La chronique de Moscou est emplie de grandeur et de sang, de complots, de folies et de mystères. Dans ce livre riche en révélations, Vladimir Fédorovski nous dévoile les coulisses du Kremlin, de la fin du stalinisme aux années Poutine. Acteur et observateur privilégié des événements qui ont entraîné la fin du communisme, sa longue familiarité avec les arcanes politiques lui a permis de recueillir des témoignages inédits et de se plonger dans des archives confi dentielles. C’est ainsi qu’il nous conte aussi bien l’histoire de l’espionnage russe en Occident, avec ses épisodes parfois comiques, que les secrets du pouvoir suprême où certains accédaient à la gloire, tandis que d’autres finissaient en exil ou en prison. Vladimir Fédorovski retrace ici une épopée hors du commun où la réalité dépasse souvent la fiction, avec certains souvenirs personnels qui font parfois songer à Game of Thrones. Enfin, à la lumière de l’élection présidentielle de 2018, l’auteur nous éclaire sur la guerre de succession autour de Vladimir Poutine.
Diplomate lors des grands bouleversements à l'Est, et auteur de plusieurs best-sellers internationaux, Vladimir Fedorovski est aujourd'hui l'écrivain d'origine russe le plus édité en France.
J’ai toujours un peu d’appréhension quand je m’écarte de mes romans pour une lecture plus académique et sérieuse car mes neurones ne sont plus soumis au formatage scolaire depuis longtemps et le style adopté peut me rebuter facilement.
Mais là, dès les premières pages, le ton est agréable et presque léger. Les informations sont concises, le rythme est rapide et les pages défilent à une rapidité surprenante.
Si la trame historique et la succession des dirigeants russes m’est familière, elle est émaillée d’anecdotes et de scandales que je ne connaissais pas et la réalité n’a rien à envier aux romans d’espionnage et de géopolitique que j’affectionne particulièrement!
Vladimir Fédorovski est un ancien diplomate russe, tombé amoureux de la France dont il en a la nationalité depuis plus de vingt ans, qui se consacre à l’écriture depuis autant de temps et qui est très prolixe au sujet de son pays, que ce soit de manière romanesque ou de par son expertise professionnelle de la politique et de l’histoire de son pays.
L’auteur ne s’encombre pas de dates superflues, il s’adresse à un lecteur qui possède des connaissances historiques et une bonne culture générale. Il glisse, en qualité d’acteur et témoin privilégié, quelques bribes de sa propre biographie. Son style est fluide et agréable.
Et entre deux évocations croustillantes de programmes d’espionnage comme Roméo ou les hirondelles des « pièges à miel », le discours est lucide, objectif et même parfois critique sur les méthodes politiques soviétiques. L’auteur donne une excellente vision globale des événements au sein du Kremlin, que ce soit la politique intérieure ou étrangère et la gestion de leurs satellites communistes.
Au cœur du Kremlin est un ouvrage très accessible qui offre un résumé concis et captivant du XXème siècle politique de la Russie jusqu’à nos jours.
L’auteur est né à Moscou en 1950. De 1972 à 1990, il a été diplomate au service du Kremlin. En 1985, il agit à titre de conseiller à l’ambassade d’URSS à Paris. En 1990, il rejoint l’opposition dans le but d’éliminer le régime totalitaire en « participant à la création d’un des premiers partis démocratiques russe, le Mouvement des réformes démocratiques » dont il devient le porte-parole. « On me demande souvent pourquoi j’ai résigné mes fonctions de diplomate. Ce type d’activité implique que l’on sache avaler sans sourciller des couleuvres… » p. 10. Depuis, il écrit. Cet ouvrage est son quarante et unième livre.
Ayant côtoyé d’influents personnages liés à de nombreux enjeux politiques, il livre un récit qui se lit presque comme un roman. Très intéressant pour mieux connaître une partie de l’histoire de l’espionnage russe. L’écriture est simple et le récit est facile à lire. Tableau chronologique à la fin du livre pour situer les principaux événements historiques et les acteurs au pouvoir.
Citations: « En matière d’espionnage, la patience est une vertu cardinale. » p. 136
« … il y avait deux voies royales pour réussir : le KGB ou le Parti. » p. 163
« … presque tous les maitres du Kremlin ont été victimes de complots fomentés par des Brutus : Staline s’empare du pouvoir en violant les dernières volontés de Lénine, Khrouchtchev fait de la déstalinisation son grand-œuvre, Brejnev débarrasse l’URSS de l’encombrant Khrouchtchev, Andropov met fin à l’ère glaciaire de Brejnev, Eltsine liquide moralement Gorbatchev. Le second volet des aléas du pouvoir soviétique passe par les espions fatidiques… » p. 249
« L’Union soviétique est morte parce que Gorbatchev a cessé de tuer pour gouverner. » p. 258
Tres intéressant sur les grandes manœuvres au sein du Kremlin Le nombre de morts que ces gens ont tué et , de plus, fondamentalement d autres Russes c est tout simplement sidérant ! Sans doute plus que l Allemagne Nazie (. 5 M contre 3.7 M par an) qui,elle, s en prenait à des étrangers!!!!!!