Deux lycéens racontent l'impensable, le drame, la révolte, dans un roman puissant et rempli d'espoir. Depuis qu'un accident de voiture l'a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l'accident, est immense, comme sa solitude. Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d'emménager. Pour l'un et l'autre, tout s'est joué à deux secondes. Deux secondes qui auraient pu tout changer... Et pourtant, Igor et Rhé reprennent jour après jour goût à la vie en se raccrochant à la musique. Une fantaisie de Schubert et un professeur de piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin inespéré.
Ce roman m’a particulièrement touché. C’est une histoire à la fois douce et sensible et elle m’a permis de voir la vie d’un autre côté. J’ai beaucoup aimé le drame personnel que Rhéa et Igor ont vécu, tous deux ont subi un désespoir immense, un gouffre émotionnel sans fin. J’ai attendu le moment qu’ils se rencontrent avec impatience. L’idée que chacun apprivoise l’autre, et qu’ils s’aident mutuellement à retrouver la joie de vivre m’a gonflé le cœur d’affection pour eux. La musique est une thérapie comme le temps qui panse toutes les blessures. Les lignes écrites par Rhéa et Igor issues de leur propre carnet d’écriture permet d’apporter des précisions sur ce qu’ils pensent et ressentent. On suit à chacun leur histoire personnelle tout au long du récit et ce même jusqu’à ce qu’ils se lient d’amitié ou plus ;) Ps: Fred Je t’adore
Même s’il n’y a pas beaucoup d’action, ce livre m’a bouleversé et je l’ai dévoré.
Aesthetic de l’histoire: 🤧🦜🎹🎼🏨🪦📖💔❤️🩹
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Deux lycéens musiciens qui ne se connaissent pas sont tous les deux brisés. Igor est défiguré suite à un accident de voiture à cause de son père, et Rhéa est accablées après le suicide incompréhensible de son petit ami. Tous les deux faisaient du piano, et reprennent en cours particulier avec un prof : Fred. Attentif et bienveillant, il les fait se rencontrer pour travailler sur un duo de piano. Un lien d'amitié va donc se lier entre les deux personnages, totalement renfermés sur eux même. J'ai vraiment adoré ce livre ! Surtout qu'il aborde un thème que j'adore en ce moment : le piano. Garce à la musique, les deux jeunes vont retrouver goût à la vue malgré leur horrible situation. Ça nous encourage à voir que la vie est toujours belle !
Ce roman écrit à quatre mains est superbe. Il nous emporte au fil de courts chapitres dans la vie de deux adolescents qui ont eu à subir deux terribles tragédies. Igor est resté défiguré suite à un accident de voiture dont son père est responsable. Depuis il est refermé sur lui-même, ne parle plus, n’est pas retourné au Lycée et son amertume et sa colère dirigent sa vie. Rhéa est dévastée par le chagrin que lui cause le suicide de son petit ami Alex. Ils ont un point en commun, ils aiment tous les deux la musique et plus précisément le piano. C’est grâce à un professeur pas comme les autres Fred, qu’ils vont se rencontrer pour la première fois. A partir de cette rencontre, on va suivre tantôt Rhéa, tantôt Igor. La musique adoucie les mœurs dit-on, ici elle va être le catalyseur de toutes les émotions et va être d’une grande aide à la guérison. J’ai aimé vivre la tristesse, le chagrin, la colère, la désespérance toutes ces émotions démultipliées parce qu’elles sont vécues par des adolescents qui les ressentent puissance dix. Les auteurs ont un véritable talent pour nous transmettre ce délicat passage entre l’enfance et la vie adulte dans des circonstances dramatiques. Heureusement qu’elles manient aussi bien l’humour et Obama le perroquet était bienvenu pour faire redescendre la pression. Le personnage de Fred est formidable et on souhaiterait pouvoir avoir un Fred dans nos vie, tant il est soutenant et bienveillant. Son côté zen, amateur de thé et de la Chine nous le font aimer, pas uniquement lors de la transmission de son savoir en tant que professeur de musique mais surtout dans cette volonté de les aider à passer ce cap si difficile. Les références à Eric Satie ou à la Fantaisie de Schubert m’ont fait découvrir de très beaux morceaux. La couverture avec ses touches de pianos prend tout son sens dans ce roman qui chamboule et nous fait retomber sur nos pieds en douceur. J’ai apprécié les petits dessins, les listes et Haïkus qui émaillent le récit. Un magnifique roman qui s’adresse tout autant aux adolescents qu’aux adultes car je pense qu’il a plusieurs niveaux de lecture.
