui se sont battus ici ou là mais également à ceux qui affrontent les lois et risquent parfois leurs vies pour nous dévoiler la vérité . Un livre qui vous retourne le coeur !
Profile Image for Steph.
408 reviews
April 11, 2018
Une histoire fabuleuse durant les années 60 aux USA, à lire absolument. Féminisme, revendicalistes pacifiques, guerre du Vietnam, droit LGTB, antiracisme, syndrome de stress post-traumatique des soldats rentrés de la guerre, etc.
Une jeune femme et sa bande d’amis qui ont décidé de se battre à coup de mots plutôt qu’à coup de bombes.
L’heroine est fascinante, la fiction parfaite et le passage en revue historique passionnant. Une immersion totale durant ces années de grands changements.
Profile Image for Djenny Bergiers.
Author 6 books3 followers
November 8, 2019
Je n'ai pas de mots, ou alors bien trop, pour exprimer tout ce que ce roman m'a fait vivre.

C'est fort, c'est puissant, c'est incroyable.

J'ai tout aimé dans cette histoire, elle fait partie de celles qui marquent, indiscutablement.

https://aucoindeden.blogspot.com/2019...
Profile Image for June Mille et une pages.
38 reviews1 follower
April 12, 2018
À travers leurs écrits, ils tentent de faire entendre leurs voix.

1963, Martin Luther King fait un rêve. Alec, un étudiant engagé, rêve lui aussi d’un monde meilleur, c’est au travers des colonnes de l’Aldous Tribune qu’il écrit sans retenue et loin de la censure exercée à l’époque. Lui et sa bande d’amis sont un groupe hétéroclite vivant en marge de cette société qu’ils dénoncent, leur but est d’œuvrer pour la vérité, pour un monde meilleur, pour l’égalité. Ils tapent parfois là où ça fait mal et vont à l’encontre, souvent, du politiquement correct des années 60. Surveillés de près par les autorités, ils doivent user d’imagination pour déjouer les pièges tendus par la police pour se protéger. Ils œuvrent clandestinement pour garder l’anonymat de certaines de leurs sources sans qui ils n’auraient pas la matière nécessaire pour leurs articles-chocs.

Rose est brillante, jeune et belle. Elle a été recueillie par son oncle et sa tante après la mort de son père et va grandir selon les principes de son oncle militaire. Elle fera son possible pour ne pas les décevoir. Elle aime écrire, les mots et leur pouvoir la fascinent et c’est dans un journal rouge, que lui a offert son père lorsqu’elle était enfant, qu’elle consigne ses pensées depuis des années. C’est au hasard d’une visite à sa cousine Line, une hippie rebelle et imperméable à l’autorité paternelle, qu’elle fait la connaissance d’Alec. Cette rencontre marquera la jeune femme, mais elle ne sait pas encore à quel point.

À l’université, Rose souhaite écrire, coucher ses mots et ses idées sur le papier, mais ne peut être publiée en tant que femme. Elle se cache derrière le pseudonyme de Max et devient rapidement populaire. Le mystère entourant ce fameux Max attise la curiosité de tous et c’est au détour d’une réunion de Pale (une organisation dite pacifiste) à laquelle elle s’est rendue déguisé en homme qu’elle se retrouve nez à nez avec celui qu’elle lit avec avidité depuis leur première rencontre. Ces retrouvailles inattendues sont le commencement d’un long voyage à travers les années, nous entraînant dans leur épopée romanesque. Nous sommes spectateurs de la transformation de Rose, passant de chrysalide à papillon, là où la liberté sexuelle est à son apogée, assistant à leurs luttes, victoires, déceptions, quêtes d’un monde meilleur, mais aussi au cœur de l’enfer de la guerre du Vietnam, l’avortement, la ségrégation, le droit des femmes et tant d’autres sujets sont abordés, vus et vécus au travers de leurs yeux, valeurs et convictions. Nous découvrons grâce à eux cette période de l’histoire qui a tant impacté les États-Unis des années 60-70.

