"Reflets, échos, se renvoyant à l’infini : j’ai découvert la douceur d’avoir derrière moi un long passé. Je n’ai pas le temps de me le raconter, mais souvent à l’improviste je l’aperçois en transparence au fond du moment présent ; il lui donne sa couleur, sa lumière comme les roches ou les sables se reflètent dans le chatoiement de la mer. Autrefois je me berçais de projets, de promesses ; maintenant, l'ombre des jours défunts veloute mes émotions, mes plaisirs."
Mémoires d’une jeune fille rangée, La force de l’âge, La force des choses… Simone de Beauvoir ne cessa de transcrire, volume après volume, décennie après décennie, l’effet du passage des années. Dans ce court récit, c’est à un âge "discret" que l’écrivain s’attache : son héroïne a soixante ans.
Works of Simone de Beauvoir, French writer, existentialist, and feminist, include The Second Sex in 1949 and The Coming of Age, a study in 1970 of views of different cultures on the old.
Simone de Beauvoir, an author and philosopher, wrote novels, monographs, political and social issues, essays, biographies, and an autobiography. People now best know She Came to Stay and The Mandarins, her metaphysical novels. Her treatise, a foundational contemporary tract, of 1949 detailed analysis of oppression of women.
Simone de Beauvoir nous dresse un portrait tout en finesse d'une femme intellectuelle de renom et de nature très confiante, se retrouvant face à l'âge mûr, malgré elle ; et qui, au bout d'un moment, s'essouffle.
"Tragiquement ma vie se précipite."
Épouse d'un scientifique, André. Mère d'un fils unique, Philippe, prunelle de ses yeux, qui a pris son envol, loin des chemins qu'elle lui a tracés et ne correspondant plus aux aspirations qu'elle avait pour lui. Un fils, élevé dans la certitude de l'avoir mené vers le chemin désiré par lui, et pour lui.
"C'est moi qui ai façonné sa vie. Maintenant j'y assiste du dehors, en témoin distant. C'est le sort commun à toutes les mères."
Débute son bouillonnement intérieur qui fait suite à son refus d'accepter l'autre: son partenaire (qui vieillit de son côté), son fils (qui n'était plus son "petit enfant"), les critiques (sur son dernier livre publié), soi (dans sa propre décadence). C'est difficile de se repositionner socialement et affectivement dans cette vie qui lui échappe, petit à petit.
Cette femme se remet donc en cause, suite à l'effondrement de tout ce en quoi elle croit (l'amour, la jeunesse, le goût à la vie, le pouvoir de la création). C'est surtout une remise en question de sa nouvelle dynamique mère-fils. Une femme, profondément bouleversée par les choix de vie de son fils, et qui se sent niée dans ce qu'elle croyait être sa légitimité de mère, refusant ces nouveaux liens qu'elle aura à tisser avec son fils, adulte.
La porte est ainsi ouverte à d'autres réflexions sur la vie de couple, les malentendus, les quiproquos, ses compétences intellectuelles, ses convictions, l'angoisse de vieillir...
Cette nouvelle est écrite avec une plume d'une fluidité désarçonnante ; par moments, l'écriture est tellement poétique que je me retrouve relisant des passages entiers par pure admiration esthétique. C'est vrai que ce qui fait que je m'investisse à fond dans ce récit est d'ordre personnel ; mais cela n'empêche pas que je vous le recommande vivement. C'est mon premier livre de Simone de Beauvoir, et ce ne sera certainement pas le dernier.
Passages préférés:
"Un couple qui continue parce qu'il a commencé, sans autre raison: était-ce cela que nous étions en train de devenir? [...] Nous nous étions mis à vivre à contretemps."
"Qu'était-ce qu'aimer, pour lui, aujourd'hui? Il tenait à moi comme à une vieille habitude mais je ne lui apportais plus aucune joie."
"Cet instant avait la douceur d'un souvenir et la gaieté d'une promesse."
"Que faire quand le monde s'est décoloré? Il ne reste qu'à tuer le temps."
"Reflets, échos, se renvoyant à l'infini: j'ai découvert la douceur d'avoir derrière moi un long passé. [...] Autrefois je me berçais de projets, de promesses ; maintenant, l'ombre des jours défunts veloute mes émotions, mes plaisirs."