Deux secondes en moins, c’est l’histoire de deux adolescents meurtris, l’un dans sa chair, l’autre dans son esprit. Igor s’est ainsi vu défiguré suite à un accident de voiture, quand le cœur de Rhéa a explosé en mille morceaux à l’annonce du suicide de son petit ami, Alex.
Deux drames auxquels les lecteurs ne peuvent rester insensibles d’autant qu’au gré des pages, on apprend à connaître ces deux jeunes gens très différents l’un de l’autre, mais pourtant unis par le même amour de la musique. Cette passion pour la musique, c’est ce qui va d’ailleurs leur permettre de sortir la tête de l’eau, de reprendre goût à la vie et de se rendre compte que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Une phrase qui peut sembler ô combien éculée, mais que Marie Colot et Nancy Guilbert ont su rendre réelle et tellement pleine de sens.
Mais avant la reconstruction, les deux adolescents ont traversé des zones de turbulences et ont été assaillis par une multitude d’émotions comme la colère, la haine pour Igor, et la culpabilité ou le désespoir pour Rhéa. Et si le père d’Igor n’avait pas regardé son portable au volant ? Et si l’entourage d’Alex avait su saisir son désarroi et son mal-être avant qu’il ne commette l’irréparable ? Des questions que les deux jeunes ne peuvent que se poser et qui, bien que naturelles, finissent par leur faire plus de mal que de bien. Le passé demeurant figé quoi que l’on puisse faire ou penser, le titre prend alors tout son sens : deux secondes en moins, c’est ainsi ce qu’il aurait fallu à Igor et Rhéa pour continuer à vivre normalement, mais deux secondes en moins, c’est aussi ce qu’ils n’auront jamais…
Englués dans ce passé qu’ils ne pourront jamais réécrire, ce n’est que l’intervention d’un professeur de musique, Fred, qui va leur permettre de progressivement réapprendre à vivre, puis à savourer les petites choses de la vie. Cela ne se fera évidemment pas sans heurts, sans moments de doute ou de peine, mais les deux adolescents pourront compter sur le soutien inconditionnel de leur professeur de musique. Ce dernier fait preuve, tout au long du livre, d’une telle sensibilité et d’une telle douceur qu’il force l’admiration et le respect. Mais en découvrant son passé, on ne peut que comprendre la justesse avec laquelle il intervient dans la vie des deux jeunes gens. Il arrive à leur insuffler l’énergie pour avancer dans la vie tout en leur laissant toujours la distance nécessaire pour ne pas les brusquer. Il n’impose jamais rien, mais se contente de suggérer et de guider Rhéa et Igor tout en leur rappelant régulièrement à quel point il croit en eux, en leur force et en leur capacité à avancer malgré l’adversité. Fred est définitivement un personnage auquel on s’attache et qu’on aimerait avoir à ses côtés notamment dans les moments difficiles quand la douleur physique et/ou mentale ne permet plus d’avancer… Pour reprendre les rênes de leur vie, Rhéa et Igor pourront évidemment compter sur Fred, mais aussi sur un perroquet nommé Obama. Presque aussi bon orateur que l’original, ce perroquet est un concentré de bonne humeur et d’ondes positives. En plus d’être très drôles, ses interventions tombent souvent à pic et apportent un peu de légèreté, ce qui permet parfois aux personnages de dédramatiser la situation. Je peux vous dire qu’Obama m’a fait rire à plus d’une occasion et que je rêve maintenant de l’adopter.
Et puis, personnage à part entière, il y a bien sûr la musique, la musique qui offre à ces deux adolescents meurtris l’occasion de s’exprimer, d’exprimer des émotions que les adultes de leur entourage, mus dans leurs propres douleurs et problèmes, ne sont pas forcément capables d’accueillir et d’accompagner. Le roman est en cela un peu une ode à la musique, à celle du cœur, à celle qui apporte du réconfort, à celle qui vous pousse dans vos retranchements, à celle qui vous prouve que oui, vous êtes toujours vivant, et qu’il va vous falloir travailler dur, très dur pour dompter les mélodies qui bercent vos vies. La musique, c’est également ce qui va lier la vie d’Igor à celle de Rhéa, deux adolescents que les lecteurs vont voir évoluer chacun de leur côté, mais aussi ensemble. La musique transcende alors la douleur pour nous offrir une belle histoire d’amitié, une lueur d’espoir dans le brouillard. Comme c’est très justement souligné dans le livre, à deux, Rhéa et Igor n’auront pas moins mal, mais ils seront plus forts, plus forts pour faire la paix avec le passé et pour réapprendre à vivre, différemment, mais à vivre quand même jusqu’à, de nouveau, trouver le chemin du bonheur.
