Gabriel Robichaud propose un troisième recueil de poésie dont le titre est bien sûr un clin d’oeil et un hommage au classique Acadie Rock de Guy Arsenault. Le poète-comédien nous amène faire un « tour de l’Acadie » hors du commun et c’est un plaisir de prendre place dans le siège du passager et de laisser défiler le territoire sous nos yeux amusés. Parce que l’autodérision guette à chaque détour avec, en fin de parcours, l’arrivée d’un manifeste clamant haut et fort une identité sans équivoque.
Magnifique recueil de poésie avec deux finales extraordinaires, une première sur la langue acadienne et une deuxième en forme de manifeste, « Manifeste diasporeux », puissant hommage à la survivance acadienne et à sa créativité. Et une lucidité qui donne envie de sauter dans son char pis de rouler plein est. « Y’a trop de bouts du monde Pour m’imaginer rendu Au bout de toi »
J'ai dévoré cette oeuvre en moins d'une heure! Tellement bien écrit, un voyage à travers l'Acadie avec des clins d'oeils à chaque région. Merci Gabriel pour cette vision de notre chez nous!
Il faut connaître les références pour bien comprendre la plupart des poèmes, mais ce n'est pas entièrement une mauvaise chose. L'on pourrait le voir comme étant une collection des messages (poèmes) adressés aux personnes acadiennes - quelque chose de spécial que surtout cette population comprendra. Tout compte fait, ceci est une oeuvre engagée et elle est une source de grande réflexion.
J’ai probablement compris le 1/3 des références de ce recueil, mais c’était incroyable quand même! On sent un réel sentiment de fierté et d’appartenance qui pourrait facilement être transposé (avec un changement de références) à plusieurs des peuples francophones du Canada (et d’ailleurs). Là est la beauté : on peut toutes et tous comprendre le fort sentiment d’appartenance à une culture, une langue, une nation.
J’ai adoré les figures de style, le manifeste à la fin et les tournures de phrase du genre : « Antonine Maillet n’a pas fait la Sagouine, c’est la Sagouine qui a fait Antonine Maillet. »
J’ai aussi eu la chance d’écouter l’auteur lire ses poèmes, et j’ai adoré pouvoir entendre les mots, les phrases, avec l’accent acadien.
J'ai quand même apprécié cet ouvrage qui nous fait découvrir l'Acadie au volant d'une voiture. Il aurait été intéressant d'écouter la version audio avec une carte des provinces afin de suivre le trajet décrit par l'auteur.
J'ai moins aimé la dernière partie, "à cause des" centaines de locutions "à cause que" qui commençaient les phrases. Pour ma part, cette forte répétition a malheureusement freiné mon écoute.
C'est loin Je l'entends souvent T'en fais de la route Ça te prend combien de temps
Je comprends Quand tu pars de l'autre province Quand tu pars de la capitale Quand tu pars de la métropole Quand tu pars de l'Ouest Quand tu pars des États Quand tu vois ça de l'autre continent
Puis c'est vrai Que c'est loin Je veux dire Quand tu prends la route Le temps De venir
C'est loin Au début Puis tu pars Puis tu vas Pis tu roules
Pis t'arrives là où D'un coup Ça devient Chez nous
Un livre que j’ai adoré! Il nous fait voyager en Acadie hors des sentiers touristiques. L’auteur nous offre pleins de références (connues et moins connues) qui nous permettent de découvrir l’Acadie d’un angle différent. À plusieurs reprises j’ai dû aller googler certains noms. Un livre vraiment riche en culture.
J’ai vraiment apprécié la partie sur la langue française. En revanche, comme la plus grande partie est consacrée au trajet en voiture, que je n’ai pas trouvé intéressant, je n’ai pas suffisamment apprécié l’ensemble. Les passages avec des mots répétitifs m’ont également dérangé.
Un road trip poétique qui donne le goût de partir sur les routes acadiennes sans s'imposer une date de retour. Je dirais que ça a changé (ou peut-être que ç'a recréé) l'imaginaire que je m'étais fait de nos maritimes francophones. Restera plus qu'à aller explorer tout ça par moi-même.
"À cause que si l'Acadie n'était pas sujet à poème, l'Acadie ne serait pas [...] À cause que l'Acadie est une freak de l'histoire, celle qui s'en est tirée."
4,5 - Un voyage poétique, où l’auteur nous transporte dans son Acadie. J’ai découvert une très belle plume et le fait qu’il raconte lui-même son texte donne une authenticité à l’écoute.