Je me retrouve assise avec le cul entre deux chaises avec ce court roman (moins de 200 pages)
Déjà c'est écrit à la première personne, en soi ça ne me dérange pas mais là, j'avoue que le basculement incessant entre le mec soit disant " con et cynique" et ses introspections de perpétuel chouineur, ont fait que j'ai mis un peu de temps à entrer dans l'histoire.
On m'avait vendu le héro comme un connard fini mais en fait, il a juste un sale foutu caractère (même si son analyse acide de notre société reste jouissive). J'ai lu des romans où le héro était vraiment odieux, cynique et pédant et ça n'a rien à voir. Surtout qu'il va basculer de l'obscurité à la lumière très (trop ? ) vite.
Ensuite cette histoire d'amour qui tombe littéralement comme une perruque dans la soupe qui est plus est, close en deux courts chapitres.
Le mec est hétéro, cavaleur, fantasme sur une meuf qu'il "imagine" tout le roman et paf, un tango et un rendez-vous plus tard, c'est emballé.
Le mec (soi-disant) odieux qui en une rencontre va devenir un gros nounours, ça pouvait encore passer mais la fin... bof quoi.
Une belle amitié aurait pu suffire, je n'ai pas très bien compris la nécessité de faire virer ça en love story surtout aussi abruptement.
Cul entre deux chaises parce que malgré ça, je l'ai lu d'une traite sans avoir envie de le refermer avant la fin.
C'est très bien écrit et on se laisse embarquer par ce presque quarantenaire qui se fait chier et sa rencontre avec son lumineux nouveau voisin, récent divorcé et père d'un petit garçon de 5 ans. C'est enlevé, rempli de personnages secondaires attachants et il y a de très jolis passages (notamment la balade sur la côte bordelaise). Leur amitié est touchante.
Une chouette lecture qui malgré tout me laisse sur ma faim. Il manquait quelques chapitres mais ça reste un ressenti tout personnel.