Alors que ce roman aborde des sujets difficiles, il a indéniablement des airs de feel-good, car une fois la dernière page tournée, c’est bien l’espoir qui nous imprègne, de la tête aux pieds, du corps à l’âme. Les deux autrices ont ainsi réussi à parler du mal-être chez les adolescents, du suicide, du deuil sans jamais tomber dans le pathos. Elles ne minimisent pas la douleur des personnages, mais montrent qu’elle ne les définit pas et qu’il est toujours possible, même si c’est difficile, de faire face aux drames qui peuvent survenir à tout moment… Je tiens également à souligner la parfaite symbiose entre les plumes de Marie Colot qui a donné voix au personnage d’Igor et Nancy Guilbert qui s’est consacrée à celui de Rhéa. Bien qu’écrit à quatre mains, il n’y a aucune dissonance, ce roman semblant être l’œuvre d’une seule et même personne ! Seule l’alternance des points de vue, chapitre après chapitre, permet de distinguer l’apport de chacune dans cette histoire qui sonne tellement juste, tellement vraie. Les deux autrices ont su, en effet, trouver les mots pour rendre la douleur et les émotions de leurs personnages réalistes et palpables. Cela s’explique, peut-être et en partie, par le fait qu’elles ont elles-mêmes traversé un drame dans leur vie. Que ce livre ait une fonction cathartique ou non, ce qui est certain, c’est que Marie Colot et Nancy Guilbert ont su nous offrir une histoire sans fausses notes qui touche directement le cœur des lecteurs.
Je pourrais vous parler pendant des heures de ce livre qui m’a touchée et émue, qui m’a fait traverser différentes émotions et qui a réveillé en moi certaines choses bien enfouies. C’est d’ailleurs un peu la force de ce livre qui, bien qu’il soit destiné d’abord aux adolescents, pourra plaire et parler à tout le monde ; la mort, les drames, la vie et l’espoir n’attendant pas l’âge. Je m’arrêterai donc en vous conseillant simplement de vous laisser tenter par ce roman qui a été pour moi un véritable coup de cœur que ce soit pour son histoire, ses personnages ou le message d’espoir qu’il véhicule. Car oui, la vie et la douleur sont intrinsèquement liées, mais cela vaut la peine de se diriger vers la lumière quand la noirceur semble vous aspirer. Et si cela vous semble trop dur, mettez un CD qui vous fera ressentir des émotions, qui vous fera vibrer, faites-vous un thé… Ou plongez-vous dans cette histoire qui met du baume au cœur et qui vous apporte la dose d’optimisme nécessaire pour vous prouver que oui, après la douleur, le bonheur est possible.
Un si beau récit. Un saut dans le bain... Cette histoire est vraiment très belle, et émouvante. Je l'ai adoré. Au début j'avais beaucoup de mal. Durant la première moitié, je ne savais pas vraiment si j'aimais ou pas. J'étais mitigée : Je trouvais les personnages vraiment déprimant. Le fait est que, durant la première moitié du livre, les personnages sont très bouleversés par les événements qui les ont touché. Igor est rancunier, bouleverser, déprimer par l'accident voiture qui a causé figuration. Il en veut à son père et au monde entier. Il est renfermé sur lui-même, ne veut plus sortir, il a honte. Quant a Rhéa, elle est submergée par la mort de son petit ami. Elle est dans le déni et le chagrin, elle ne sais pas comment avancer et vivre sans lui. Elle le voit de partout, tout autour d'elle lui fait penser à lui. Elle n'arrive pas à avancer et vivre sans lui il rejette tous autour d'elle.
Pourtant grâce au piano et à l'aide de ce professeur incroyable : Fred, ils se sont rencontrés et ont fini par céder. fred est clairement le personnage préféré de cette histoire. Il est très bienveillant, jovial, paternel. Il est bon. C'est un très bon professeur, à l'écoute. Il a su comprendre ces 2 élèves ils sont devenus ses amis. Il les a réuni pour les aider à avancer. Je ne m'attendais pas à ça. Je pensais à une histoire d'amour entre les personnages, pas à une d'amitié. Une amitié forte et solide. Une amitié qui dépasse les apparences. Toute la seconde moitié du livre, découvre de nouveau les personnages. On les voit évoluer, s'aider, s'accepter, s'aimer. Ensemble et grâce à la musique ils ont réussi à se reconstruire. ils sont passés par beaucoup d'épreuves maison réussi à s'en sortir d'une façon belle. Rhéa a su trouver les mots pour secouer Igor et lui faire voir la vérité en face.
