"Les mouches (1943) et Huis clos (1944) sont deux pièces écrites et jouées pendant l'Occupation, et leurs dates respectives sont éminement signifiantes. Les intentions politiques ont rencontré un public qui n'a pas toujours entendu le message délivré ; et les conditions de la représentation ont pu modifier la signification recherchée, au point de susciter encore aujourd'hui des polémiques sur l'attitude résistante de Sartre. Pour fournir des éléments de réponse, il est nécessaire de repenser la notion de tragique, et d'analyser comment Sartre bouleverse les rapports entre histoire et destin. Le théâtre se trouve dépouillé de ses artifices coutumiers pour présenter l'existence brute et la nudité de l'acte. Les deux pièces montrent ainsi la consience humaine aux prises avec les deux épreuves existentielles : la chair, et autrui. Nous étudierons Les mouches et Huis clos à la fois dans leur parenté et dans leur spécificité : elles mettent en oeuvre des questions auxquelles elles répondent différemment, selon leur contexte historique, et selon l'évolution de la dramaturgie sartrienne. Une étude des liens internes qui unissent les deux oeuvres doit permettre d'y déceler, dans leur usage de l'imaginaire, le projet d'une invention de l'homme par le théâtre." François Noudelmann.
"Huis clos, suivi de Les mouches" deals that we always build characters from ourselves and often give up our choices. But we note that free will is always between lines, pointing out that despite what we lived, we are not only the result of what we choose but also of what we do not choose.
Just be yourself.
To what extent do we remain authentic in the different scenarios in which we live? For example: are we ourselves with our opinions and attitudes when we are in the family, at work or between friends? Or do we really act differently, because of the environment we are in, to avoid conflicts or because of our own fear of losing something?
Maybe because we are afraid or ashamed of what other people might think about ourselves?