Une fois de plus, la plume magique de l’auteure transporte son lecteur en opérant un retour dans le passé au cœur d’une bataille menée par des militants pour la paix. Des activistes œuvrant contre la guerre et les inégalités, qui rendent cette partie de l’Histoire plus vraie que nature. Si ce livre est le fait de l’imagination de Lily R. Davis, bon nombre de faits, d’événements sont tirés de la réalité, et c’est aussi ce qui rend ce roman si beau, si vrai.

Rose est parfaite dans toute sa candeur, introvertie et pourtant fougueuse, sa force intérieure est son plus gros atout pour se faire une place au sein de cette communauté et pour survivre aux épreuves de la vie. C’est également ses sentiments pour Alec qui l’aident à chaque étape de leur relation, la rendant toujours un peu plus forte, plus téméraire, plus courageuse, supportant plus que jamais l’homme de sa vie. Au-delà du côté historique, c’est une merveilleuse histoire d’amour que l’auteure délivre. Chaque personnage a son incidence, sa personnalité propre, tout est magnifiquement orchestré sans aucune fausse note. L’auteur offre même le point de vue d’Alec au travers de ses écrits, de cette relation épistolaire durant la guerre qui montre toute la laideur des coulisses de ces années de combats sans fin et le traumatisme de l’horreur.

Ce livre ne se lit pas, il se vit ! Il donne envie de nous lever et de scander avec eux “ MAKE LOVE NOT WAR ”. L’amour inconditionnel et les secondes chances sont au rendez-vous. Tout comme des personnages attachants, engagés, déterminés, pour qui vous craquerez complètement. Ce livre va vous surprendre, vous envoûter et même si vous n’êtes pas des inconditionnelles de la romance historique, laissez vous tenter. Je vous laisse découvrir ce fabuleux récit né sous la plume d’une auteure tout aussi fabuleuse. Vous ne devriez pas le regretter, pour moi, c’est un coup de cœur assuré.
Profile Image for Titou.
1,117 reviews7 followers
Read
September 16, 2018
Une petite merveille comme seule Lily nous en offre avec chacun de ses romans. Je suis une inconditionnelle de ses romans MM, mais c’est la première fois que je lis un de ses romans MF et c’est un gros coup de coeur.

L’histoire se déroule dans les années 60/70…

Pour commencer, vous devez savoir que c’est une période de l’histoire américaine que j’adore, qui me passionne même. Au fil de ma lecture j’ai eu quelques flashs de films ou séries (Mes plus belles années) se déroulant à cette période. Forrest Gump est revenu très régulièrement, j’adore ce film et il y a beaucoup d’éléments communs entre le film et Le Journal Rouge. J’ai d’ailleurs imaginé Line, la cousine de Rose, avec les traits de Robin Wright.

... Rose est une jeune fille convenable. Orpheline, elle a été recueillie par son oncle, Colonel chez les Marines, et fait en sorte d’être le plus discrète possible et de répondre aux standards et exigences de son oncle. Mais dans la tête de Rose, c’est l’effervescence. Elle ne dit rien, mais elle écrit tout dans le petit journal rouge que son père lui a offert.

Alec est un activiste de 7 ans son ainé. A leur première rencontre, Rose n’a que 16 ans mais Alec voit immédiatement en elle plus que la jeune fille timide et modèle qu’elle est en surface. Il est journaliste pour l’Aldous, un journal très controversé. Il vit libre dans une communauté hippie, il est passionné et idéaliste. Un cocktail qui ne laisse pas Rose indifférente.

Rose quitte la Californie pour entrer à l’université à Washington. Elle crée alors le personnage de Max afin de pouvoir publier dans le journal universitaire des « Mots d’humeur ». Ses recherches pour ses articles vont la remettre sur la route d’Alec.
C’est cette passion pour l’écriture et leurs idéaux qui vont rapprocher Rose et Alec.