Elle a aussi réussi à faire son deuil, à avancer et aller de l'avant, grâce à la présence de Fred et Igor à ses côtés. Elle a fait un beau parcours. Quant à Igor, il s'est rendu compte des choses présente pour lui. Il a fini par sourire aux autres et à ne plus les rejeter. Il a appris à pardonner, à pardonner son père entre qu'il était fâché. il a accepté l'accident est-ce qu'il y avait changé en lui. Parce que malgré sa tête défigurée, il reste toujours lui. Je trouve que ce livre est très beau, un peu moralisateur. Le fait est que aucun des deux personnages ne se laisse abattre. Même si au début c'était compliqué, grâce à leur entourage et à la musique, ils ont fini par trouver chaussure à leur pieds. Leur amitié est vraiment très belle. Ils se soutiennent dans leurs décisions. Ils s'accompagnent. Ils ont mur est ensemble et on fait un beau parcours.
Cette histoire est très émouvante. Elle nous permet de nous rendre compte, de l'importance de son entourage, de l'importance de la musique, de l'importance de l'acceptation de soi et du pardon.
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"J'ai peur de moi, de cette Rhéa que je ne reconnais pas. Est-ce que je me suis vidée de ma vie et de mes envies, est-ce que tu les as emportées avec toi ?"
Igor, Rhéa. Deux adolescents dont la vie s'est brisée en deux secondes. Igor, victime d'un accident à cause de l'inattention de son père, a perdu son visage. Défiguré, il ne sort plus de chez lui. Rhéa, elle a perdu son petit ami, Alex, qui s'est jeté sous un train. Depuis, elle n'a plus goût à rien. Deux adolescents ravagés par la vie, qui ne se connaissent pas, mais partagent une passion commune pour le piano. C'est Fred, un prof de piano, qui va les réunir pour un projet fou...
***
Relecture de ce roman qui avait été un coup de cœur à sa sortie, pour voir si l'émotion était toujours aussi présente... et oui ! Je me suis à nouveau laissée emporter par cette vague de colère, ce désespoir profond qui peu à peu laisse la place à l'espoir.
Deux secondes en moins, c'est un magnifique roman ado, la dure reconstruction de deux êtres abîmés par la vie. Colère, repli sur soi, rejet des autres, tout cela, Rhéa et Igor le connaissent très bien. Eux qui jusqu'à présent avaient apprécié la vie, ne savent désormais plus en profiter. Ils sont emmurés dans leur douleur, à vif. Heureusement, il y a Fred, le prof de piano un peu sage, un peu magicien, passionné de thé et de fortune cookies, le réparateur d'âmes au grand cœur, qui va créer l'alchimie. Heureusement, il y a le piano, la musique, Schubert, Satie, qui laissent les sentiments affleurer, exploser. On alterne les voix, on plonge dans leurs carnets, leurs poèmes, les listes de pour et de contre, avec une grande pudeur. En peu de mots, on ressent l'arc-en-ciel d'émotions que vont traverser nos deux jeunes protagonistes. Et si les thèmes abordés sont difficiles, ce n'est pas une lecture "éprouvante". C'est beau, léger parfois, avec des touches d'humour (merci Obama, le perroquet), et une belle dose d'optimisme. Une invitation à croire en la vie et ses possibles, malgré les épreuves, à accepter les mains tendues. Une pépite, tout simplement.
J'ai franchement hésité à mettre 5... l'histoire est belle, bien écrite, avec de la sensibilité et de l'émotion, un soupçon de personnages un peu atypique comme je les aime (le prof de piano !). On a envie de savoir comment tout ça va finir, même si on s'en doute un peu ... (et en fait, non, mais ça finit plutôt positivement quand même, sans clichés !) Je n'ai pas mis 5 car j'en ai marre des clichés : le beau gosse qui a eut un accident mais avant il était beau, now il est laid... trop dur pour lui. Et le petit copain de l'héroine... le john Lennon sous stéroides que tous le monde aimait trop et que la planète entière semble pleurer... et si on callait des "héros" un peu moins stéréotypés ? (oui je sais, cahier des charges etc...) Mais bref : un beau roman, sensible, avec une belle dynamique, sans longueur, qui se déroule comme du papier à musique !
