Les dessins animés sont le miroir de notre innocence rêvée. Un jour, l’œuvre de Walt Disney a prétendu en incarner le canon. Mais il s’agissait d’un canon trompeur, dissimulant sous les atours de l’innocence la violence d’une tentative de prise d’âme. Cette prise d’âme a-t-elle réussi – ou bien, au contraire, a-t-elle échoué ? Sommes-nous parvenus à nous débarrasser des rêves totalitaires de Disney – ou bien sommes-nous encore sous leur emprise ? De Mickey à Donald, et de Donald à Picsou, l’histoire de Disney est l’histoire de cette question. Autant dire : l’histoire du XX e siècle.
5: Exceptionnel, change une vie 4: Très bon, se démarque parmi la compétition 3: Bon, demeure une expérience intéressante 2: Faible, mieux vaut éviter 1: Horrible, à éviter à tout prix
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Je pourrais m'étaler de long en large au sujet de cet essai: L'assassinat de Mickey Mouse: Trois essais en Disneylogie, mais je resterai concis.
L'auteur ne semble pas faire la distinction entre "analyse" et "jugement".
Si dans un premier temps, on doit se farcir un bouillon de catho-réactionnisme, dans le troisième essai, on a droit à l'utilisation de la bite de Donald Duck pour illustrer le tabou "de la mort et du sexe" dans les BD pour gosses.
Un coup parti, il aurait aussi pu parler des exécutions extra-judiciaires, de l'apostasie, des vivisections des années 1970s ou des diarrhées liquides.
2 étoiles pour les références à Adorno et Pacôme Thiellement. Pour le reste, rien à signaler.