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Trois petits drames pour marionnettes: Intérieur, Alladine et Palomides, La Mort de Tintagiles (Espace Nord t. 308)

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Un vieillard et un étranger observent à distance le bonheur d’une famille et tardent à leur annoncer la mauvaise nouvelle dont ils sont porteurs. Alladine et Palomides tombent amoureux, enfermés dans les souterrains d’un château. Ygraine se révolte et tente de soustraire le petit Tintagiles à l’emprise d’une reine invisible. Maeterlinck publie en 1894 ces Trois petits drames pour marionnettes, triptyque qui remet génialement en cause les conventions dramatiques de son temps. Sa dramaturgie fait le lien entre l’imagination du spectateur et les zones énigmatiques que suggère le texte. Car seul ce non­dit, le «drame de l’existence elle­même », importe à Maeterlinck.

267 pages, Kindle Edition

First published January 1, 1894

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About the author

Maurice Maeterlinck

1,257 books297 followers
Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck (also called Count Maeterlinck from 1932) was a Belgian playwright, poet, and essayist who was a Fleming, but wrote in French.

He was awarded the Nobel Prize in Literature in 1911 "in appreciation of his many-sided literary activities, and especially of his dramatic works, which are distinguished by a wealth of imagination and by a poetic fancy, which reveals, sometimes in the guise of a fairy tale, a deep inspiration, while in a mysterious way they appeal to the readers' own feelings and stimulate their imaginations".