"Je ne pourrais pas vivre sans écrire. [...] Enfant, adolescente, les livres m'ont sauvée du désespoir ; cela m'a persuadée que la culture est la plus haute des valeurs et je n'arrive pas à considérer cette conviction d'un oeil critique."
"Voilà le privilège de la littérature, ai-je dit. Les images se déforment, elles pâlissent. Les mots, on les emporte avec soi."
"M'accoutumerai-je à ce silence, à la sage coulée des jours que ne brisera plus aucun imprévu?"
"Je ne veux pas. Ils appellent l'indulgence, sagesse, cette inertie du coeur: c'est la mort qui s'installe en vous. Pas encore, pas maintenant."
"C'est agréable d'avoir derrière soi un long passé. [...] Il donne de l'épaisseur au présent."
"Ça ne rapproche pas, le téléphone, ça confirme les distances." .
"C'est vrai que l'histoire de l'humanité est belle, a dit André. C'est dommage que celle des hommes soit si triste."
“Entonces el día de la jubilación, que un lapso dos veces tan largo, o casi, como mi vida anterior separaba de mi, me parecía irreal como la muerte misma. Y he aquí que hace un año que ha llegado. He cruzado otras lineas, pero más imprecisas. Esta tiene la rigidez de una trampa de hierro.”
Con esta reflexión inicial, Simone de Beauvoir introduce uno de los temas centrales de La edad de la discreción: el envejecimiento como una ruptura irreversible en la identidad de la protagonista. La jubilación deja de ser una idea lejana para convertirse en una experiencia dolorosa que simboliza la pérdida del prestigio intelectual, de la actividad y de la imagen que la narradora había construido de sí misma. La comparación con “la muerte misma” y la sensación de estar atrapada en “una trampa de hierro” transmiten una profunda angustia existencial y refuerzan el tono melancólico y lúcido del relato. A partir de una experiencia cotidiana, Beauvoir construye una reflexión universal sobre el paso del tiempo, la fragilidad de la identidad y el miedo a enfrentarse a aquello que permanece cuando las antiguas certezas desaparecen.
En La edad de la discreción, esa crisis revela también el peligro de construir una identidad únicamente alrededor del trabajo y del reconocimiento intelectual. La protagonista ha dedicado su vida a la cultura, al pensamiento y al prestigio académico, convirtiendo esos logros en el núcleo de su autoestima y de su manera de entenderse a sí misma. Sin embargo, la llegada de la jubilación desmantela de forma silenciosa esa estructura identitaria: aquello que durante décadas le otorgó valor y sentido deja de ocupar un lugar central en el mundo y, con ello, también se tambalea la imagen que tenía de sí misma. Beauvoir muestra así cómo la vida intelectual o el trabajo, cuando se convierte en el único soporte de la identidad, puede transformarse en una trampa dolorosa, porque obliga a enfrentarse a una pregunta devastadora: ¿qué queda de una persona cuando desaparece aquello que la definía ante los demás y ante sí misma?
A pesar de tener esposo, amigos y una vida aparentemente estable, la protagonista experimenta una profunda sensación de aislamiento y de crisis interior, algo que termina reflejándose también en la relación con su único hijo. La distancia entre ambos surge cuando él decide apartarse libremente del camino académico e intelectual que sus padres habían imaginado para él, eligiendo en cambio una vida más orientada al éxito profesional y material. En este sentido, Simone de Beauvoir no solo explora el vacío existencial de una mujer enfrentada al envejecimiento, sino que también realiza un análisis muy sutil de un matrimonio intelectual y de las tensiones que pueden generarse dentro de una familia construida alrededor de ciertos ideales culturales. La decepción de la narradora nace, en parte, de comprobar que su hijo ha decidido “poner sus opiniones de acuerdo con sus intereses”, renunciando a la independencia intelectual que ella consideraba esencial. Beauvoir sugiere así cómo las expectativas y presiones de unos padres profundamente volcados en la vida intelectual pueden influir en el desarrollo de un hijo que, precisamente para afirmarse a sí mismo, termina rechazando el modelo que intentaron transmitirle.
“No prejuzgar el porvenir. Fácil de decir. Lo veía. Se extendía delante de mí hasta perderse de vista, vacío, desnudo. No más proyectos, no más deseos. No escribiré más. ¿Entonces que haré? Qué vacío en mí, alrededor de mí. Inútil. Los griegos llamaban a sus ancianos abejorros. Abejorro inútil, se dice Hécuba en Las Troyanas. Se trata de mí. Estaba aniquilada. Me preguntaba cómo se logra vivir todavía cuando no se espera nada más de sí."