c'est un livre important. Les personnages sont touchants, réalistes et on les aime tout de suite. On a besoin de les voir progresser et quels progrès! Il est difficile de s'arrêter de le lire tellement il est addictif. paradoxalement d'ailleurs, si l'action est lente voire très lente, les chapitres eux se succèdent à une vitesse folle. Néanmoins, j'aurais aimé autre chose, pas forcément une autre fin mais plutôt plus de détails, notamment à la fin car on aimerait rester avec eux un peu plus longtemps. Bonus? la musique, elle est omniprésente tout au long du roman, que ce soit à travers Fred, Obama ou le piano, ça devient presque un personnage à part entière qui lie les protagonistes entre eux. L'émotion est décuplée par les couplets cités et notre cœur en est brisé.
Comment surmonter une douleur physique ou psychologique ? Comment vivre à nouveau "normalement" après un véritable traumatisme ? Est-ce même encore envisageable ?
Ce roman pour adolescents met en scène deux jeunes blessés dans leur corps et/ou leur cœur et qui pensent que plus rien ne pourra leur redonner le sourire. Et si une rencontre, une passion... pouvait de nouveau donner un sens à leur vie ? Une histoire qui aborde des thèmes difficiles comme le suicide, le deuil, la culpabilité, le handicap... Malgré des thématiques sombres et tristes, ce livre est surtout un récit sur l'importance de l'acceptation de soi, le pardon et la résilience.
C'est un excellent roman qui nous parle d'une rencontre entre deux adolescents cabossés par la vie , l'un par un accident de voiture et l'autre par la perte d'un proche. Ce récit nous parle d'amitié , de deuil , de reconstruction physique et mentale. J'ai tout aimé dans ce livre : l'histoire magnifique pleine de tendresse et d'espoir ; les personnages tous très attachants en particulier Fred, le professeur de musique, un peu magicien sans oublier Obama ; les différentes émotions par lesquelles je suis passée. J'avoue , quelques larmes ont coulé . L'écriture est juste , réaliste. C'est mon premier gros coup de cœur de 2020!
rapide à lire, les personnages sont attachants, les deux personnages principaux, Igor et Rhéa, ont vécu tout les deux un traumatisme qui ont bouleversé leur vies, mais ces deux personnages finissent par se rencontrer, un jour, grâce une passion qui les lie, le piano. Au début ils ne se comprennent pas, et ne s'entendent pas forcément bien mais ils finissent par s'apprécier, une ptite histoire cool super agréable à lire, je recommande 🫶🏻
Alors, Igor n'aurait pas été défiguré dans un accident de voiture par une faute d'inattention de son père.
Alors, Rhéa, aurait-elle pu éviter que son petit ami Alex mette fin à ses jours ?
Ce sont deux grands blessés de la vie, deux ados écorchés qui ne voient plus rien à quoi se raccrocher.
Solitaire, Igor se replie sur lui-même, se coupe des autres, rempli de haine et de colère envers son père.
Endeuillée, séparée de ses amis, Rhéa pense qu'elle ne sera jamais plus heureuse, jamais plus amoureuse, perdue dans la nouvelle ville où elle vient d'emménager avec sa mère et ses frères. Et puis parfois, il demeure un espoir. Une personne, une musique… Et tout peut - peut-être - recommencer.
Roman sur le deuil et le handicap, ce livre aborde avec beaucoup de finesse le sujet des adolescents traumatisés par un événement qui a bouleversé leur vie. Igor et Rhéa sont emplis d'une grande colère qui les empêche d'avancer. le pouvoir rédempteur de la musique, autre grand thème de ce livre, mais aussi celui des mots, de la poésie, apparaît alors comme la solution inespérée, soufflée par un professeur de musique pour le moins bienfaisant qui apporte de la légèreté et un optimisme à toute épreuve à ces deux ados brisés. Les relations avec les parents, entre amour et rejet, sont également très bien analysées, très touchantes.
Suicide, culpabilité, pardon, souffrance physique et morale… les thèmes ne sont pas très gais dans ce roman dédié aux adolescents. Mais il faut aussi y voir l'apaisement des mots, l'emportement de la musique de Schubert, le courage et la persévérance, les frasques d'un perroquet et le réconfort d'un bon thé. Et la naissance d'une amitié très forte, pleine de tendresse.
Les chapitres très courts qui alternent les points de vue d'Igor et de Rhéa rendent la lecture très aisée.
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