L’histoire se déroule sur plusieurs années. On vit, à travers les yeux de Rose et Alec, tous les évènements marquants de cette période mouvementée : la liberté sexuelle, le droit des femmes, le racisme, la guerre du Vietnam et ses ravages…
On voit également Alec et Rose évoluer. Surtout Rose qui au fil du temps s’émancipe, s’affranchie de l’influence de son oncle et s’engage pour ce en quoi elle croit.
On les voit se rapprocher, s’apprivoiser, s’aimer, souffrir, se faire souffrir puis s’aimer encore plus fort….

Lily n’épargne ni ses personnages ni le lecteur. Les émotions sont brutes, fortes. C’est beau, prenant, captivant, très réalistes (les faits et événements sont réels)… en un mot : MA-GNI-FI-QUE.
C’est avec un pincement au coeur que j’ai bouclé cette lecture, j’aurais aimé rester encore un moment avec Rose et Alec. Deux personnages aussi passionnés que passionnants.

Ccl : Ce roman est une petite pépite. Une petite merveille qu’il faut absolument découvrir. Lily, que ce soit R. DAVIS ou HAIME, a un talent incroyable pour nous offrir des histoires fortes, réalistes et pleine d’émotions. De purs moments de plaisir et de bonheur. Ce roman est un gros coup de ❤️
Profile Image for Severine Dauchy.
26 reviews1 follower
June 8, 2018
À la mort de son père, Rose part vivre chez son oncle et sa tante. Elle va vivre selon les règles établies par ce dernier qui est militaire et fera tous pour ne pas les décevoir. C'est une jeune fille brillante qui aime écrire, elle consigne ses pensées dans le petit carnet rouge que lui a offert son père. Lors d'une visite de sa cousine, Line, qui est une rebelle et une hippie et qui reste imperméable à l’autorité paternelle, qu’elle fait la connaissance d’Alec. Ce dernier va chambouler sa vie.

Alec est un jeune homme, étudiant qui rêve de changer le monde, il écrit dans le journal Aldous Tribune sans retenue et loin de la censure exercée à l’époque. Avec ses amis, ils se battent pour que la vérité éclate et milite pour un monde meilleur déjouant les pièges tendus par la police, tous en gardant leur anonymat.

À l'université, Rose écrit pour un journal sous le pseudonyme Max, préférant ainsi garder son anonymat et rencontre un énorme succès et autant dire que son pseudo, attise la curiosité de beaucoup de monde. C'est au cours d'une réunion PALE (une organisation dite pacifiste) où elle s'est rendu déguisée en homme que notre héroïne retrouve Alec, cet homme qui n'a jamais quitté ses pensées. Leur retrouvaille inattendue va la faire prendre conscience de beaucoup choses à travers les années où au fil des années, tel un papillon sortant de sa chrysalide, Rose va vivre une spectaculaire transformation aussi bien niveau comportement, niveau caractère, car elle va ce révélé bien plus forte.

Une très belle histoire qui nous entraîne dans les années 60-70 aux États-Unis, où nous sommes spectateurs des tous les changements qu'à vécu ce pays tant au niveau de la population où on assiste à l'émancipation des femmes qui jusque-là n'avaient pas beaucoup de droit, mais aussi au niveau politique où on découvre l'impact qu'à eu la guerre du Viêtnam sur les pays et ses habitants. Quant aux deux héros, on peut dire que notre héroïne va prendre son envol grâce aux sentiments qu'elle éprouve pour Alec, qui va la rendre plus forte qu'elle ne le pensez, ce fut un véritable plaisir de les suivre à travers les années.

Pour ma part, ce fut un vrai régale de lire cette superbe histoire qui a su me transporter et que je vous conseille vivement de la lire, car j'en suis certaine qu'elle vous transportera.
Profile Image for Leboudoirdulivre.
348 reviews12 followers
July 1, 2018
Duché de Savoie, 13 juillet 1696.

Adélaïde, princesse de Savoie vit des jours heureux en profitant d'une certaine liberté.

Promise à Louis, Duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, Adélaïde n'a d'autre choix que d'accepter afin d'assurer la paix entre la France et la Savoie.

Elle n'est qu'une alliance politique, un pion sur l'échiquier du pouvoir.