El relato está escrito en primera persona y destaca por un tono sobrio, reflexivo y melancólico. No suceden grandes acontecimientos externos; el verdadero conflicto ocurre en el interior de la protagonista. Beauvoir privilegia el análisis psicológico sobre la acción, creando una atmósfera íntima y profundamente humana que invita a reflexionar sobre la fragilidad de la identidad.
En conjunto, este texto transmite una sensación de lucidez amarga: las certezas desaparecen, la vida cambia y el individuo debe aprender a convivir con la pérdida sin dejar de buscar sentido. “La discreción” puede entenderse entonces como una aceptación silenciosa del paso del tiempo, una contención emocional y una renuncia parcial a expresar plenamente el dolor al mismo tiempo que simboliza el silencio con el que se ocultan el sufrimiento, la decepción y el miedo al envejecimiento, manteniendo siempre una apariencia de serenidad y equilibrio. El relato muestra cómo, al llegar a cierta etapa de la vida, muchas personas aprenden a esconder sus frustraciones bajo una apariencia tranquila (“Llamaba serenidad a esta indiferencia”) aunque por dentro sigan enfrentándose a sus propias dudas y vacíos.
La edad de la discreción es un relato soberbio, de una lucidez casi dolorosa, precisamente por la manera en que aborda la crisis que supone entrar en una nueva etapa de la vida. Simone de Beauvoir retrata el instante en que la identidad que ha sostenido a una persona durante décadas comienza a tambalearse y pierde la solidez sobre la que parecía construida. La jubilación, el envejecimiento y la pérdida de reconocimiento no aparecen únicamente como cambios externos, sino como amenazas directas contra la propia idea del yo. La protagonista descubre entonces que aquello que le había dado sentido —la certeza de ocupar un lugar en el mundo— ya no basta para sostenerla. Y es ahí donde el relato alcanza toda su profundidad: en la necesidad de encontrar nuevas formas de seguir habitando la vida, otros mecanismos íntimos que permitan mantenerse vivo cuando las antiguas certezas empiezan a desaparecer.
"-¡Usted es tan joven!- agregó. Me lo dicen a menudo y me siento halagada. De pronto la palabra me irritó. Es un cumplido ambiguo que anuncia penosos días futuros. Conservar vitalidad, alegría, presencia de espritu, es permanecer joven. Por lo tanto, la parte que le toca a la vejez es rutina, la morosidad, la chochez. No soy joven, estoy bien conservada, es muy distinto. Bien conservada y quizás acabada."
J'ai accroché à partir de la moitié du livre. Je m'attendais à davantage de questionnements par rapport à l'arrivée d'un âge avancé plutôt qu'un récit axé sur un conflit d'idéologie politique entre une mère et son fils. J'ai l'impression que cela a pris trop de place par rapport au fond.
I appreciate reading the perspective of an older woman but wow, this one was insufferable. She was irrational and destroyed everyone’s mood because of her own insecurities. She’s also controlling and toxic to her son and his wife. She honestly just sounded like a privileged, insecure narcissist the entire time. In the end she’s happy again because her relationship with her husband seems to improve. Quite pathetic.
Was I supposed to sympathize with her? I don’t understand. Regardless, hated this! Almost put me in a reading slump.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Seul sentiment qu'y met resté : c'était sympa mais je m'en fiche un peu des petits soucis familiaux d'une femme de 60 ans qui se plaint pendant tout le livre
Reading this at the local coffee shop hoping the red haired daddy issue ridden feminist sees me making notes and visibly gasping at how terrible our patriarchal society treats old people, especially women.
Beauvoir gives us an old lady (supposedly herself) who is now suffering the plight of age. The world is begin to noticeably escape her. More tragic than this however, is the fact she begins to escape herself.
The physical and psychological changes that occur with age have various consequences. In simply looking as we someday will, a gap starts to form between us and normal productive useful society. You get looked at and treated as if a 6”5 black man was walking through rural China with hello kitty trainers on. You become an ‘Other’
Furthermore, the lived experience of your situation doesn’t even match it up with this fact, that IS known to you. You don’t experience your wrinkles or your body parts sagging. You’re aware they’re there, but these don’t fundamentally change how you experience a cup of coffee. The inevitable acknowledgment of how others view you creates a sense of self-alienation: your existence in the world as a a perceived ‘Other’ and subjective being drift further apart.