The main themes in his work are death and the meaning of life. His plays form an important part of the Symbolist movement.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
December 30, 2018
Ces "trois petits drames" d'humble apparence sont au coeur du premier théâtre de Maeterlinck, aujourd'hui le plus joué, le plus étudié, le plus influent, et de fait ils constituent une lecture d'une grande richesse. Si l'auteur les a destinés à un théâtre de marionnettes, c'est de peur que l'incarnation ne nuise au poème, que la personnalité, l'âme de l'acteur, ne fasse écran entre celle du personnage et le public. Cette délicatesse un peu surjouée, puisque Lugné-Poé a créé "Intérieur" sans attendre et sans protestation de l'auteur, est pleine de sens et j'y reviendrai.
Présentons les trois drames : deux "pièces à princesses", comme disait Maeterlinck lui-même, encadrent "Intérieur", qui présente un monde plus humble (et que je connaissais déjà). Le chevalier Palomides, fiancé à Astolaine, fille du roi Ablamore, tombe amoureux d'Alladine, une jeune fille dont le statut à la cour est, comme le sien, mal déterminé ("Alladine et Palomides"). Deux étrangers hésitent à annoncer à une famille heureuse la mort de l'un de ses membres, cependant que le cortège funèbre approche ("Intérieur"). Un jeune enfant retrouve ses soeurs au château d'une aïeule mystérieuse qui semble lui vouloir du mal (… et lui en fera, d'où le titre, "La Mort de Tintagiles").
On retrouve l'étonnante dramaturgie de Maeterlinck, remplie de non-dits et d'ellipses, les épisodes les plus cruciaux pouvant aussi bien survenir entre deux actes — et d'ailleurs, lors d'une révision, il n'hésita pas à couper un acte entier de "Tintagiles". On retrouve aussi ses dialogues poétiques, mesurés syllabe par syllabe, dont le lyrisme masque un abondant sous-texte : là encore, ce qui est tu compte autant que ce qui est dit. Et le plus étonnant est bien que ces pièces sont organisées comme des dispositifs destinés à faire ressentir l'invisible. Maeterlinck demande un théâtre de marionnettes, mais bien un théâtre tout de même. Or le théâtre, étymologiquement, c'est le lieu où l'on voit, et Maeterlinck propose d'en faire un lieu où l'on sent sans voir, déplacement qui correspond presque exactement à celui qui substitue les marionnettes aux acteurs.
Dans "Intérieur", dont le dispositif proposé par les didascalies est sans doute le plus complexe, on observe d'un jardin une maison dont on aperçoit les occupants sans les entendre : le moment le plus dramatique sera observé par les fenêtres, on aura l'image mais pas le son. Au contraire, dans les deux autres pièces, on a le son mais pas l'image du dénouement : soit que le décor représente un corridor tandis que le drame a lieu dans des chambres dont la porte est fermée ("Alladine et Palomides") soit qu'à deux reprises consécutives nous soyons dans un autre corridor avec un ou des personnages tandis que le drame se déroule, à nouveau, de l'autre côté de la porte ("La Mort de Tintagiles"). Ce jeu pré-cinématographique sur le hors-champ est la très grande audace de Maeterlinck, qui obstinément refuse de tout dire, tout représenter, tout montrer, pour faire deviner ce qui relève, selon sa métaphysique, de l'âme. La reine monstrueuse de "Tintagiles" est évidemment le comble de cet invisible, sur le versant le plus inquiétant : celui d'une fatalité dévoratrice.
La délicatesse, la fragilité de l'âme jetée dans un monde rude et grossier : c'est un thème obsessionnel du Maeterlinck de ces années. Dans ces "trois petits drames" il se complique en raison de la présence remarquable de personnages agissants, voire révoltés. Alors que le personnage le plus moteur dans "Pelléas et Mélisande", Golaud, n'aboutit qu'au saccage, ici ce sont des femmes qui agissent. Dans "Intérieur" une Marthe, évangéliquement opposée à une Marie plus contemplative, est la première à réagir concrètement à la mort de la jeune fille. Dans "Tintagiles", Ygraine, soeur du petit garçon, tente l'impossible pour le sauver. Dans "Alladine et Palomides", dont l'auteur craignait qu'il ne s'agît d'une redite de "Pelléas", Astolaine se sacrifie pour le bonheur de ceux qui, peut-être, n'y aspirent même pas, mais s'impose au lecteur comme une figure lumineuse et énergique qui contraste avec l'amor fati dont témoignent les personnages titres.
417 reviews7 followers
June 21, 2021
Comme toujours chez Maeterlinck, une grande beauté dans les symboles et leur mystère.
Le sens n'est pas toujours clair et mais un mystère poétique et empreint de sacralité imprègne tout le texte.
En revanche, j'ai un peu l'impression que le dramaturge raconte toujours la même histoire d'adultère ambigu car la relation illégitime est souvent aussi habitée par une quête d'un absolu et d'une pureté qui l'éloigne de la laideur de la tromperie et des caprices du désir. Souvenir de Lancelot et Guenièvre, Tristan et Iseut et autres couples courtois sans doute mais le sens propre de ce motif chez Maeterlinck me reste encore en partie opaque.
Profile Image for Eliška.
188 reviews37 followers
March 30, 2020
Alladine et Palomides 4*
Intérieur 5*
La Mort de Tintagiles 5*

Krátká dramata s výsostným budováním napětí a silných pocitů úzkosti. O smrti, o duši, o blízkých rodinných a jiných vazbách. Je v tom dost beznaděje, bezmoci nad vlastním či cizím osudem. O něčem blízkém, milovaném, vzácném, co nám protéká mezi prsty, aniž bychom to byli schopni zastavit, a je to o to horší, že tomu musíme přihlížet. Je to srdcervoucí, nervy drásající, temné a bezvýchodné. Povím vám, že Maeterlinck je pěknej depkař…
Profile Image for Pieter Mannaerts.
72 reviews
September 11, 2020
This volume invites you to discover the symbolistic universe of the author of "Pelléas et Mélisande". The three plays published here together - just as they were originally, as well - are products of their time: sometimes the symbolism is too explicit, then again to settings or dialogues are too artificial to appeal a 100%, the texts may seem too long-winded at times. But if you take the small effort to read through that, they still are very enjoyable.
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