A 12 ans, elle sera Reine de France et marié à Louis, à peine plus âgé qu'elle.

Fini de jouer, Adélaïde doit apprendre son futur rôle mais elle s'ennuie n'ayant pas d'amis de son âge.

Heureusement, Nanette qu'on a mis à son service devient son amie malgré leurs différences sociales.

La tempétueuse Adélaïde va l'entraîner dans ses aventures de liberté quitte à lui attirer des ennuis.

Adélaïde arrivera-t-elle à se faire sa place et à apprivoiser ce protocole si lourd à son âge ?

Saura-t-elle apprécier son futur mari et se faire des amis parmi tous ces commérages ?

A savoir que j'aurais dû télécharger le format pdf car la présentation numérique sur Kindle est à revoir ainsi qu'une révision du texte (absence de tirets dans les mots composés). Erreur dans le résumé : c'est Nanette et non Babette.

Malgré ce trop court moment de lecture (25 mn), j'ai retrouvé mon âme d'enfant à travers cette future reine de France qui a dû tout quitter pour aller vers un destin qu'elle n'a pas choisi mais qu'elle affronte avec courage pour sauver sa Savoie natale.

Un premier tome qui introduit l'histoire d'Adélaïde donnant juste l'eau à la bouche pour attendre la suite de ses péripéties.

Une lecture attachante qui permet aux enfants d'apprendre à petites doses sans que ça devienne rébarbatif voire ennuyeux !