Memory fades. Through scenes of viewing old photographs, wanting to revisit x and y, we see this glimpse of her past escaping her. Memory recall, whether emotional, factual or social is necessary for forming an autobiography of oneself, without which you start to lose possession of your own life - ‘un long passé… il donne de l’épaisseur au présent’.
This loss is finally exaggerated by an existential issue of ageing. Not only does the past elude you, but a potential future escapes you too. The idea of tomorrow not being there becomes acceptable and true enough that one can’t ground themselves in a future involving project. As Beauvoir sees it, this grounding into something that proceeds the present is an essential condition of existing meaningfully - ´tragiquement ma vie se précipite’
To put it bleakly, our narrator is trapped in a cage of her own present. Nothing can be done except just exist and wait. No hope for the future. No hand to reach into the past.
This does put her obsession about her son into context. Given these ideas one can understand the frustration and tragedy at losing one of your final influences on the outer world. Your impotence highlighted to you as another woman, who you deem trash, takes control of your son’s future, something which until now was at the whim of your wise crystal ball.
All in all, fascinating stuff on the elderly, however as a novel, meh.
Revue de lecture de la nouvelle "L'âge de discrétion"de Simone de Beauvoir :
C'est une lecture grandiose, que j'ai beaucoup aimée. Le style d'écriture, la finesse de la langue et la poésie qui jalonne le texte sont fascinants. Un récit que je trouve féministe par excellence. Il nous dépeint le portrait d'une femme exceptionnelle dans sa philosophie et 'ordinaire' dans ses sentiments. Je pense que toute femme de son âge peut s’y identifier. La nouvelle commence par cette phrase "Ma montre est-elle arrêtée ? Non, mais les aiguilles n'ont pas l'air de tourner" Tout le récit tourne autour de l’écoulement du temps, de l'âge, de la vieillesse, de la vie et surtout la vie d'une femme soixantenaire. Cet âge est-il âge de discrétion ? La nouvelle est écrite à la première personne, la narratrice nous y fait part des ses réflexions et ses émois. C'est une écrivaine bien connue, engagée politiquement, retraitée depuis un an déjà, Elle se trouve pratiquement à ne rien faire : suivre les mouvements d’une grue dans la rue ou les déplacements d’un insecte d'un lieu à un autre, ou alors à se promener avec nostalgie dans les endroits qu'elle avait fréquentés auparavant avec ses amis…elle s'ennuie, Cette dernière vit le vide, la routine, la solitude et ne fait que flâner tout le temps. Elle, femme optimiste, qui n'admet pas la vieillesse est contrainte à écrire comme toujours , à produire, à créer et à innover car, pense-t-elle, comment quelqu'un peut-il continuer à vivre quand il n'espère plus rien de lui-même? Plus encore, elle se trouve en conflit avec les deux hommes de sa vie : son mari et son fils unique. André, son mari, que plus rien ne passionne, défaitiste, silencieux, n'aimant pas la littérature, manquant de communication et surtout prenant de la distance vis-à-vis d’elle, d’où un certain blocage entre eux qui les sépare et fait que la faille s'agrandit. D'un autre côté ,son fils Philippe qu'elle admire beaucoup ,qu'elle pense avoir façonné à sa guise, l'a éduqué à certains principes et l’a influencé avec ses opinions politiques et sociales, pensant qu'il ne les trahirait jamais. Cependant, ce jeune homme se marie avec Irène, jeune personne snob et qui a mauvaise influence sur lui, selon elle. Celui-ci se détache donc de l'ombre maternelle, la met devant le fait accompli en abandonnant sa thèse et en quittant le pays pour devenir affairiste avec son beau-père. Cette décision de son fils l'a affolée et elle n'arrive pas à lui pardonner pour le changement radical qui s’est opéré en lui. Là, tout bascule, avec tout ces changements et bouleversements dans sa vie, elle commence à se remettre en question, elle partage avec le lecteur ses pensées, ses afflictions et sa façon de voir les choses. Deux conversations qui sont magistrales dans cette pépite : une avec son mari et une autre avec son fils. Deux confrontations que j'ai adorées. D’emblée, texte très riche avec beaucoup de thématiques intéressantes telles que l'âge, la mort, la vieillesse, le conflit des générations, l'engagement politique, l'estime de soi, la création, l'innovation, la vie de couple, l'institution de mariage, le corps et le temps.. Je recommande vivement cette lecture qui est sublime.
Un récit court et tellement clair, sensible et juste. L’écriture est limpide, immensément chargée d’émotions, de subtilité.
C’est l’histoire d’un couple d’une soixantaine d’année qui se sent vieillir et qui éprouve une grande réflexivité sur le temps qui passe, tout en gardant un rapport au monde vivace et engagé. Leurs rapports sont profonds, et on sent qu’ils sont l’un pour l’autre une préoccupation de tous les instants.
On ressent une amertume à la lecture. Une tristesse sourde, celle du crépuscule de la vie.
my introduction to de Beauvoir: beautifully written, heavily underlined little story I can't believe this is the first book I read from the perspective of an aged woman. I have more sympathy for my grandma now. aging has never been a big concern of mine, not because I'm young, but because I find it a merciful let down - to be respected for your loss of potential. to never be expected to one-up your former self. to slowly dilapidate into a corpse until you realise, well, might as well just be one. de Beauvoir is a perfect mix of philosopher, psychologist, and novelist. I loved Andre and the narrator's witty banter. the idea that it's difficult to generate new ideas past a certain age is interesting - would love to get on the neuroscience behind that. the paragraph on the metaphor of rocks and sand showing through the shifting brilliance of the sea has my heart, along with: "that moment possessed the sweet gentleness of a memory and the gaiety of a promise." "...they draw me into their future, on the far side of my own grave." *gagged (on dieting:) "the less I identify myself with my body the more I feel myself required to take care of it." "it was I who moulded his life. now I am watching it form outside, a remote spectator. it is the fate common to all mothers; but who has ever found comfort in saying that hers is the common fate?" "I have known moments that had the pure blaze of a diamond." *gasped "i am not young: I am well preserved," "the pages were soaked through and through with myself--there was a sickening intimacy about it, like the smell of a bedroom in which one has been shut up for too long" *very meta, all too real as a writer "as far as I was concerned life was gradually going to take back everything it had given me: it had already begun doing so." "pictures lose their shape. their colors fade. but words you carry with you." "we had always looked far ahead. should we now have to learn to live a short-term life?" & my favorite quote above all: (when discussing the moonlanding:) "the history of mankind is very fine, true enough," said Andre. "it's a pity that that of men should be so sad." until i can read french, props to de Beauvoir and the translator. I never know which is which.
C’est 100 pages qui m’ont fait ressentir plein de choses, des sentiments positifs comme négatifs, mais c’est surtout c’est 100 pages qui m’ont beaucoup touché ! Le thème abordé est l’âge et même si par moments il peut sembler assez lointain, il en reste la base.
C’est l’histoire d’une protagoniste de 60 ans, avec des opinions, une romance qui bat de l’aile, des ambitions et des réalités qu’elle a du mal à encaisser. J’ai aimé ce personnage pour les fois où elle m'a fâché, j’ai aimé André pour son silence et Philippe pour son courage. Cette famille m’a rappelé à quel point la communication est importante, qu’elle explose ou qu’elle rapproche, il est important de parler à son équipe pour évoluer.
L’art d’écrire et faire face au critique a été l’un de mes sujets favoris. La remise en question et les doute de notre héroïne m’a beaucoup touché. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais on peu décide d’avancer en prenant les remarques qui nous sont importantes. Contrôler tout en sachant lâcher prise au bon moment est compliqué, on remarque bien la charge mentale qui lui pèse avec tous ses problèmes qui la concernent de près ou de loin. Mais l’âge dans tout ça ?
Trop âgé pour créer . Trop tard pour innover ? Pour comprendre et retenir ce qu’on aime . Il n’est jamais trop tard. Tout est une question de choix et de communication.