Une manière de leur faire connaître l'histoire autrement.
38 reviews
July 24, 2018
C’est le second roman que je lis de cette auteure également connue sous le pseudo Lily Haime. Et je dois t’avouer que c’est une nouvelle claque phénoménale. Une lecture si intense, prenant, bouleversante, humaine, haletante et j’en passe. Lily R. Davis est le genre d’auteure qui t’embarque dans une fusée pour un voyage surprise et tu ne sais jamais où tu vas atterrir. C’est une parfaite alchimie entre le plaisir, la volonté de réveiller les consciences et cette plume juste parfaite. Une alchimie rare qui t’immerge dans une histoire hors norme. Un récit où le poing levé fait acte d’un combat et d’engagement pour un monde meilleur.
1965, direction les Etats-Unis présidés successivement par Lyndon B. Jonhson et Richard Nixon (pour la période concernée du roman).La guerre au Viêtnam fait rage depuis 1955. Elle durera près de 20 ans. Prés de 58 209 croix blanches américaines, un grand nombre de blessés, traumatisés qui devront faire face seul à leurs démons. Une guerre sans pitié qui ne trouve pas sens au sein des communautés américaines. En plein mouvement hippie, l’Amérique lève le poing contre cette guerre sans nom et meurtrière. De sit-in en sit-in, les voix commencent à se faire entendre. Les petits journaux indépendants défrayent les chroniques avec leurs articles emprunts de véracité visant à réveiller les conscience. Ici le journal l’Aldous se fait porte parole d’un mouvement s’amplifiant de mois en mois. N’hésitant pas à se jouer du gouvernement, au péril de leur liberté, et d’usant de leurs mots volontiers percuteurs. Ils soulèvent les masses. Leurs cris sont entendus et bientôt d’autres les rejoindront.
Ceux qui se cachent derrière l’Aldous est une bande de copains assez atypique et singulière. Il y a Line, Kaylee, Penny, Rive, Sean, Jacob, Louise… ( et je pense que j’en oublie) et Alec qui fait figure de chef. Alexandro Benitez est à l’image même du révolutionnaire. Il manie avec dextérité les mots. Il ne vit que pour ces articles prônant la stricte vérité. Ce hippie bon chic bon genre et activiste est un amoureux éperdu de la vérité. Il n’hésite pas à voyager pour rencontrer de nouvelles communautés. Sa vie de bohème, il l’a savoure sans jamais se poser d’ultimatum ou de questions. Il croque la vie à pleine dent. Alec est intelligent, têtu, courageux, indépendant, fêtard, queutard. Il est épris d’une profonde humanité à laquelle il voue un profond respect. Il est très fin philosophe et arrive parfaitement à décrypter les profondeurs de l’âme. Alec est le synonyme même de cette liberté.
Rose a tout de la jeune fille convenable. Recueillie par son oncle suite au meurtre de son père, elle ne vit que pour satisfaire son oncle Ray et sa tante Daniella. Sa cousine Line ne lui porte que très peu d’attention. Aucun lien ne semble les réunir si ce n’est la jalousie et la convoitise. Rose a très peu confiance en elle. Elle n’arrive pas à mettre de mots sur les émotions qui bouillonnent en elle. Très fine observatrice de la société qui l’entoure, elle écrit dans son journal rouge tout ce qu’il lui semble injuste. Sa première rencontre avec Alec a été à ses yeux un immense moment de honte, alors que pour ce dernier ses yeux verts font chambouler sa vie. Ce n’est que quelques années plus tard que la vie va les réunir à nouveaux à Washington pour une nouvelle aventure. Avec Alec, Rose va s’épanouir comme une fleur, apprendre à s’affirmer et porter haut et fort ses convictions. Rose découvre que les mots peuvent changer les choses. D’abord sous couvert d’anonymat, elle publie quelques articles dans le journal universitaire. Peu à peu, les gens ne tardent pas à parler de ce journaliste qui ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Pendant ce temps, elle sympathise avec cette bande de joyeux lurons. Très vite elle s’émerveille par cette boule d’énergie émanent de ce groupe où les débats vont rage et où chaque opinion est écoutée. Elle s’y découvre une famille avec ces bons et mauvais côtés. Rose reste une jeune femme pudique et réservée mais qui n’hésite pas parfois à pousser de sa voix pour se faire entendre. Alec lui est d’un soutien indéfectible et est toujours présent dans les moments clés de sa vie. Il sera être patient, attentif, protecteur et attentionné. Mais à eux deux, leurs mots réunis, ils seront bien plus que ça, un modèle contre les injustices de l’époque. Leur vie paisible faite de débats houleux, de sit-in, de voyages et d’articles sera interrompue par une lettre émanent de l’Armée. Qu’adviendra t-il d’eux et de leur combat ?
Je dois dire que le contexte historique de ce roman est percutant et très intéressant. Thème assez rare dans le paysage littéraire français et encore plus écrite par une auteure française. Associé à la romance, ce récit se veut plus détonnant. Si la guerre du Vietnam est largement exploré, d’autres points le sont aussi comme : le droit des femmes à l’avortement, les droits de la communauté LGTB, le droit des hommes et femmes issus de la communauté noire alors que le Klux Klux Klan est d’actualité, le droit à la liberté de parole… Si ces combats sont à l’heure d’aujourd’hui entérinés, d’autres persistent et d’autres ont vu le jour comme celui du port d’armes.
Ce roman est une fenêtre ouverte sur cette période largement révolutionnaire aux Etats-Unis. Au travers des personnages, le lecteur vit pleinement ces effusions, ces questions bouleversantes. Rose et Alec font figure d’icône et au travers de leur idylle, je me suis retrouvée à me battre à leur côté. Certain personnage tombe dans l’extrême et les conséquences de cette dérive s’avèrent dramatique.
Ce roman est juste une pépite, un méga coup de cœur. Une lecture intense où les enjeux sont importants. Les personnages sont très attachants et leurs buts sont au delà de leurs convictions et à leur hauteur. Le contexte est très riche. Que dire qu’une panoplie d’émotions m’a traversée. Des émotions fortes et gênantes : la tristesse, la joie, l’euphorie, le désespoir, la colère, l’empathie, la désolation, la solitude. Que dire de plus que ce roman est une réussite.
LE JOURNAL ROUGE est le témoin de toutes les horreurs que l’humanité a créées, de tous les combats menés à bon escient pour un monde meilleur et de toute la magnificence que l’Homme peut encore avoir en lui. LE JOURNAL ROUGE est l’image même du passé, du présent et du futur, une fenêtre qui ne se fermera jamais tant les combats sont nombreux
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