Lu dans le train, c'est un livre très court donc c'est parfait pour un voyage, ça se lit bien et ça se lit vite. Je l'ai trouvé chez mamie, c'est flavie qui lui a offert une année à Noël, ça m'étonnerait qu'elle l'ais lu mais moi je voulais le lire. J'avais déjà lu le premier tome de la série biographique de Simone de Beauvoir sur ces jeunes années. Et là je viens de lire le dernier tome. J'aime la plume, objectivement c'est beau, elle sait mettre en mot ses émotions et les communiquer au lecteur mais je n'accroche pas trop avec sa vision de la vie. Évidemment, je ne suis ni du même âge ni de la même génération. Elle écrit ce livre à la retraite, elle parle de la vieillesse. Mais elle décrit aussi ses relations avec son entourage et je ma trouve un peu aigrie, elle est en colère contre son fils car il n'a pas suvit le chemin qu'elle a tracé pour lui et qu'il ne pense pas comme elle, elle est en colère contre son mari parce ce qu'il ne l'a défend pas assez dans son entetement ... il y a plusieurs conflits et ressassement chez beauvoir qui me dérange, je n'accroche pas avec le personnage.
J ai beaucoup aimé la reflexion de Simone de Beauvoir dans ce récit. Il y a un élément important c est qu elle décrit aussi la mère de son époux en tant que vieille femme qui contrairement à elle-même vieillit sereinement ; elle ne s imagine pas appelant liberté sa solitude et profitant tranquillement de chaque instant comme sa belle-mère, non car elle a le sentiment d être abandonnée par tous mais aussi d être moins efficace et de ralentir dans la réalisation de ses projets car le temps qu elle voit filer se fait pesanteur. Je dirais qu en résumé chacun détient son propre avenir face au temps qui passe... Positif et serein car on ne peut s y opposer ou seul, aigri et acariâtre car on est révolté de ne pouvoir l'éviter.
Simone nous dépeint le portrait d’une femme lettrée, d’âge mûre, sans doute inspirée d’elle même, qui entre dans une phase critique.
Ce genre de personnage, aux opinions tranchées et souvent intolérantes, est normalement ma hantise. Elle juge tout ce qui ne lui ressemble pas et méprise les idéaux qui diffèrent des siens.
Pourtant, ce n’est pas que cela. Cette femme traverse un véritable ouragan, tant au niveau personnel que professionnel. Progressivement des failles apparaissent, des questionnements émergent. Peut-être le début d’une remise en question ?
Pour beaucoup de lecteurs, ce livre manque de questionnement, d’évolution, ce que j’entends. Mais je pense à vrai dire que cela fait toute la justesse du roman. Changer, surtout à partir d’un certain âge, est un processus long, difficile et bien souvent inachevé.
Pour ma part, malgré un début lent, ce livre a été une très bonne lecture.
Quel magnifique essai sur l’acceptation de la vieillesse. La sentir arriver, sentir son corps diminué et apprendre à se résigner. Apprendre à faire du mieux qu’on peut avec un état physique et mental en train de régresser.
On a vraiment l’impression de se projeter dans le corps de cette dame de soixante ans, et plus on le lit vite plus on réalise la chance que l’on a d’être plein de “stamina”[comme les italiens disent si bien].
J’ai bien aimé le livre. L’écriture est étonnamment assez simple à lire, le personnage principal est intéressant. Mais je crois que je suis trop jeune pour lire ce livre ? J’ai l’impression que ce livre s’adresse plus aux personnages d’un certains âge et se posant des questions sur leur jeunesse. Ce qui n’est absolument pas mon cas.
J’ai apprécié cette lecture. Ces 100 pages nous permettent d’entrevoir la façon dont l’héroïne ressent le temps qui passe maintenant qu’elle est âgée de 60 ans. J’ai été touchée par son désarroi et son sentiment d’impuissance, d’inutilité, quand elle constate que ses proches ont l’air d'accepter cette finalité, qu’elle est la seule à ne pas vouloir —ou pouvoir— aller de l’avant.
« Sur ma table, les fichiers, le papier blanc m’invitaient à travailler, mais les mots qui dansaient dans ma tête m’empêchaient de me concentrer. » « Mais il y’a des choses que j’ignore, que je veux savoir. Juste pour les savoir. »
Une lecture fort agréable, courte et fluide qui explore de nombreux thèmes tels que l’amour et l’estime, à travers le temps (perso et avec autrui).
It was interesting to see the life and concerns of a (fictional) academic couple around retirement age. That's not a typical point of view for fiction, but it was relevant and believable.